Mark Neveldine et Brian Taylor pour Gamer: «Gerard Butler a failli être Chev Chelios»
Publié le: 1 septembre 2009 à 3:56 (Dernière mise à jour: 4 septembre 2009 - 5:24)
Gamer, thriller futuriste de Mark Neveldine et Brian Taylor met en vedette Gerard Butler, Michael C. Hall, Milo Ventimiglia, John Leguizamo, Alison Lohman et Kyra Sedgwick. En entrevue, les deux réalisateurs et scénaristes du film expliquent leur démarche.
Brian Taylor à gauche et Mark Neveldine à droite
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Gamer (notre dossier – notre critique) prend l’affiche au Québec et en Amérique du Nord le 4 septembre prochain et déboule dans les salles obscures françaises le 9 septembre. Le film, dont le scénario a été écrit par Mark Neveldine et Brian Taylor, les deux réalisateurs, raconte l’histoire de Kable (Gerard Butler), une superstar et le héros de Slayers, un MMO dans lequel des joueurs contrôlent les humains du jeu. La bande-annonce en version originale se trouve ci-contre, à droite. De plus, vous pouvez également visionner deux extraits vidéo du film Gamer. N’hésitez pas à utiliser la fonction “embed” du trailer et des extraits du film, qui sont également présentés en version originale.
Pourquoi avoir choisi Gerard Butler pour le rôle principal de Gamer?
Brian Taylor: Nous connaissons Gerard depuis des années. En fait, il a failli être Chev Chelios dans la franchise des films Crank. Ça faisait longtemps que nous avions envie de travailler avec lui et il est l’un des acteurs de films d’action les plus importants du moment. Il n’y a pas beaucoup d’acteurs comme lui, capables de montrer, à l’écran, ce côté très physique, très viril.
Mark Neveldine: 300 a été un tel succès! Vous savez, même si nous le connaissons et que nous sommes tous trois amis depuis longtemps, nous ne pensions jamais l’avoir pour Gamer. Nous étions persuadés qu’il avait d’autres projets, mais il a adoré le scénario, la folie de l’idée de départ et le message du film. Et quand nous avons appris qu’il tiendrait le rôle principal dans Gamer, nous avons su que nous tenions le film.
Et le choix de Michael C. Hall s’est fait comment?
Mark Neveldine: Quand nous étions en train d’écrire le personnage de Ken Castle, nous regardions Dexter! Et nous avons tout de suite pensé à lui, c’était une évidence pour nous qu’il fallait qu’il tienne ce rôle.
Brian Taylor: Je n’avais pas vu Six Feet Under, je ne connaissais Michael C. Hall que par son rôle dans Dexter. Nous voulions absolument qu’il incarne Ken Castle tellement il était parfait pour le personnage. Quand nous l’avons rencontré pour la première fois, ce n’est pas Michael C. Hall que j’ai vu, c’est Dexter; c’était un sentiment très étrange.
Mark Neveldine: J’étais très nerveux lors de ce premier rendez-vous. Et je lui ai d’ailleurs demandé son autographe quand il est arrivé dans les bureaux des studios!
Amber Valletta tient le rôle d’Angie. Comment l’avez-vous choisie?
Brian Taylor: Amber est un ange. Elle était parfaite pour le personnage. Ses yeux reflètent toute son âme et c’est ce que nous voulions pour ce rôle. On lui demandait, dans Gamer, de faire quelque chose d’assez compliqué: comme elle est contrôlée, elle joue deux rôles en même temps. D’un côté, elle joue le personnage que le joueur qui la contrôle veut voir et, de l’autre côté, elle incarne la ‘vraie’ Angie, celle qui a une vie derrière tout ça. Nous n’avions donc pas seulement besoin d’une belle actrice, mais de quelqu’un qui serait capable de transmettre des émotions et des sentiments à travers son regard.
Mark Neveldine: Elle est un peu comme une poupée, mais il fallait absolument que le public soit capable de voir plus loin que ça, et qu’Amber puisse montrer la profondeur de son personnage. Il fallait aussi qu’on voit sa vulnérabilité, et c’est quelque chose qu’elle a saisi dès la première audition.
Et Ludacris?
Mark Neveldine: Nous l’avons rencontré deux ou trois mois après la sortie de Crank, et nous avons été très surpris – et ravis – que ce soit lui qui demande le rendez-vous. Il nous a dit carrément: «Je veux que vous m’écriviez un rôle. Gardez-moi en tête et pensez à moi. Pensez à un personnage que je pourrais jouer.» Du coup, nous avons écrit le personnage de Humanz pour lui.
Vous avez un casting peu commun pour Gamer. Était-ce une volonté de votre part?
Brian Taylor: Ça a été amusant de choisir autant d’acteurs différents pour incarner les personnages de Gamer. Nous avons aussi beaucoup aimé le fait de les caster dans des rôles qui ne leur sont pas habituels. Dans le cas de Milo Ventimiglia par exemple, il est connu pour son personnage dans Heroes, ce mec très propre sur lui, noble, un héros plus grand que nature. Et nous, dans Gamer, nous lui faisons faire de ces choses! Mais il a adoré l’expérience. Il a vraiment apprécié de se mettre dans la peau d’un personnage complètement malade et de faire des trucs auxquels personne ne s’attend. Et ça a été un peu la même chose pour Kyra Sedgwick, qui s’est beaucoup amusée sur le plateau de tournage. Tous les acteurs à qui nous avons donné un rôle dans Gamer incarnent des personnages complètement différents de ce qu’ils ont l’habitude de faire.
Mark Neveldine: Le fait d’avoir des acteurs de ce calibre nous a aussi permis de nous dépasser, de pousser l’histoire à son maximum.
Comment avez-vous conçu les décors de Gamer?
Mark Neveldine: Nous n’avions pas beaucoup d’argent… mais nous avions le meilleur professionnel pour construire les plateaux: Jerry Fleming, avec qui nous avions travaillé pendant le premier Crank ainsi que Pathology. C’est un mec qui peut n’avoir que cinq dollars et donner l’impression qu’il en a dépensé 5000! Dans Gamer, nous voulions créer cet univers qui se situe dans un futur très proche. Ce faisant, nous nous sommes demandé jusqu’où nous voulions aller en termes de technologie et d’effets spéciaux. Si on regarde New York, honnêtement, la ville aura-t-elle tant changé que cela dans cinquante ans? Nous avons donc décidé de nous concentrer sur les petits détails.
Brian Taylor: Nous ne croyons pas aux voitures volantes ou à ce que l’on pourrait appeler «la ville du futur». New York est telle que vous pouvez la voir aujourd’hui, mais nous avons amplifié certaines choses. Un concept auquel nous tenions était de tourner – et de montrer à l’écran – de vrais endroits en leur donnant une utilisation autre. Au lieu de construire une prison futuriste, par exemple, nous avons tourné les séquences dans une mine de gypse désaffectée.
Pourquoi avoir utilisé des caméras RED?
Brian Taylor: Ce sont des caméras extrêmement légères, qui permettent d’obtenir des images de qualité IMAX. De plus, le film est enregistré sur de toutes petites cartes Flash, comme celles que l’on trouve dans ces caméscopes. C’est une technologie impressionnante et nous avons servi de beta testers pour ces caméras pendant le tournage. Gamer est d’ailleurs la première grosse production à avoir été filmée avec des caméras RED.
Mark Neveldine: En plus, elles sont suffisamment légères pour nous permettre de tourner de la manière un peu folle qui est la nôtre. Nous avons donc pu filmer des scènes en étant sur des patins à roulette, dans un hélicoptère, etc. C’est donc beaucoup plus sécuritaire que d’avoir d’énormes caméras qui pèsent 30 kilos!
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