Le vapotage, longtemps perçu comme une alternative plus « douce » à la cigarette traditionnelle, fait désormais l’objet d’un encadrement strict. En 2025, la législation française a tranché : non, on ne peut pas vapoter partout. Et attention, méconnaître les règles peut entraîner des amendes salées. Où peut-on encore utiliser sa cigarette électronique en toute légalité ? Dans quels lieux le vapotage est-il formellement interdit ? Et quelles sont les sanctions en cas d’infraction ? Voici un tour d’horizon complet pour vapoter en toute tranquillité… ou éviter une mauvaise surprise.
Sommaire :
Les lieux où vapoter est strictement interdit
Depuis l’entrée en vigueur du décret n° 2017-633, les espaces interdits au vapotage se sont multipliés. Ces interdictions visent principalement à protéger les non-fumeurs, et en particulier les mineurs.
Les établissements accueillant des mineurs
La règle est claire : il est strictement interdit de vapoter dans tous les lieux liés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs. Cela inclut :
- Les écoles, collèges, lycées, universités
- Les centres de formation des apprentis (CFA)
- Les établissements sportifs pour mineurs
Même les cours de récréation et les zones extérieures de ces établissements sont concernées. Les contrevenants s’exposent à une amende de 150 €.
Les transports collectifs fermés
Dans le métro, le train, les bus ou encore les avions, vapoter est interdit. Ces lieux fermés sont assimilés aux espaces non-fumeurs, pour éviter toute gêne aux autres passagers et protéger les plus vulnérables.
Les espaces de travail collectifs
Les bureaux partagés, les open-spaces ou tout autre poste de travail collectif fermé sont concernés par l’interdiction. Même si aucune interaction directe n’a lieu, le simple fait de vapoter dans un tel espace est passible d’une amende allant jusqu’à 150 € pour le salarié.
Les zones où l’interdiction dépend du bon vouloir du responsable
Dans d’autres lieux comme ici, la loi laisse une marge de manœuvre aux propriétaires ou responsables d’établissement. Ils peuvent interdire le vapotage via le règlement intérieur.
Restaurants, cafés, hôtels et bars
Dans ces lieux, l’interdiction n’est pas automatique. Elle dépend du choix du gérant. Cependant, la tendance est à la restriction, notamment pour ne pas déranger les autres clients ou déclencher les détecteurs de fumée. Dans certains hôtels, le vapotage dans la chambre peut entraîner des frais supplémentaires (jusqu’à 150 €) ou même la facturation d’une nuit entière supplémentaire.
Bureaux individuels
Le décret ne tranche pas clairement. Si vous êtes seul dans votre bureau, vous pouvez, en théorie, vapoter. Mais mieux vaut demander confirmation au service RH ou consulter le règlement intérieur. Le respect du voisinage et des règles d’hygiène reste essentiel.
Vapoter à l’extérieur : liberté sous conditions
Bonne nouvelle pour les vapoteurs : en extérieur, le vapotage reste en général autorisé. Mais il existe des exceptions notables.
Parcs pour enfants et zones sensibles
Dans les aires de jeux ou aux abords des établissements scolaires, certaines municipalités peuvent restreindre le vapotage via des arrêtés locaux. Un panneau d’interdiction en place suffit pour que l’amende s’applique.
Vapoter en voiture
Vous êtes dans votre voiture, donc c’est privé ? Pas tout à fait. Vapoter au volant peut être sanctionné si cela nuit à votre concentration ou à la tenue du volant. Et si un mineur est présent dans l’habitacle, le vapotage est interdit. La verbalisation dépend du jugement des forces de l’ordre.
Les sanctions encourues
La loi ne plaisante pas avec les infractions liées au vapotage.
Sanctions pour l’usager
En cas de vapotage dans un lieu interdit, l’usager risque une amende de 150 €. Dans certains cas mineurs (contraventions de 1re classe), l’amende peut être de 35 €, mais cela reste rare.
Sanctions pour le responsable des lieux
Si le responsable n’installe pas la signalisation obligatoire, il s’expose à une amende de 450 €. L’employeur est également tenu à un devoir de prévention et d’information auprès de ses salariés.
Qui peut faire respecter la loi ?
Plusieurs organismes peuvent constater les infractions et engager des poursuites :
- Inspection du travail : agents habilités à dresser un procès-verbal
- DGCCRF : contrôle de la composition, des ventes et de la publicité des produits de vapotage
- Associations agréées : certaines associations de consommateurs ou anti-tabac peuvent se porter partie civile
- Policiers et gendarmes : peuvent verbaliser sur place
Et les « puffs », ces cigarettes jetables ?
Depuis 2025, la France a franchi un nouveau cap : les cigarettes électroniques jetables, aussi appelées puffs, sont totalement interdites à la vente et à la distribution. Cette décision vise à limiter l’accès des jeunes à ces produits très attractifs, souvent aromatisés.
Le non-respect de cette interdiction peut entraîner une amende de 100 000 € pour les contrevenants.
Le bon sens avant tout : les règles de savoir-vaper
La loi n’interdit pas tout, mais un minimum de courtoisie est toujours attendu :
- Demandez l’autorisation avant de vapoter dans un lieu privé
- Évitez de vapoter dans les files d’attente ou en présence d’enfants
- Utilisez des e-liquides peu odorants en public
Respecter votre entourage, c’est aussi préserver la liberté de vapoter sans contrainte.
Conclusion : en 2025, vapoter n’est pas un droit absolu
Le cadre juridique autour du vapotage s’est considérablement renforcé ces dernières années. En 2025, vapoter en public est toujours possible, mais dans des conditions bien définies. Avant de sortir votre cigarette électronique, posez-vous cette question simple : suis-je dans un lieu collectif fermé ou en présence de mineurs ? Si oui, abstenez-vous. Et dans le doute, demandez toujours l’autorisation.
Car en matière de vape, la prudence et le respect des autres restent vos meilleurs alliés.
Pour en savoir sur la réglementation, consultez : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35111