[Critique] Brooklyn’s Finest: du plomb dans l’aile
Publié le: 5 mars 2010 à 6:40 (Dernière mise à jour: 5 mars 2010 - 6:40)
Antoine Fuqua dirige Ethan Hawke, Richard Gere, Don Cheadle et Wesley Snipes dans Brooklyn’s Finest. Et cette histoire de trois policiers new-yorkais prend l’affiche aujourd’hui. En voici notre critique.
Richard Gere et Ethan Hawke dans Brooklyn’s Finest
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Après Training Day, Antoine Fuqua a décidé de repasser derrière la caméra pour mettre en scène une autre histoire de flics corrompus. Brooklyn’s Finest, qui met en vedette Ethan Hawke, Richard Gere, Don Cheadle et Wesley Snipes sort dans les salles du Québec et d’Amérique du Nord aujourd’hui.
Écrit par Michael C. Martin dans l’espoir de remporter un concours pour s’acheter une voiture, le scénario de Brooklyn’s Finest a ensuite été remarqué par un producteur, qui a décidé de le porter au grand écran. La vie de trois policiers de l’un des secteurs les plus durs de Brooklyn s’y entremêlent, avec, en toile de fond, un examen des conditions de vie dans ce quartier sordide.
Sal Procida (Ethan Hawke) est un policier aux abois. Avec ses quatre enfants, plus l’arrivée imminente de jumeaux, et une maison insalubre, son rêve est de pourvoir aux besoins des siens. Malheureusement, ce n’est pas avec son salaire de 20 000 $ qu’il va pouvoir leur payer une maison dans laquelle tous les enfants auront enfin leur chambre.
Eddie Dugan (Richard Gere) est à sept jours de la retraite. Après 22 ans de bons et loyaux services, ce flic alcoolique a décidé que, pour rester en vie, il fallait qu’il évite de prendre des risques inconsidérés. Mais ses supérieurs lui refilent une nouvelle recrue à former.
Clarence Butler (Don Cheadle) travaille, lui, dans la division de lutte contre le trafic de drogue. Il se fait donc passer pour un dealer afin de démanteler un réseau. Mais les années d’infiltration commencent à se faire sentir et il veut absolument que ses supérieurs le transfèrent.
Ce décor planté, le reste n’est que l’examen d’une semaine de la vie de ces trois personnages principaux. Sans complaisance, Antoine Fuqua montre la dure réalité de ces policiers. Pas d’espoir de s’échapper, pas de possibilité d’améliorer sa vie. Le jeu de Ethan Hawke, Richard Gere, Don Cheadle et Wesley Snipes (qui fait une apparition en malfrat) est très bon, rien à redire non plus du travail du réalisateur. Mais il manque à Brooklyn’s Finest un je-ne-sais-quoi qui nous ferait ressentir une émotion – n’importe laquelle – pour ces personnages.
En bref, le scénario est trop lent pour ce genre de films. Et, au bout d’une demi-heure, on a, comme les protagonistes, la désagréable impression d’être condamné à subir les événements. Et c’est d’autant plus malheureux que la psychologie des personnages est habilement étudiée. On attend donc la sortie de ce titre en format DVD.
Cote: 








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