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À ne pas manquer: Eclipse, The Pink Floyd Story au Métropolis

Benoit Bisson
Publié le: 5 février 2010 à 17:08 (Dernière mise à jour: 7 février 2010 - 1:14)

C’est demain soir, 6 février, que les fans de Pink Floyd auront l’occasion de voir un spectacle qui leur fera revivre tous les grands moments de la carrière du groupe légendaire sur la scène du Métropolis.

Tous les fans de Floyd vous le diront: un show de Floyd, c’est la musique de Roger Waters, Nick Mason, Richard Wright, Syd Barrett et David Gilmour, certes, mais aussi tout un univers visuel qui faisait de chaque spectacle un événement unique, grandiose. Je ne ferai pas ici de dissertation sur l’apport de Barrett et son départ du groupe, ni sur tout ce qui a pu être dit ou écrit relativement aux différences entre Waters ou Gilmour. Par contre, je dirai que leur génie musical, tout comme celui de Wright – trop souvent passé sous silence – nous a laissé un héritage musical qui a marqué et continue de marquer et d’influencer de nombreux autres artistes. Il en est de même pour leur remarquable sens du spectacle.

J’ai eu le plaisir d’interviewer récemment Chris De Zordo, un membre du groupe qui présentera demain le spectacle Eclipse, The Pink Floyd Story au Métropolis. La première question, inévitable selon moi: comment peut-on avoir le culot de décider de faire un spectacle dans lequel on interprète les pièces de Pink Floyd?

C.D.Z.: «Autant j’ai aimé le groupe, je n’ai jamais eu le feeling que l’on ne pouvait pas interpréter leurs pièces. Au début, ils étaient underground, et même s’ils sont devenus très connus et qu’ils ont fait d’énormes tournées, il gardent toujours, pour moi, un certain aspect underground. Nous, le groupe, les musiciens, ça fait près de 17 ans que l’on joue de la musique de Pink Floyd. Quand on a parti ça, c’est parce que l’on aimait Floyd et l’on trippait. On ne s’est pas dit ‘On va essayer de le faire’, on s’est dit ‘On va le faire.’»

Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile à faire de Floyd?

C.D.Z.: «Les changements de mood, de couleur dans une même pièce. Ça peut être un tempo, ou encore une dynamique de pièce. Moi, je suis claviériste dans le groupe. Je me souviens, ça doit faire une quinzaine d’années de ça, j’avais un clavier sampler qui fonctionnait avec des disquettes. On jouait dans un théâtre, et les gens écoutaient tellement en silence que tu entendais le son des disquettes qui se chargeaient, et ça, c’était en plein milieu d’une chanson! C’est évident que la dynamique de chaque chanson est très importante. C’est ce qui fait que le show lève ou pas.»

Si le fait d’interpréter la musique de Floyd représente déjà tout un défi, ça n’a pas dû être évident de monter le côté technique, pour recréer l’atmosphère visuel des spectacles du groupe?

C.D.Z.: «L’idée de faire un spectacle beaucoup plus élaborée nous est venue il y a trois ans. On a fait beaucoup de recherche sur l’aspect visuel des spectacles de Pink Floyd, la mise en scène – par exemple, l’importance apportée au fait qu’il n’y avait jamais personne au milieu de la scène. Si on voulait passer à une autre étape, aller plus loin que simplement interpréter les pièces, il fallait passer à ce niveau-là, tout comme, au niveau de la musique, il fallait carrément se glisser dans la peau des membres du groupe. Côté technique, on a neuf techniciens qui travaillent avec nous pour chaque spectacle, et bien souvent ils commencent à travailler le setup la veille, monter les écrans, les lasers, les miroirs. C’est quelque chose!»

Et en plus, vous avez eu le défi de ramener ça à une taille plus modeste. On ne peut pas imaginer le setup qu’il y avait au stade olympique dans une salle comme le Métropolis, à moins de défoncer quelques murs!

C.D.Z.: «Exact. Il fallait ramener ça à des proportions gérables, que l’on pouvait reproduire dans toutes les salles. C’est certain qu’il y a probablement quelques salles au Québec où on ne pourra pas tout monter. Il y aura peut-être un écran de moins, par exemple. Mais honnêtement, le tout a été conçu pour être vraiment flexible. On a même fait un théâtre, à St-André-Avelin, avec une capacité de 350 personnes. Évidemment, il a fallu apporter beaucoup de modifications, mais c’est faisable.

Quels sont vos ambitions pour le spectacle?

C.D.Z.: «Pour l’instant, notre ambition, c’est de nous produire au Centre Bell. On sait qu’une fois que l’on a fait ça, on va pouvoir l’amener en Europe, aux États-Unis et partout à travers le monde. On se donne environ trois ans pour atteindre ces objectifs-là. On suit pas mal le calendrier de planification que l’on s’était fait il y a trois ans. On s’était donné deux ans pour bien roder le spectacle. Maintenant, nous en sommes à notre troisième année, et on vient de signer une entente avec Gillett Entertainment. C’est très encourageant pour nous, et prometteur. Ça veut dire que l’on va pouvoir jouer beaucoup en salle, à travers tout l’est du pays, ce qui va vraiment nous donner une meilleure visibilité et l’occasion de de nous produire en spectacle plus souvent.»

Est-ce que l’on se tanne, à la longue, de toujours jouer les mêmes pièces?

C.D.Z.: «Avant que l’on démarre la grosse production, on commençait à être tanné de toujours jouer dans les bars, les mêmes festivals. Il y avait quand même de gros festivals, mais on était quand même à la merci des techniciens et des équipes sur place. Il fallait à chaque fois expliquer à quelqu’un de différent les éclairages pour telle ou telle pièce, en espérant que ça fonctionne correctement. C’était épuisant. Donc, il y a un peu plus de trois ans, on ne peut pas dire que l’on était tanné de la musique, parce que les musiciens ont toujours du plaisir à l’interpréter, mais l’encadrement manquait. Maintenant que le spectacle est monté et qu’il y l’équipe technique, c’est nettement plus prometteur et motivant.»

De toute évidence, Eclipse, The Pink Floyd Story est une expérience à vivre pour quiconque apprécie la musique de Pink Floyd. Il y a beau y avoir quelques groupes qui ont relevé un défi du genre à travers le monde, Eclipse, The Pink Floyd Story est l’un des rares, sinon le seul, à présenter le répertoire choisi par ordre chronologique. Quand on connaît l’évolution du groupe, l’influence de Waters et l’impact que cela a eu sur le son et les thèmes abordés, c’est véritablement une expérience incontournable. Et, question de vous en donner un avant-goût, nous vous présentons le clip vidéo annonçant le spectacle.

Eclipse, The Pink Floyd Story
Métropolis
59, rue Ste-Catherine est, Montréal
20h30


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Commentaires

Un commentaire pour “À ne pas manquer: Eclipse, The Pink Floyd Story au Métropolis”
  1. Argh ! Vivement qu’ils passent à Bruxelles et dans une bonne salle (l’Ancienne Belgique par exemple) pour que je puisse apprécier en live !
    :-) )

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