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[Critique] From Paris With Love: cherche scénario, désespéremment

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 4 février 2010 à 16:36 (Dernière mise à jour: 5 février 2010 - 8:46)

From Paris With Love, présenté en version française au Québec sous le titre Bons baisers de Paris, sort le vendredi 5 février. Voici notre critique du film réalisé par Pierre Morel et mettant en vedette John Travolta, Jonathan Rhys Meyers et Kasia Smutniak.

John Travolta et Jonathan Rhys Meyers dans From Paris With Love
© Lionsgate – Tous droits réservés

Après Taken, on s’attendait à mieux de la part de Pierre Morel. Malheureusement, malgré les efforts conjugués de John Travolta et de Jonathan Rhys Meyers, ces bons baisers de Paris (notre dossier complet) ne sont pas vraiment agréables et la faute en revient au scénario.

Car, si Luc Besson a eu l’idée de cette chasse aux terroristes en plein Paris, l’écriture du script, elle, a été confiée à Adi Hasak dont la dernière séance d’écriture remonte à 1997 pour Shadow Conspiracy. Le manque total de suspens et d’éléments de surprise est responsable des irrépressibles bâillements qui font leur apparition au bout d’une demi-heure. 92 minutes plus tard, une fois que les lumières se rallument, on laisse échapper, avec un grand soupir: «Tout ça pour ça!».

À notre grand regret, oui, et ce malgré de bons éléments. Le premier s’appelle Jonathan Rhys Meyers grâce à qui j’ai passé d’excellentes fêtes de Noël avec le DVD de la saison 3 des Tudors. Dans From Paris With Love, il prête ses traits à James Reece, attaché à l’ambassade américaine de Paris. L’homme, qui aide de temps en temps la CIA lors de petites missions sans importance, ne rêve que d’une chose: aller sur le terrain et se transformer en James Bond.

Son rêve va se transformer en cauchemar lors de l’arrivée de Charlie Wax (John Travolta). Ce baroudeur, un tantinet mercenaire, est son nouveau partenaire, ordre de la CIA. C’est le deuxième bon élément du film. Car, si les beaux jours de John Travolta sont derrière lui et que son jeu est limité (un peu à la Tom Cruise, mais pas dans le même rayon), le quinquagénaire arrive encore à se transformer en tireur d’élite un peu fou. Chauve, bouc en prime, l’acteur nous amuse de temps en temps grâce aux petites réflexions pince sans rire de son personnage. Mais cela ne va guère plus loin.

La signature Pierre Morel – troisième et dernier bon point de From Paris With Love – est, Dieu merci!, présente. On retrouve les plans de caméra des séquences de combat de Transporter et de Taken, de même que sa manière particulièrement enlevante de filmer des courses – je devrais dire «la» puisqu’il n’y en a qu’une dans ce long métrage – de voitures.

En résumé, il nous tarde de voir son prochain film – lequel de Dune ou The Messenger arrivera le premier? Les paris sont ouverts -. Cela nous permettra de nous laver le cerveau de ce Bons baisers de Paris particulièrement insipide.

Cote: ★★★★☆☆☆☆☆☆ 


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