[Critique] Extraordinary Measures manque d’émotion
Publié le: 21 janvier 2010 à 17:38 (Dernière mise à jour: 21 janvier 2010 - 17:38)
Avec l’histoire de John Crowley, Brendan Fraser, Harrison Ford et Keri Russell avaient tout en main pour nous livrer un film particulièrement inspirant. Malheureusement, cela manque de conviction. Voici notre critique de Mesures extraordinaires.
Brendan Fraser dans Mesures extraordinaires
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Extraordinary Measures (notre dossier de photos et de vidéos – l’interview de Brendan Fraser), présenté en version française au Québec sous le titre Mesures extraordinaires, sort en salle le 22 janvier. Le film, réalisé par Tom Vaughan d’après un scénario de Robert Nelson Jacobs, met en vedette Brendan Fraser, Harrison Ford et Keri Russell.
Deux des trois enfants de John Crowley (Brendan Fraser) souffrent de la maladie de Pompe. Maladie génétique, elle empêche l’assimilation du sucre et conduit inévitablement à la mort. Ne pouvant se résoudre à regarder passivement ses bambins décéder, ce père de famille décide de prendre les choses en main.
Utilisant ses compétences et son redoutable sens des ventes, il part à la recherche du Dr. Stonehill (Harrison Ford), un chercheur dont les dernières découvertes semblent indiquer qu’il pourrait bien y avoir un traitement pour cette maladie. Les deux hommes s’associent donc et créent une compagnie pharmaceutique dont le but est de développer un remède spécifique à la maladie de Pompe.
Car il faut savoir, qu’aux États-Unis, le Orphan Drug Act (une Loi sur les traitements pour ce qu’on appelle les maladies orphelines, c’est à dire celles dont peu de patients sont atteints) permet à des entreprises qui développent des médicaments, de les commercialiser de manière exclusive pendant sept ans. De ce fait, l’opération est rentable pour les firmes qui se lancent dans des recherches aussi pointues.
Brendan Fraser ne s’en est pas caché, l’histoire de John Crowley a été retravaillée de manière à ce que le scénario de Mesures extraordinaires couvre plusieurs années et touche à tous les aspects de la vie de la famille pendant cette période. C’est ainsi que le Dr. Stonehill, campé par Harrison Ford est un mélange de plusieurs médecins et chercheurs qui ont collaboré avec le père de famille.
Est-ce pour cela qu’on sent de nombreux flottements dans l’histoire? Pourtant, le scénariste Robert Nelson Jacobs n’en est pas à ses premières armes, il nous a livré le très beau Chocolat, pour lequel il a été mis en nomination aux Oscars. Mais là, ça ne marche pas. On passe ainsi de l’hospitalisation de Megan et Patrick, les deux enfants, à la recherche de capitaux de leur père, à l’achat de matériel médical à la vente de la compagnie sans trop savoir ce qui nous arrive.
De la même manière, on a l’impression que Harrison Ford fatigue, un peu comme dans Crossing Over (notre critique), où son jeu était rattrapé par l’intérêt du scénario. Ici, seul Brendan Fraser tire son épingle du jeu. Sa prestation en père courage, en héros ordinaire, est particulièrement juste. Il nous fait d’ailleurs regretter que les producteurs ne pensent pas plus souvent à lui pour des films dramatiques et le cantonnent dans des Mummy et autres films d’action faciles de série B.
Mais le principal défaut de Mesures extraordinaires demeure l’absence d’émotions ressenties devant le film. À force d’éviter de tomber dans les chausse-trappes typiques de ce genre de long métrage (larmes à gogo, faux sentimentalisme), le réalisateur nous livre une œuvre froide, devant laquelle on aurait aimé s’attendrir.
Cote: 








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