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[Critique] Youth in Revolt: un rôle sur mesure pour Michael Cera

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 7 janvier 2010 à 17:12 (Dernière mise à jour: 7 janvier 2010 - 17:12)

Youth In Revolt prend l’affiche le 8 janvier au Québec et en Amérique du Nord. Voici notre critique du film de Miguel Arteta avec Michael Cera, Steve Buscemi, Ray Liotta, Justin Long, Ari Graynor, Zach Galifianakis et Portia Doubleday.

Michael Cera et Portia Doubleday dans Youth in Revolt
© Alliance VivaFilm – Tous droits réservés

Dans Youth in Revolt (), du réalisateur Miguel Arteta, Michael Cera campe Nick Twisp, un rôle sur mesure pour l’acteur de 21 ans, remarqué dans Juno. Le scénario de Gustin Nash, qui adapte ici le roman Youth in Revolt: the Adventures of Nick Twisp de C.D. Payne, est parfait. Répliques drôles, situations loufoques, personnages caricaturaux, tout est là pour créer une comédie légère et intelligente, sans autre but que de faire rire et délirer.

Le pauvre Nick Twisp est affligé d’une mère gentille, mais qui trouve le moyen de s’acoquiner avec des mecs consternants. Elle passe ainsi d’un raté menteur compulsif à un flic de droite (Ray Liotta qui, depuis son lifting, semble exceller dans les rôles de méchants, voir Crossing Over). De plus, Nick est un geek, un de ces adolescents mal dans leur peau qui n’arrive pas à séduire une fille et encore moins à se faire remarquer. Bref, il n’est pas heureux.

Alors qu’il part avec sa mère et le copain de celle-ci en vacances forcées (pour cause de menace de cassage de gueule dudit amant par un trio de marins en colère) dans un camping, il tombe enfin sur la fille de ses rêves. Sheeni Saunders (Portia Doubleday), fille de chrétiens intégristes dont le camping car est équipé d’un orgue à je-ne-sais-plus combien de tuyaux. C’est le coup de foudre dans toute sa splendeur. La donzelle, qui détonne dans ce paysage de white trash, est une amatrice de films français, possède un magnifique poster de Jean-Paul Belmondo et écoute du Serge Gainsbourg.

Notre Nick, prêt à tout pour la séduire – ce qui lui permettrait, avec un peu de chance, de perdre sa virginité – s’invente alors un alter ego. Voici François Dillinger. François pour répondre à l’obsession «frenchie» de la miss et Dillinger parce que ça fait dangereux. Le problème, c’est que François l’est. Dangereux. Il va pousser notre ado timoré à faire n’importe quoi – et plus que les 400 coups pour rester dans le sujet – afin de demeurer auprès de sa blonde. Saccage, accident volontaire, etc. ne sont que quelques-uns des ennuis qu’aura donc Nick.

Youth in Revolt fait penser à des Garden State et Saved ou même Juno: c’est un film d’adolescents destiné aux adultes. Et c’est là tout le génie de ce nouveau genre de longs métrages. On se prend, pendant la projection, à se remémorer ses «exploits» de jeunesse. Youth in Revolt, c’est 90 minutes de plaisir simple et pétillant qui n’a d’autre but que de divertir et ce, de manière fort intelligente.

Cote: ★★★★★★★½☆☆ 


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