Doublage de Meryl Streep: comparez sa voix au Québec et en France
Publié le: 27 décembre 2009 à 6:51 (Dernière mise à jour: 27 décembre 2009 - 6:51)
Depuis le jour de Noël, Meryl Streep est à l’affiche dans la comédie romantique It’s Complicated, présentée au Québec sous le titre C’est compliqué. Le film de Nancy Meyers est sorti en France sous le titre Pas si simple. Amusons-nous à comparer les deux bandes-annonces en version française.
Meryl Streep dans C’est compliqué au Québec et Pas si simple en France
© Universal Pictures – Tous droits réservés
Je ne m’insurgerais jamais assez contre le doublage de films, même si je peux en comprendre la nécessité. De la même manière que je comprends parfaitement le besoin de doublage de films spécifiquement pour le Québec. Après tout, en règle générale, les longs métrages sortent dans notre Belle province en même temps qu’aux États-Unis, alors que de l’autre côté de l’Atlantique, il faut généralement les attendre plusieurs mois. De plus, il faut avouer que les traductions en “français de France” ne sont parfois pas totalement compréhensibles. Bref, il est, dans ce contexte, non seulement normal, mais aussi souhaitable qu’un même long métrage, présenté en version française doublée, le soit spécifiquement pour la France, d’un côté, et pour le Québec de l’autre.
Ceci étant dit, il faut quand même avouer que les voix des acteurs sont généralement allègrement massacrées. Même si je sais que le doublage est un art difficile (et malheureusement peu reconnu), cela n’empêche pas l’horreur. J’avais d’ailleurs soulevé ce point lors de la diffusion de la bande-annonce québécoise de Remember Me, dans laquelle la voix de Robert Pattinson était une abomination (notre texte est ici). Je recommence aujourd’hui avec celle de Meryl Streep, actrice que j’aime beaucoup et qui figure au panthéon des comédiens contemporains. Bref, son dernier film, It’s Complicated (notre dossier complet de photos et de vidéos – notre critique), est actuellement à l’affiche au Québec et en France. Ici, le film a été traduit en C’est compliqué, alors que nos cousins français ont droit au titre Pas si simple. Première différence que j’ai du mal à comprendre, mais bon… à la limite, ça s’explique par des spécificités culturelles (même si je ne vois pas très bien lesquelles).
Mais là où je hurle, c’est pour le doublage. La voix de Meryl Streep, dans les deux versions – la québécoise et la française – est une horreur totale. Aucune des deux actrices choisies n’a les mêmes intonations que la comédienne et force est de constater que les voix ne présentent aucune espèce de ressemblance. Histoire d’admirer ce désastre, je vous invite donc à regarder, ci-dessous, la bande-annonce québécoise, puis la bande-annonce française du film. Puis, ci-contre à droite, vous trouverez la vidéo en version originale. Amusez-vous et hurlez…
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je ne suis pas choquée par les voix françaises “de France” de Meryl Streep et Alec Baldwin, ce sont leurs doubleurs presque habituels. Mais les entendre avec un accent québécois… gloups !
J’ai toujours eu horreur des doublages canadiens!!Ils sont vraiment pas terribles, et enlèvent toute l’émotion qu’il peut y avoir dans les films! En revanche je trouve le doublage francais plutot pas mal! Baldwin et Streep ont quasi toujours les mêmes comédiens pour la doublure ce qui est agréable! Perso j’adore la doubleuse de Meryl Streep.. mais rien ne vaut l’original!
C’est cet article qui me fait hurrrrler….. mon dieu que les quebecois sont nulllllllssssssssssssssssssssssss….
Tout à fait d’accord sur le problème du doublage.
Quoi que l’on tente de faire, c’est mission impossible: une voix est le reflet d’une personnalité et la manière de s’exprimer hérite d’un contexte culturel. Par ailleurs, le rythme de la parole est fondamentalement différent dans les deux langues et placer des phrases françaises sur le mouvement des lèvres américaines est, dans tous les cas, aléatoire et, le plus souvent, désastreux.
Il faut avoir fait l’expérience inverse! J’ai eu l’occasion autrefois, “grâce aux” vertus du doublage, d’”entendre” Jean Gabin, Brigitte Bardot (et quelques autres acteurs à la voix inimitable) s’exprimer par personnes interposées. A hurler de rire, effectivement… A souhaiter aussi qu’une pratique généralisée du bilinguisme permette de pallier le désastre ? Ou bien, que, par suite de progrès technologiques, les spectateurs disposent au cinéma, comme pour la TV, d’une télécommande donnant accès à la langue de leur choix ?