Top

[Interview] Robert Maillet et Sherlock Holmes: «difficile et très physique»

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 26 décembre 2009 à 8:46 (Dernière mise à jour: 26 décembre 2009 - 8:46)

Robert Maillet est un lutteur, originaire du Nouveau-Brunswick. Dans le Sherlock Holmes de Guy Ritchie qui met en vedette Robert Downey Jr. et Jude Law, il incarne Dredger, un sbire de Lord Blackwood, personnage joué par Mark Strong. Rencontré lors de son passage à Montréal, il nous parle du tournage du film.

Robert Maillet (au centre, vous vous en doutez) dans Sherlock Holmes, film de Guy Ritchie
© Warner Bros – Tous droits réservés

Sherlock Holmes (notre critique), film de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr., Jude Law, Rachel McAdams, Mark Strong, Eddie Marsan et Kelly Reilly est sorti dans les cinémas du Québec et d’Amérique du Nord le 25 décembre. Adaptation que les studios Warner Bros. voulaient plus fidèle à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, le long métrage a été tourné à Londres et à New York. Pour incarner le sinistre Dredger, l’équipe de production a choisi Robert Maillet, lutteur professionnel. Ce géant de plus de 2,15 mètres avait été choisi par Zack Snyder pour incarner un immortel dans 300.

Lors de son passage à Montréal, le sportif nous explique avoir tout de suite accepté l’offre des producteurs, quand ils lui ont proposé le rôle de Dredger dans Sherlock Holmes. «Je n’avais pas à me présenter tous les jours sur le plateau! J’en ai donc profité pour faire du tourisme puisque tout était réglé par les studios» souligne celui qui pense avoir eu ce rôle de méchant tout simplement parce qu’il figurait – depuis le tournage de 300 – dans la base de données des studios. Et, avec son physique imposant, il ne risque pas de passer inaperçu, ce qui fait de lui la personne idéale pour traquer le célèbre détective britannique tout au long du film.

Et lors d’une séquence particulièrement impressionnante, Robert Maillet, alias Dredger, tente de supprimer le docteur Watson, incarné par Jude Law, et Sherlock Holmes, campé par Robert Downey Jr. C’est d’ailleurs lors du tournage de cette scène qu’il a quasiment assommé l’acteur! «Certaines cascades sont particulièrement difficiles» nous raconte-t-il. «La séquence de bagarre avec Jude Law et Robert Downey Jr. dans un chantier naval a pris une semaine de tournage. C’était très dur, très physique et il fallait toujours s’assurer que cela ait l’air parfait à l’écran. Toute l’équipe a donc gardé un niveau d’énergie constant pendant le tournage de ces séquences et il y avait constamment des accessoires détruits».

«C’est d’ailleurs là que j’ai frappé Robert Downey Jr. au visage» précise-t-il. Un accident comme il en arrive tous les jours sur un plateau de tournage, mais qui a valu une demi-douzaine de points de suture à Robert Downey Jr. Comme nous le confie Robert Maillet en riant, l’acteur n’a pas tardé à se venger! Les journées suivantes n’ont pas été de tout repos pour le lutteur qui a pu constater, de près, que l’interprète de Sherlock Holmes s’y connaissait en arts martiaux. «Et pendant une semaine, je n’ai pas pu marcher normalement!» se souvient-il.

Ces deux expériences devant la caméra lui ont permis de décrocher un autre rôle, celui d’Anton Protopov dans Big Bang, un film avec Antonio Banderas. «C’est un personnage un peu naïf, qui cherche une femme dont il est tombé amoureux et il embauche Antonio Banderas, qui incarne Ned Cruz, un détective privé» nous explique-t-il en précisant bien que ce boxeur russe n’a rien d’un méchant. Un pas important dans la carrière d’acteur de Robert Maillet puisque «ce rôle est plus important que celui que j’ai dans Sherlock Holmes et j’ai eu l’occasion de faire passer de l’émotion».

Et quand on lui demande si le fait de jouer dans un film comme Sherlock Holmes n’en enlève pas un peu la magie, il sourit et déclare: «Non… Au début, oui, c’est un peu désappointant. C’est drôle parce que c’est la même chose avec la lutte. On a tendance à y croire et on est déçu quand on s’aperçoit que ce n’est pas vrai. Mais j’ai réalisé que si j’y croyais, c’était magique. Donc, si j’arrive à faire mon travail suffisamment bien pour que le public y croie, je crée une illusion, et la magie est là». Et il confie, avec un grand sourire: «Mais je ne regarde jamais les suppléments sur les DVD, parce que, sinon, c’est comme de connaître un tour de magie».


Partager:
  • Wikio FR
  • Scoopeo
  • Facebook
  • MySpace
  • Technorati
  • Twitter
  • Digg
  • del.icio.us
  • MSN Reporter
  • Yahoo! Bookmarks
  • Google Bookmarks
  • Print
  • email

NOTE: Ce texte, comme tous ceux de LeBuzz.Info, est soumis à la loi sur le copyright et les droits d'auteur. Toute reproduction (hormis une brève citation en précisant la source et l'auteur, incluant un lien vers le texte cité) sans l'autorisation expresse de l'auteur est interdite.


 

« PRÉCÉDENT
[Junket] Zoe Saldana «impressionnée» par Avatar
SUIVANT »
[Entrevue] Scott Cooper, réalisateur de Crazy Heart


Qu'en pensez-vous?

Faites-nous part de vos commentaires!

Trackback: http://lebuzz.info/2009/12/42962/interview-robert-maillet-et-le-tournage-de-sherlock-holmes-difficile-et-tres-physique/trackback/

Bottom