[Critique] L’Imaginarium du Docteur Parnassus: poétique Terry Gilliam
Publié le: 23 décembre 2009 à 23:25 (Dernière mise à jour: 23 décembre 2009 - 2:25)
L’Imaginarium du Docteur Parnassus, film de Terry Gilliam avec Christopher Plummer, Lily Cole, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell et Tom Waits, prend l’affiche au Québec le 25 décembre. Voici notre critique de ce film magique, que les amateurs du réalisateur apprécieront.
Une scène de L’Imaginarium du Docteur Parnassus
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J’ai toujours beaucoup aimé Terry Gilliam, de Brazil à 12 Monkeys en passant même par The Adventures of Baron Munchausen ou Fear ou Loathing in Las Vegas. En effet, son imaginaire me correspond parfaitement, même si je peux très bien comprendre que ce ne soit pas le cas pour d’autres cinéphiles, son univers étant si particulier qu’il est le genre de réalisateur qu’on aime ou qu’on déteste, sans intermédiaire entre les deux. Lors de la présentation de L’Imaginarium du Docteur Parnassus (notre dossier complet de photos et de vidéos) à Cannes, Terry Gilliam avait déclaré avoir eu l’impression que des «forces supérieures» avaient participé à l’élaboration du film. À voir le film, on ne peut qu’être d’accord avec ce sentiment.
L’Imaginarium du Docteur Parnassus est un merveilleux conte pour adultes. Christopher Plummer (parfait) incarne le personnage principal, le fameux docteur Parnassus qui, il y a mille ans, a fait un pari avec le diable, Mr Nick (Tom Waits comme toujours impressionnant), et est donc immortel. Mais, joueur invétéré, il échange son immortalité contre la jeunesse, à une condition: le jour où sa fille, Valentina (Lily Cole convaincante) aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Pour sauver sa fille, il propose un dernier pari au diable: s’il parvient séduire cinq âmes, il aura gagné. Arrive Tony (Heath Ledger), découvert par les membres de la troupe alors qu’il est pendu sous le pont de Blackfriar, à Londres. Mystérieux personnage, qui jure ne pas savoir qui il est, celui-ci aidera le docteur Parnassus dans sa course contre la montre.
Comme toujours dans un film de Terry Gilliam, les décors et les costumes sont éblouissants, l’histoire nous transporte dans un univers merveilleux et les effets spéciaux – on est loin des blockbusters américains – sont parfaits. Mais ce qui distingue L’Imaginarium du Docteur Parnassus est que Heath Ledger – qui avait d’ailleurs demandé à Terry Gilliam d’incarner Tony dès la lecture des premiers brouillons du scénario – est mort avant la fin du tournage. Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell, tous des amis du jeune acteur décédé le 22 janvier 2008, incarnent tour à tour son personnage dès qu’il franchit le miroir de l’Imaginarium, qui le transporte dans un monde imaginaire représentant différentes facettes de sa personnalité.
C’est d’ailleurs là l’élément le plus magique du long métrage, le fait que le remplacement de Heath Ledger est parfaitement intégré à l’histoire et qu’on pourrait croire que le scénario a été écrit ainsi dès le départ. Dédié d’ailleurs à l’acteur disparu, L’Imaginarium du Docteur Parnassus est un film comme il s’en fait trop peu de nos jours: une fable moderne sur le bien et le mal, sur la rédemption et sur l’amour, aussi. Magique et poétique.
Cote: 








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Pour ma part , c’est un des films les plus plates de 2009 .
Je ne peux m’empêcher de me poser une question: vous commentez pour le simple plaisir de contredire l’auteur ou vous avez un raisonnement et des arguments derrière cette déclaration?