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[Critique] Sherlock Holmes: décevant

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 23 décembre 2009 à 6:10 (Dernière mise à jour: 25 décembre 2009 - 4:53)

Robert Downey Jr., Jude Law, Rachel McAdams, Mark Strong et Eddie Marsan sont les vedettes du Sherlock Holmes de Guy Ritchie. Le film prend l’affiche au Québec et en Amérique du Nord le 25 décembre. En voici notre critique.

Une scène de Sherlock Holmes
© Warner Bros. – Tous droits réservés

Dans ce Sherlock Holmes (), revu et corrigé par Guy Ritchie, le détective britannique, création de Sir Arthur Conan Doyle, devient un super héros. Après une série de meurtres rituels pour le moins étranges, Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) et son fidèle compagnon, le docteur Watson (Jude Law) arrivent juste à temps pour empêcher Lord Blackwood (Mark Strong) de tuer une jeune femme. Condamné à mort, ce meurtrier qui terrorise ses gardes et les autres détenus prévient le détective: la mort n’a aucune prise sur lui et il reviendra et il y aura d’autres morts. De fait, après sa pendaison, les crimes se poursuivent, confondant l’inspecteur Lestrade (Eddie Marsan) de Scotland Yard. Au fil de leur enquête, Holmes et Watson découvrent un complot terrible qui, s’il est mené à terme, anéantira l’Angleterre toute entière!

Ce Sherlock Holmes démarre sur les chapeaux de roues, Guy Ritchie sachant parfaitement filmer des scènes d’action et il faut bien avouer que les décors de ce Londres des années 1890 sont magnifiques. La première demi-heure fonctionne parfaitement. Les personnages sont bien – et rapidement – campés, on y trouve la griffe visuelle caractéristique du réalisateur de RocknRolla (que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé) et l’intrigue principale est solidement mise en place. C’est après que ça se gâte. L’heure qui suit est un peu brouillonne jusqu’à la dernière demi-heure du film. On se perd dans les dédales des histoires secondaires qui, franchement, n’ajoutent rien. Si le personnage de Mary Morstan (Kelly Reilly) permet de mieux définir la relation entre Sherlock Holmes et le Dr Watson, la présence d’Irene Adler (Rachel McAdams) ne sert absolument à rien et toutes les séquences dans lesquelles elle apparaît auraient pu être aisément supprimées.

De la même manière, les petites phrases humoristiques ou les scènes «drôles» comme celle de Sherlock Holmes attaché à son lit par Irene Adler ou toutes les plaisanteries sur les expériences auxquelles le détective se livre sur le bulldog de Watson, tombent à plat. On croirait un mauvais remake des aventures de l’inspecteur Clouseau. C’est gros, inutiles et on n’y croit pas. De plus, ces séquences – qu’on peut qualifier de «pollution» – font oublier le reste, ce qui fait qu’au bout d’un moment, on finit par – non pas s’y perdre – s’ennuyer. À trop vouloir utiliser le «comic relief» pour donner un rythme et un ton à son film, Guy Ritchie devient trop verbeux.

Les scènes d’action proprement dites, qu’il s’agisse des combats de boxe de Sherlock Holmes, de celle dans un chantier naval ou encore la séquence finale avec Lord Blackwood sur le pont de Londres en construction, sont très bien pensées et exécutées. C’est d’ailleurs dans ces passages qu’on a l’impression de saisir pleinement l’essence de Holmes ainsi que ce mélange de modernité et de classicisme auquel faisaient référence le réalisateur et les acteurs lors de la conférence de presse de présentation du film. Un mot, en terminant, pour souligner la trame sonore de Hans Zimmer qui, si elle peut sembler bizarre par moments, fonctionne très bien.

Le verdict rapide? J’ai été vraiment déçue. J’attendais un plaisir digne de RocknRolla ou de Lock, Stock and Two Smoking Barrels. Au final, j’ai eu droit à un film beaucoup trop lourd (128 minutes), à des séquences qui tombent à plat et à l’annonce, à la fin, d’une suite déjà prévue avec le professeur Moriarty (on murmure déjà le nom de Brad Pitt). Bref, rien d’exceptionnel et il y a fort à parier que ce blockbuster n’en sera pas un.

Cote: ★★★★★★☆☆☆☆ 


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Commentaires

20 commentaires pour “[Critique] Sherlock Holmes: décevant”
  1. Christian dit :

    Ça fait quelques mois que je viens lire les critiques ici et généralement, je penche du côté de l’auteure (sauf en une occasion). Cependant, cette fois, je me suis insurgé devant cette critique après avoir vu le film.

    J’ai trouvé le personnage de Mme McAdams très utile au point de vue qu’il introduit les éléments d’une suite. Il est aussi utilisé pour apporfondir la nature mélancolique du personnage principal, une bonne chose avouons-le car sinon on se demanderait volontier pourquoi il est si ronchoneux.

    Pour le comic relief, je ne le vois pas de la même façon. Les aventures de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle utilisaient cette technique dans presque chaque nouvelle afin de faire monter l’attention du lecteur. Je crois que le réalisateur a voulu faire de même.

    Je trouve aussi domage de passer sous silence le génie de la déduction emmené dans le film. Plutôt que de devoir soutenir une lourde trame remplie de dialogue mental assomant, le réalisateur et les scripteurs (ça existe comme mot?) ont décidé de nous faire entrer dans la tête du détective en temps réel. Une idée de génie.

    Tout ça pour dire que je ne vois pas comment vous avez pu atribuer une si basse note à un film si original et haut en couleur.

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Tout d’abord, merci du compliment ;-)

      Ensuite, en ce qui concerne la critique: j’ai été tellement déçue par Sherlock Holmes! Je n’arrive d’ailleurs pas encore à comprendre entièrement pourquoi, même si je confirme la note que j’ai mise.

      Plus j’y pense, plus le rythme de Sherlock Holmes est inégal. À part la première et la dernière demie-heure, j’ai trouvé le reste ennuyeux et parfois “trop”. Trop brouillon (on passe d’une histoire à l’autre sans très bien voir où tout cela mène), trop humoristique sans raison (la 2e séquence du chien de Watson par exemple). La faute en revient sans doute au montage et j’ai hâte de revoir le film en DVD, histoire de pouvoir le décortiquer de manière plus précise.

      Par contre, vous avez entièrement raison pour la manière dont sont présentées les déductions de Holmes ;-) .

      Merci encore de vos commentaires.

  2. Akacha dit :

    C est un excellent film . Votre note est décevante .

    Des qu il sort en dvd je me le procure !

    Bref la vous vous etes planté sur cette note dérisoire ? Un manque de jugement ?

  3. Cinéoscopien dit :

    Après avoir moi-même fait une critique de ce film (beaucoup moins fournie que la vôtre,je le concède ;) ), j’ai cherché d’autres critiques (par remord !) pour voir si je ne me trompais pas sur la vision que j’en avais.

    J’ai été très heureux de constater qu’à la première critique que j’ai lu (la vôtre), beaucoup de points correspondaient avec mon opinion.

    Je suis donc entièrement d’accord avec vous, si ce n’est que pour moi, Guy Ritchie me laisse perplexe à chacun de ses films et me laisse penser que la notoriété qui lui est octroyée est en grande partie dû à sa relation avec Madonna dans le passé.

    Cela dit ce film n’est pas un “navet” mais on en attendait bien mieux !

  4. Gérard Delarue dit :

    C’est Starky et Hutch dans l’Angleterre victorienne. Le “message” de Ritchie se résume à : baston, humour à deux balles, scénario inexistant et archi-téléphoné, musique à s’exploser les tympans, effet spéciaux jusqu’à la nausée, bâillements à s’en décrocher la mâchoire. Les fans du genre vont adorer. Les autres risquent de s’ennuyer sérieusement. Ou alors : s’enfoncer des boules quies dans les oreilles et admirer les images (les réconstitutions du Londres victorien sont époustoufflantes. Il faut bien rendre à Ritchie ce qui appartient à Doyle) et attendre que ça se passe.
    Le rapport avec Sherlock Holmes ? Heu… le titre, peut-être.
    Film d’action ? Non, film d’agitation, jeu vidéo pour cinglés du joy-stick. Bref, un effroyable sentiment de gâchis et d’écoeurement. Tant de moyens pour ça… On se prend à imaginer ce qu’auraient fait Terry Gilliam ou Tim Burton avec un tel sujet…
    On peut toujours se consoler en regardant “La vie privée de Sherlock Holmes”, “Sherlock Holmes attaque l’Orient Express” ou l’incroyable “Secret de la Gande Pyramide”… ou encore, relire Conan Doyle.

  5. Benoit Bisson dit :

    @ Joseph – Vos deux commentaires, de même que ma propre réplique à votre premier commentaire, ont été supprimés. Tout suivi dans le même ton sera aussi supprimé.

  6. Ethanos dit :

    Je trouve déplorable d’avoir supprimer sans sommation la critique de “Joseph” qui, sans réellement insulter la newseuse, se voit ainsi éjecter comme dans une banale dictature.

    Ça revient un peu à ce que je pense des forums et autres sites de ce genre avec commentaires à l’appui, et filtrés surtout : De grands enfants qui ont un peu de pouvoir dans les veines et se permettent de faire des critiques intouchables.

    Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il faudrait qu’elle change de métier, mais chaque critique est bonne à prendre tant qu’il n’y ait pas d’insulte. Bref, je rejoins son avis sur le film : un grand cru étonnant, et surtout des détails mis en défaut qui sont ridicules car totalement minimalistes !

    Tâchez d’être plus ouvert !

    • Benoit Bisson dit :

      Merci de votre commentaire, Ethanos. Nous ne sommes pas réfractaires aux discussions et aux commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs. Par contre, nous vous suggérons de lire la rubrique Notice légale du site qui stipule, noir sur blanc, «2. Lebuzz.info se réserve le droit, sans aucune obligation de le faire, de superviser et de modérer les commentaires publiés sur le site.» et «3. Bien que Lebuzz.info apprécie les contributions de ses utilisateurs, il se réserve le droit de ne pas les publier, et ce, à son entière discrétion.»

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      À titre informatif, si les commentaires ont été supprimés, cela n’a rien à voir avec le fait qu’ils exprimaient un désaccord avec la critique. Des commentaires négatifs et des différences d’opinion, vous pouvez en trouver une multitude sur le site. Par contre, cela a tout à voir avec le ton qui tenait plus de la diatribe et du monologue que d’un commentaire incitatif au dialogue et à l’échange.

      Enfin, il ne faudrait pas non plus nous prendre pour des cancres: ce n’est pas une adresse de courriel et un pseudo différent qui empêchent nos serveurs de noter quand des messages proviennent de la même adresse IP, n’est-ce pas?

  7. krusty dit :

    Bonjour,
    J’ai vu ce film hier et je ne comprend pas les critiques et le soit disant non rapport avec l’œuvre originale.
    Apparemment presque personne ici n’a lu les nouvelles Sir Arthur Conan Doyle…L’image donné du personnage de Holmes dans le film est plus proche que ce qu’on a vu a la télé ou au cinéma.
    Il n’a jamais été le personnage propre sur lui et irréprochable qu’on a tjs voulu nous montrer a l’image.
    Le faire passer pour une géniale loque humaine ou un drogué notoire qui en a vécu et parfaitement l’idée que je m’en faisais sur base du récit originale.
    Maintenant c’est vrai que certaines vannes tombent a plat mais est ce important.
    L’important c’est que le duo(que je pensais vraiment improbable avant la vision du film) fonctionne a merveille.
    De plus, j’ai du mal a comprendre le rejet que la “critiqueuse” envers le personnage d’Irene Adler. Elle apporte des éléments importants sur le vécu de Holmes et en prime relance l’intrigue a la fin en annonçant la confrontation des 2 ennemis jurés dans sa suite.
    Supprimer ses scènes serait pour moi d’un stupidité sans nom…Désolé
    Pour moi, c’est un film très divertissant et un bonne surprise que je n’attendais pas a ce niveau.
    perso c’est du 8 étoiles facilement.

  8. Laurent dit :

    je suis assez d’accord avec ceux qui contre argumentent la critique principale de cette page, surtout vis à vis du rôle de Irene Adler dans le film. Cela dit, une chose ma terriblement titillé pendant tout le film… J’esperais vraiment entendre la célebre réplique “élémentaire mon cher Watson” j’ai été un peu déçu de ne jamais l’avoir entendu de tout le film.

  9. Malvina dit :

    Film lourd, ennuyeux, verbeux. Musique permanente pour remplir le vide. Parasitage incessant. Décors beaux, mais trop envahissants.
    Couchez-vous tôt et dormez à la place. Vos rêves sont surement plus passionnants.

  10. olivie d'hooge dit :

    J’ai bien aimé ! Tout simplement …
    La vo donne mieux que la version française ou la tarduction est un peu confuse, les décors sont superbes et le fait que le réalisateur soit l’ex de mamy madona, ne m’a nullement motivé à aller voir ce film !

  11. Anna Lacez dit :

    hé bé… je n’attendais pas grand chose de ce film. je n’ai pas été déçue.
    C’est mou, plat, convenu. Gros moyens pour masquer l’absence de scénario et d’idée.
    Bof. Je préfère regarder “Les chiffres et les lettres” à la télé. Il y a plus de suspense.

  12. Estelle dit :

    Quand on voit le nombre de blockbusters à l’Américaine sans aucun relief qui sortent dans nos salles chaque mois, on ne peut que être agréablement surpris par Sherlock Holmes.
    Les fans de Sherlock s’y retrouveront, l’intrigue est bien cousue, les personnages fidèles et convaincants, la qualité de la photographie est excellente.
    Le plus : la modernité accordée aux personnages qui gagnent en légereté sans pour autant être dénaturés.
    Quant à la musique, elle n’est pas là pour “combler les vides” mais pour suivre le suspense et l’action du film. Hans Zimmer, qui a composé des B.O aujourd’hui mythiques sait, il me semble, quand même bien faire son travail…
    Cette musique et tous les éléments qui l’entourent servent à immerger le spectateur dans un univers fictif et haut en couleur et n’est ce pas un peu le propre du cinéma?
    Alors il faudrait arrêter de penser qu’un film qui ne traite pas avec noirceur des malaises sociaux et qui nous fait sortir plein de questionnements de la salle, comme nous savons très bien le faire en France, est un film raté…
    Sherlock Holmes est un film pour divertir et dans l’univers de tous ces films qui nous détendent et nous immergent, il est particulièrement bon.
    Si vous allez au cinéma pour passer un agréable moment et découvrir un univers particulièrement bien adapté, alors ne ratez pas Sherlock Holmes.

  13. Loïc dit :

    Très déçu! Les scènes d’actions (combats de boxe – ou de rue-) bien filmées au demeurant, masquent très difficilement le manque évident de substance dans l’intrigue ou le scénario, aggravé par la longueur du film…On sourit -un peu-, on s’ennuie -beaucoup-
    Le “découpage” explicité en voix off des différents “coups” que doit porter Sherlock Holmes à son adversaire lors d’une bagarre me semblent totalement lourdingues voire inutiles.

  14. Antoine dit :

    Grand amateur de Sherlock Holmes ayant lu et relu toutes ses aventures, vu et revu nombre de ses adaptations, des plus anciennes aux plus récentes cherche désespérément producteurs et scénaristes compétents en vue de relever le niveau. (avoir lu Conan Doyle serait un plus).

    Ce film pourrait se résumer en un mot: consternant.

    Pourtant il y avait une bonne idée de départ: rajeunir les acteurs pour les faire coller à la réalité des romans de Doyle. Force est de reconnaître que le duo ainsi revigoré marche plutôt bien. C’est après que ça se gâte…
    Quand on prétend dépoussiérer une oeuvre pour s’en rapprocher, la moindre des choses est de ne pas commencer par la trahir dès le départ: Watson présente sa future (Mary Morstan) à Sherlock… or celui-ci est plus que bien placé pour la connaître puisqu’il a résolu pour elle l’énigme du Signe des Quatre. Par ailleurs Mary Morstan, future madame Watson est une jeune femme séduisante mais surtout douce et réservée, c’est à dire tout l’opposé de ce qu’on nous présente là.

    Sherlock un pugiliste? Oui, ça c’est exact et la scène de combat clandestin était une innovation très intéressante mais on aurait aimé s’en tenir là car, outre une manière de filmer les scènes d’action/combat au ralenti façon Matrix totalement hors de propos, le film tout entier ne se résume qu’à une succession presque ininterrompue de longues – interminables – bagarres et explosions sans le moindre intérêt scénaristique.

    Le rapport de Sherlock Holmes aux femmes? Inexistant ou peu s’en faut. Célibataire endurci et mysogine au plus haut point, Holmes n’a aimé qu’une femme et sa relation avec Irene Adler est presque exclusivement platonique, en tout cas assez éloignée de celle que nous sert Guy Ritchie même si le choix de l’actrice était judicieux.

    Sherlock un drogué? C’est le moins que l’on puisse dire de lui en effet, et bizarrement le film évoque finalement assez peu cet aspect de sa personnalité même s’il s’éloigne de l’esthétique trop proprette dans laquelle le personnage se trouvait enfermé jusque là.

    Une esthétique remarquable? …Oui… et puis non. Certes il était bien difficile de ne pas faire appel aux effets spéciaux pour restituer le Londres de la fin du XIXe siècle mais contrairement à ce que j’ai lu ici et là, une bonne partie de ces effets spéciaux (80%) sont tout juste dignes d’une production télé. Comment faire aujourd’hui moins bien que Titanic il y a 12 ans? Par ailleurs sur ce plan la série avec Jeremy Brett s’en sortait très bien sans effets spéciaux il y a 20 ans et ne noyait pas toute l’image dans une espèce de camaïeux de couleurs pastels typique des films de la décennie 2000 traitant de cette période.
    0 pointé donc pour l’ensemble de l’esthétique. Prière monsieur Ritchie de laisser vos fantasmes colorés au placard quand vous prétendez restituer une atmosphère XIXe. Intérieur comme extérieur on n’y croit pas une minute, on se croirait dans le minable Vidocq il y a 10 ans.

    Le scénario sauverait-il les meubles? Pas même malheureusement. La trame de l’Etoile Sanglante sert de décorum au complot d’un megalomane voulant dominer le monde (comme voilà une idée originale!), l’intrigue déjà indigente se perd complètement dans un film brouillon où l’on passe son temps à regarder sa montre en se demandant quand le supplice prendra fin.

    Quelques dialogues savoureux cependant, tout à fait dans le ton de Doyle ceux-là, nous arrachent de temps en temps un sourire mais sont bien loin d’éviter le naufrage.

    Bref amis lecteurs passez votre chemin, les 20 minutes de bobine récupérables ne valent pas le tarif demandé ni la perte de temps (128minutes au total dont 160 d’ennui mortel).

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Merci beaucoup pour cette critique passionnante. Du coup, vous m’avez donné envie de découvrir les aventures de Sherlock Holmes et je sens que les romans vont peupler mes soirées. ;-)

  15. Alex dit :

    Salut, ma copine et moi sommes allés voir Sherlock Holmes et nous avons passé une agréable soirée.

    Nous n’avions AUCUNE attentes par rapport à ce film étant donné que nous n’avions pas lu les romans. Je n’ai jamais non plus vu de film de Guy Ritchie.

    J’ai trouvé ce film très divertissant! J’ai adoré les nombreuses références à la chimie, la physique, la biologie, la médecine et la religion. Ce dont aucun commenteux ici n’a semblé apprécier au point d’en parler …

    C’est certain, que sans références à Sherlock Holmes, j’avais parfois l’impression que c’est le Dr House avec la répartie de Jack Sparrow qui investiguait sur le code Davinci… On sent donc un Sherlock Holmes sous influence … de l’an 2000.

    J’acheterai fort probablement le DVD à sa sortie … et je suis intéressé par la suite.

  16. Zoé dit :

    Six étoiles sur dix…
    J’approuve cette note tout autant que je la trouve trop sévère: Ayant toujours été une grande admiratrice de Sherlock Holmes (ah…les Walt Disney ont la grande qualité de savoir rallier des fidèles à leur cause au moyen de dessins animés adaptés de certain romans, Basil le détective privé en l’occurrence) J’ai lu les quatre romans et quelque unes des très nombreuses nouvelles.
    Et pourtant, ce film ne m’a ni déçue, ni indignée. D’accord certains éléments ne concordent pas, notamment comme la fait remarquer Antoine, tout le personnage de Mary Morstan. Mais en faire un personnage “déjà intégré” dans l’histoire aurait précipité le film dans un espèce d’élitisme ou seuls les “Sherlockian” (je ne sais plus le terme exacte…Désolée) auraient pu se retrouver… Et je ne crois pas que c’était le but recherché. De plus, cela permet de donner un nouvel aspect à la relation Holmes/Watson, qui, il faut bien l’avouer, est plus drôle et plus…”réaliste” que de caser Watson dans la case du faire-valoir vu et revu.
    C’est d’ailleurs là que se trouve la force du film. Outre le fait de présenter un Sherlock Holmes parfois plus proche des romans que des nooombreuses adaptations télévisuelles qui ont forgé l’apparence que tout le monde lui connait (chapeau à double revers, loupe, etc etc) Guy Ritchie lui donne un côté “bad-guy”-perdu-sans-son-meilleur-pote qui plaira TRÈS probablement à une grosse partie du publique visé c’est à dire, des moins de vingt ans.
    Ce qui donne de la force à ce film est donc, à mon avis, plus les acteurs que l’intrigue elle-même.
    Parce que venons-en à l’intrigue: Parfois en voyant ces films Hollywoodiens, je me demande s’il n’y a vraiment qu’UNE seule chose à faire quand on veut être un “méchant de blockbuster”, conquérir le monde, blahblah, c’en devient réellement lassant. Et là, je trouve que c’est un des plus gros “mauvais point” du film. Les énigmes que résout Sherlock sont en général beaucoup plus…intimistes. Cela concerne des personnes, à la limite une famille, mais pas le sort de l’humanité! A vrai dire, j’ai trouvé toute l’énigme assez ridicule, bien que bien menée…
    Bref. J’ai adoré les acteurs, les petits sous-entendus qui m’ont fait glousser telle la jeune fille en fleur que je suis (ah ah ) et même si le film est -un peu- long et que certaines choses m’ont fait grincer des dents – l’intrigue vous dis-je!- j’achèterai le DVD à la minute où il sortira! Et je serai la première à faire la queue devant le cinéma de ma ville pour voir le 2!
    Quant à la BO? Déjà dans ma CDthèque!

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