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Cocaïne et arts martiaux

[Junket] Le Sherlock Holmes moderne de Robert Downey Jr et Guy Ritchie

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 22 décembre 2009 à 5:02 (Dernière mise à jour: 23 décembre 2009 - 10:07)

Guy Ritchie, Robert Downey Jr, Jude Law, Susan Downey et toute l’équipe de Sherlock Holmes ont présenté le film à Londres la semaine dernière, lors d’une conférence de presse. En voici les faits saillants, qui donnent un avant-goût de ce qui sera présenté au cinéma le 25 décembre prochain.

[Junket] Le Sherlock Holmes moderne de Robert Downey Jr et Guy Ritchie

Robert Downey Jr, Guy Ritchie et Jude Law sur le plateau de Sherlock Holmes
© Warner Bros. – Tous droits réservés

Pour Guy Ritchie, à qui les studios Warner ont spontanément proposé de réaliser ce Sherlock Holmes (notre critique), le défi était «de ramener le personnage à ses origines et de lui donner un aspect plus viscéral». Sans être pour autant un long métrage sur la naissance du détective le plus célèbre du monde, le film est, pour le cinéaste, un retour aux sources. «Il est plus dégourdi» affirme Guy Ritchie, fan de Sherlock Holmes depuis son enfance. «Il s’intéresse à la chimie, aux arts martiaux et à la condition humaine en général. Il a également réussi à s’infiltrer à travers tous les différents échelons de la société anglaise, qui était extrêmement complexe à l’époque» ajoute-t-il.

La fidélité à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle a été une préoccupation de tous les instants. «Sherlock Holmes est unique et, si notre histoire se déroule dans le Londres des années 1890, nous avons essayé de la rendre la plus contemporaine possible» précise Guy Ritchie. Son travail a été d’autant plus aisé que, contrairement à la majorité des gens, le réalisateur britannique n’a pas vu les différentes adaptations cinématographiques antérieures des œuvres de Conan Doyle. «J’ai une image bien précise de Sherlock Holmes depuis mon enfance» dit celui qui avoue que tout travail derrière la caméra est subjectif, même si un soin énorme est pris à demeurer fidèle au matériel original.

Les séquences de combats – il y en a deux principales dans le film – sont présentées au ralenti et tirent partie de la connaissance des arts martiaux de Robert Downey Jr. et de Guy Ritchie. Si le réalisateur est un connaisseur du Jujitsu, l’acteur, lui, pratique le Wing Chun Kung Fu. Par ailleurs, dans les romans de Conan Doyle, Sherlock Holmes pratique le Baritsu, un hybride du jujitsu, créé au XIXe siècle. Ce qu’on voit à l’écran – notamment dans le ring de boxe du Punch Bowl, un pub londonien dans lequel le détective vient se mesurer à différents adversaires – est une combinaison de tout cela. Se remémorant le tournage d’une des scènes, Robert Downey Jr confie en riant: «Guy m’a donné comme instruction de penser à du beurre de peanut! C’était la chose la plus étrange qu’un réalisateur m’ait dit, mais cela a marché».

De la même manière, la consommation de cocaïne de Sherlock Holmes figure dans le film, comme elle figure dans les romans et nouvelles de l’auteur. «Ce Sherlock Holmes est coté PG-13 [NDLR : pour les 13 ans et plus. Les enfants de moins de 13 ans peuvent y avoir accès s'ils sont accompagnés par un adulte]» de rappeler Robert Downey Jr. «Sherlock n’est jamais dépeint comme un type bizarre complètement défoncé» dit-il, en précisant qu’à «l’époque Victorienne, il était parfaitement légal et acceptable d’aller à la pharmacie du coin pour aller acheter de la drogue». Et, pour l’acteur, il aurait été totalement «irresponsable» de ne pas inclure la consommation de cocaïne de Sherlock Holmes dans le film. Mais, dans le même temps, il avoue que l’une des difficultés du long métrage a été de «le rendre accessible au public contemporain, sans pour autant censurer quoi que ce soit».

Jude Law, qui prête ses traits au personnage du docteur Watson a été embauché après que Guy Ritchie et Robert Downey Jr. se soient joints à la production. L’acteur britannique, qui ne cache pas s’être énormément amusé pendant le tournage, s’est livré à un exercice lors de sa préparation pour le rôle. «J’ai relu les livres, chose que je n’avais pas faite depuis ma jeunesse, et j’ai comparé cette réinvention du personnage avec ce qui était écrit». Cela lui a permis de «voir ce qui avait été conservé et retiré des adaptations précédentes», travail qui a mis en lumière «cette énergie nouvelle, ajoutée dans ce Sherlock Holmes».

Conçu à la fois pour les fans des romans de Sir Arthur Conan Doyle et «les générations pour qui le détective n’est qu’un nom» comme l’indique Susan Downey, femme de Robert Downey Jr et productrice du long métrage, le Sherlock Holmes de Guy Ritchie saura-t-il rallier ces deux publics? Réponse en salle le 25 décembre, date de sortie de cette production au Québec et en Amérique du Nord!


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