Top

[Critique] Les seuls mérites d’Avatar sont technologiques

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 17 décembre 2009 à 17:22 (Dernière mise à jour: 19 décembre 2009 - 7:11)

Avatar, film de James Cameron avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez et Giovanni Ribisi sort sur les écrans du Québec demain, 18 décembre. Malheureusement, le réalisateur est loin de livrer un long métrage profond et subtil. En voici notre critique.

Une scène de Avatar
© 20th Century Fox – Tous droits réservés

Je n’ai rien contre les films de science-fiction, bien au contraire, District 9 () est, à mon avis, l’un des – sinon le – meilleur film de 2009. Je n’ai rien, non plus, contre James Cameron, ayant beaucoup aimé les Terminator, Alien et autres Dark Angel. Mais Avatar (), non, c’est comme Titanic, j’ai du mal.

Passée la première surprise et l’émerveillement du 3-D, dont nous avions eu un aperçu lors du Avatar Day, il ne reste pas grand-chose. Le scénario est d’un vide intersidéral total. Certes, James Cameron y aborde des sujets graves, comme la destruction d’une race, d’une culture et d’un écosystème pour des raisons bassement capitalistes, mais ce n’est pas comme si c’était une nouveauté.

Au fond, le réalisateur nous livre ici un FernGully avec la prétention d’un The Mission et des envies de Bury My Heart at Wounded Knee. Et on est, malheureusement, loin du compte. Les dialogues d’Avatar sont d’une banalité affligeante, de même que les personnages, caricaturaux à l’extrême: noirs ou blancs (en fait, bleus ou blancs), sans aucune des subtilités auxquelles on s’attend d’un scénariste qui a quand même livré The Abyss et Terminator 2: Judgment Day dans ses bonnes années. C’est d’autant plus dommage que Cameron a créé – le livre sorti en témoigne – un monde extrêmement riche avec Pandora, mais rien (ou si peu) de cela ne transparaît à l’écran.

Le scénario est prévisible d’un bout à l’autre de ces 162 minutes. Aucune surprise de taille, aucun rebondissement inattendu. Tout est convenu d’avance, le spectateur n’a aucun autre effort à faire que de garder les yeux ouverts afin de gober passivement les images qui défilent à l’écran. Un grand éclat de rire à souligner: la séquence pendant laquelle les espèces de rhinocéros et autres animaux accourent spontanément au secours des Na’vi! Seule note agréable: la prestation de Zoe Saldana dont la morphologie est parfaite pour le motion capture. Le faux visage de Na’vi de l’actrice exprime toutes les émotions de son personnages alors que celui de Sam Worthington, probablement en raison de son ossature, n’a pas la même passion, ni la même flamme.

Abordons maintenant le côté technique d’Avatar qui, lui, est, à peu de choses près irréprochable. Seule note discordante : le rendu des cieux de Pandora qui ressemblent beaucoup trop à des peintures. Mis à part ce léger dérapage et le fait que les images deviennent floues en 3-D lors de séquences d’action un peu trop rapide, le reste est parfait. Oui, Avatar fait date dans l’histoire du cinéma et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Oui, le long métrage est un film marquant et il y aura désormais un «avant» et un «après» Avatar. Le mélange de CGI, de motion capture et de séquences en live action est parfait. De même que le 3-D, que James Cameron maîtrise parfaitement. Et oui, on en ressort avec des couleurs plein les yeux.

Mais hormis cet aspect purement technologique, il n’y pas de quoi s’extasier et, en résumé, je dirais qu’Avatar n’est qu’un Titanic de l’espace, en 3D. Mais que l’absence de «viande» ne vous empêche pas d’aller voir le long métrage. En raison des prouesses technologiques réalisées par l’équipe de production – qui inclut WETA et Industrial Light and Magic, en plus de PACE – il faut aller voir Avatar. C’est l’incontournable de l’année et on n’a pas fini d’en entendre parler.

Cote: ★★★★★★★☆☆☆ 

Pour un autre son de cloche, lire la


Partager:
  • Wikio FR
  • Scoopeo
  • Facebook
  • MySpace
  • Technorati
  • Twitter
  • Digg
  • del.icio.us
  • MSN Reporter
  • Yahoo! Bookmarks
  • Google Bookmarks
  • Print
  • email

NOTE: Ce texte, comme tous ceux de LeBuzz.Info, est soumis à la loi sur le copyright et les droits d'auteur. Toute reproduction (hormis une brève citation en précisant la source et l'auteur, incluant un lien vers le texte cité) sans l'autorisation expresse de l'auteur est interdite.


 

« PRÉCÉDENT
[Critique] On ne veut pas savoir où sont passés les Morgan
SUIVANT »
[Critique] Avatar: très beau, mais réchauffé


Commentaires

48 commentaires pour “[Critique] Les seuls mérites d’Avatar sont technologiques”
  1. Moka dit :


    Les mérites d’Avatar sont de nous éblouir et de nous faire rêver, avec des paysages magnifiques et une expérience d’immersion jamais vue.

    • milieb dit :

      Je suis d’accord avec l’article… contente de voir que je n’ai pas été la seule à être déçue par l’histoire banale à mourir, aucune surprise… et déçue par la 3D aussi (déjà déçue dans destination finale 4)… pour ce qui est de la technologie, oui c’est sympa mais bon c’est tout… c’est sympa…

  2. FredP dit :

    ce qui compte avant tout c’est l’extraordinaire voyage, et cette découverte de Pandora.

  3. etienne dit :

    Je deteste les critique de cine!!
    C est trop facile de detruire un film mais plus dur d en realiser
    Mais ce qui m insupporte plus que tout c est le deballage de noms de films avec lesquels vous vous la jouez: “le réalisateur nous livre ici un FernGully avec la prétention d’un The Mission et des envies de Bury My Heart at Wounded Knee”.
    Cette critique comme tant d autres me prouve a quel point ces pedants critiques ne savent rien faire d autre que leur metier, critiquer..
    Tout le monde n a pas votre culture cinematographique ni votre plume pour detruire un film mais ce qui me rassure c est que
    les spectateurs seuls jugent un film et qu au final votre avis ne va influencer que quelques ames faibles.
    A defaut de critiquer il serait bon de vous voir essayer de creer…

  4. Perez benoit dit :

    Que dire , ça doit pas être sympa de vivre avec toi tout les jours
    tu parles de caricature mais ton discours en est une …
    tu parles de 3d , sans bien sur la critiquer mais sans la connaitre ça ce voit :
    “Seule note discordante : le rendu des cieux de Pandora qui ressemblent beaucoup trop à des peintures”
    c ‘est souvent l effet que donnent les sky en mattpainting étant donné qu ils sont surréalistes.
    mais en grand rédacteur et filmauvore tu as du souvent voir des cieux avec une planète gazeuse et plusieurs lunes.

    Bon week et bon dark angel ca vaut le coup de se le revoir c’est tellement un bon film

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Pour les rendus, oui, je connais la technique de Digital matte painting. Le problème, c’est qu’avec des compagnies comme WETA Digital et ILM à la barre, je me serais attendue à une qualité au moins équivalente aux visuels de WoW: Wrath of the Lich King par exemple ou encore, puisque nous parlons cinéma, de Truman Show. Et le contraste avec les détails extrêmement riches de Pandora est saisissant.

  5. Nico dit :

    Je crois que la vrai critique est bien celle d’etienne qui a tres bien expliqué la situation.
    Avatar est un voyage magnifique pour ceux qui ” ouvre les yeux”

    Édité: Les insultes ne sont pas acceptées, ni acceptables. Tenez vous le pour dit.

  6. Benoit Bisson dit :

    AVERTISSEMENT: Bon, ça devient lassant à la fin… Une critique de film n’est que ça, une critique de film. Vous avez parfaitement le droit d’être en désaccord! Par contre, si vous n’avez pas la capacité rédactionnelle pour argumenter et dire ce avec quoi vous n’êtes pas d’accord, abstenez-vous de commenter.

    Insulter la personne qui a rédigé la critique ne vous vaudra qu’un commentaire effacé ou carrément une interdiction d’accès.

    Même moi, qui n’ai vu le film que ce soir, vais aussi en rédiger une critique, peut-être pas aussi mordante que celle d’Isabelle, mais les faiblesses demeurent. Le scénario et les dialogues sont très faibles, et – c’est surtout ça qui est dommage – ils sont là pour servir les effets spéciaux et la technologie de Cameron. Or, dans mon livre à moi, c’est sensé être le contraire: les effets doivent servir un bon scénario. Et, de grâce, que James Horner prenne sa retraite. La trame sonore est d’un simplisme et d’une platitude consommée.

  7. Simon dit :

    C’est un miracle que la note soit 7/10 avec une critique aussi agressive… Néanmoins, je vais pardonner cet écart puisqu’elle a la décence de dire que c’est « LE FILM À VOIR » de l’année, ce qui est tout à fait vrai.

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      LOL Mais non ce n’est pas un miracle! ;-) Avatar est excellent technologiquement parlant. Le film est, à ce niveau-là, irréprochable. Le reste, par contre, aurait pu être beaucoup mieux rendu.

  8. gnralpaton dit :

    Et une critique de plus d’un journaliste *** ÉDITÉ ****. Vous croyez vous démarquez, vous rendre intéressant en essayant de descendre en flamme une telle œuvre ?! Au contraire vous perdez le reste de crédibilité que le lecteur avait en vous. Allez donc faire un tour sur internet, sur imdb ou encore sur allociné et constatez la note des spectateurs. 8.5 voir 9 personnes sur 10 pensent que ce film est un chef d’œuvre même le film de la décennie. J’espère sincèrement que vous n’êtes pas imbu de votre personne au point de croire que votre seul voix vaut plus que celle de 10ene voir de centaines de personnes. Ce n’est en aucun cas vous qui allez faire d’une œuvre cinématographique un film culte, mais bel est bien le spectateur. Vous devriez faire une introspection de votre objectivité, ouvrir votre esprit ou alors changer de métier et passer votre frustration autrement qu’en pondant **** ÉDITÉ ****.

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Merci de vos commentaires, nous apprécions toujours les discussions constructives. Vous remarquerez, qu’à l’instar de bon nombre de mes collègues – et de nombreux spectateurs – ma seule critique négative d’Avatar concerne le scénario et les dialogues. Pour le reste, j’ai, comme vous avez du le lire ci-dessus, souligné qu’Avatar était un film marquant dans l’histoire du cinéma.

      Par ailleurs, et afin d’offrir un espace de commentaires agréable pour tous, nous tenons à rappeler que si nous n’avons rien contre l’expression d’avis contraires, nous ne tolérons pas les insultes et les attaques personnelles. Nous nous réservons le droit – tel que mentionné dans les conditions d’utilisations du site – d’éditer, de censurer, voire de bloquer les internautes qui ne respectent pas la nétiquette.

      • etienne dit :

        Chere Isabelle,
        En exprimant mon avis suite a votre critique je ne pense pas avoir été injurieux ou vous avoir attaque personnellement, je me suis juste contente de vous faire part de mon agacement quant aux critiques faciles.
        En effet, plutôt que de détailler les points positifs de ce film vous n avez fait que de développer sur certains aspects négatifs, or si vous pensez que ce film restera un film marquant de l histoire du cinema il aurait ete interessant d expliquer quelles en sont les raisons.
        Dire que ce film est faible dans les dialogues et le scénario et le comparer en ces points a Terminator 2 par exemple, n est pas a mon humble avis un choix des plus judicieux.
        Il est vrai qu outre ses avancées technologiques ce n est pas par ses dialogues léchés que Terminator 2 a marque les esprits (cf I’ll be Back).
        Pour trouver des dialogues élaborés et des scénarios alambiques, il reste recommande d aller les chercher chez d autres réalisateurs dont c est l empreinte, je vous fais confiance pour les reconnaitre.
        Pour résumer, de mon point de vue il est plus constructif de reagir sur les points caracterisnant James Cameron (l investissement personnel dans ses films, les avancées technologiques qu il a apporte au cinema et la maniere unique qu il a de faire rever les spectateurs) plutot que de pointer du doigt les aspects cinematographiques qu il ne revendique pas.
        En espérant vous lire bientôt sur les points qui font selon vous de cette œuvre un film marquant de l histoire du cinéma.

        • Le Vicomte dit :

          Bon… Les dialogues n’ont pas été écrits par Audiard. Soit. Le scénario est convenu. Re-soit. Les personnages caricaturaux. Et encore soit. Je dis : oui, c’est vrai !
          ET ALORS ?
          J’ai rêvé durant ce film. Pour cette planète, j’ai rêvé. Pour sa faune et sa flore, j’ai rêvé. Ses couleurs kaléidoscopiques et sa nature si cruelle pourtant m’ont fait également rêver. Et j’ai encore rêvé de voir (enfin !) l’humain se prendre une « rouste » quand il extermine les indiens pour de l’or.
          Avatar n’est pas un film profond et subtil ? La bonne affaire… Quand je veux du profond et subtil, je ne vais pas voir Cameron. Je ne suis pas allé voir Star Wars pour du subtil, mais (notamment) pour voir des gentils tout blancs éclater à coups de sabre laser des méchants tout noirs !
          Un réalisateur ne peut-il faire un film sur le massacre des indiens et notre cupidité sans qu’on lui dise : c’est convenu ! Un conteur ne peut-il pas créer une histoire sans s’entendre dire : les décors, pas mal, MAIS le méchant est trop basique, le gentil trop gentil (… et l’herbe trop verte ?)…
          Si un film n’est pas profond et subtil, peut-il faire rêver ? S’il est convenu, peut-il vous plonger dans un autre univers ? Non ? En ce cas, abandonnons les histoires aux personnages manichéens. Également, effaçons les dialogues simples… * soupir *
          Mademoiselle Hontebeyrie, non. Je ne suis pas d’accord avec vous. J’ajouterai que votre critique n’est pas très constructive (doux euphémisme, en fait).
          Que vous n’ayez pas aimé, je le conçois. Ici, il s’agit, je le crois, de sensations, d’émotions. Enfin, en ce qui me concerne, c’est le cas. Mais non, le scénario n’est pas d’un vide intersidéral, ou peut-être jugez-vous que Danse avec les loups, les multiples remakes de Pocahontas, etc, sont également vides ?
          En effet, l’histoire est une histoire simple, sans fioritures, déjà vécue et connue… En effet, il n’y a aucune surprise, mais y en a t-il dans Star Wars ? Dans Excalibur ? Dans District 9 ? Pas vraiment… La majorité des gens, d’ailleurs, qui ont vu ce dernier y ont vu une simple transposition de l’apartheid où enfin, les gentils parviennent à résister un peu mieux ? Tout le monde, je crois, savait que le héros changerait. D’abord du côté des méchants, ensuite à se poser des questions, pour enfin épouser la cause des gentils persécutés… tiens ? Ca me dit quelque chose ça… Bon, sang ! Le héros de District 9 ressemble un peu à celui d’Avatar, non ? * rires * Quant aux dialogues de District 9, j’ose croire que vous ne les classez pas comme « meilleurs crus » de l’année…
          Pourtant, malgré son scénario simplissime (je n’aime pas l’expression : vide intersédiral… *sourire *), ses dialogues simples, son manichéisme évident, son histoire convenue, j’ai adoré District 9 !
          Peut-être auriez-vous pu dire tout cela, mademoiselle Hontebeyrie ? Oui, peut-être…
          Mais rassurez-vous, il est toujours temps d’apprendre et de se remettre en question ! * rires *
          Mes meilleurs vœux, tout de même,

          Le Vicomte.

          Post-Scriptum : À propos de votre « grand éclat de rire à souligner » pour la séquence pendant laquelle les espèces de rhinocéros et autres animaux accourent spontanément au secours des Na’vis… Non, ce n’est pas spontané (*sourire*), c’est la nature (ou la Mère) qui aide le héros et son peuple… Avez-vous ri ainsi quand Dieu a aidé Moïse contre les égyptiens en écartant les flots ? Ou quand Muad’dib « réveille la force » tapie dans le désert contre les Harkonnen (si vous avez lu Dune) ? Hum… Allons…

          PPS : En ce qui concerne Dune, c’est un fait que Cameron s’en est certainement inspiré. Dire qu’il a fait un copié-collé… hum… Allons Patoche… Herbert lui-même s’est (probablement) inspiré de certaines légendes qui existaient bien avant la naissance de son arrière-grand-père… Je vous suggère d’ailleurs de vous intéresser aux mythes celtiques et à la mythologie dans son ensemble… Vous verrez les parallèles déroutants que l’on peut faire. Pour vous dire que je pense que ce n’est pas important. Une ou plusieurs légendes existent, un auteur en adapte une, puis quelques quarante ans plus tard, un autre fait de même… Les deux versions sont différentes, même si elles semblent similaires… C’est juste une autre façon de voir, de présenter les choses, de faire rêver, de conter… Oui, de conter…

          PPPS : Pour terminer, je me permets de citer Guilhem (voir plus haut) qui, je crois, a touché quelque chose de fort :
          « Aborder (à son niveau) ce film sans étude, sans approche critique pour le savourer comme un spectateur et pouvoir par la suite faire son devoir de critique comme il se doit. »
          Oui, pour moi, c’est cela le métier de critique…

          • Benoit Bisson dit :

            Si je trouve votre argumentaire intéressant, vous gâchez la sauce avec le dernier PPPS: savourer comme un spectateur ne veut pas dire – pour moi – subir un lavage de cerveau pour arriver dans la salle avec un vide total entre les oreilles et oublier tout ce que l’on a vu, que l’on a appris, que l’on sait. Cela ne veut pas dire non plus de se laisser uniquement ébahir par un visuel qui, s’il est époustouflant, ne constitue pas à lui seul un film. Une critique ne se fait pas dans un vase clos, en faisant abstraction de tout le reste. Peu importe qui critique quoi, que ce soit un critique culinaire, un critique littéraire, un critique cinéma, il le fait en fonction de ce qu’il doit critiquer, certes, mais avec son bagage de vie, d’expérience. Si l’on considère le nombre de personnes qui estiment que Twilight est un chef d’oeuvre, à vous écouter, on devrait lui concéder ce statut. À regarder le nombre de gens qui ont ’savouré comme des spectateurs’ High School Musical, c’est aussi un chef d’oeuvre. Idem pour Transformers.

          • Le Vicomte dit :

            Messire Bisson,
            Bonsoir,
            Avant tout, la mention « répondre » n’apparaissant pas suite à votre texte, je me permets de « me répondre », souhaitant que vous changiez de place mes mots ci-après afin que les lecteurs suivants puissent comprendre le fil de cette discussion. Je vous remercie par avance…

            C’est exact. Savourer comme un spectateur ne veut pas dire – pour moi non plus – subir un lavage de cerveau pour arriver dans la salle avec un vide total entre les oreilles et oublier tout ce que l’on a vu, que l’on a appris, que l’on sait.
            Et je suis d’accord avec vous : Cela ne veut pas dire non plus de se laisser uniquement ébahir par un visuel, aussi époustouflant soit-il.
            En fait, je suis encore de votre avis : Une critique ne se fait pas dans un vase clos, en faisant abstraction de tout le reste, mais heureusement en se servant de son bagage de vie, d’expérience.
            Et je crois que messire Guilhem pense la même chose que nous – le monde n’est-il pas merveilleux ? * sourire *
            Je reprends sa phrase, voulez-vous ?
            « Aborder (à son niveau) ce film sans étude, sans approche critique pour le savourer comme un spectateur et pouvoir par la suite faire son devoir de critique comme il se doit. »
            Il me semble que cette « citation » signale qu’un critique devrait aborder un film sans l’avoir étudié auparavant, et sans s’être pollué la tête d’autres rumeurs (je vous concède qu’à notre époque, l’information circule si vite que cela est difficile). Messire Guilhem précise ensuite le terme « savourer ». Il n’a pas dit aimer, ni abonder. Mais « savourer », dont la première définition est, si je ne m’abuse, « manger, boire lentement pour mieux apprécier quelque chose ». Je crois qu’ici les termes « lentement » et « mieux apprécier » sont éloquents et significatifs. Donc, savourer comme un spectateur…
            Car si le critique observe les yeux autrement que comme spectateur, comment pourra t-il en parler raisonnablement, objectivement ajouterai-je même ? À qui s’adresse sa critique ? À des spectateurs, non ?
            Il doit donc, d’après ce que j’ai compris de cette phrase, n’avoir aucun à priori négatif, ni autre chose qui pourrait lui gâcher cette chance d’apprécier éventuellement le film, ou de gâcher sa critique s’il le trouvait mauvais.
            Ensuite, la digestion se fera, et la critique suivra, construite sur des bases émotionnelles (nous parlons d’un film et non d’un devoir de physique), sans occulter justement son expérience qui devra servir de manière juste et « à propos. » Ce qui ne fut hélas pas le cas de madame Hontebeyrie, qui reproche certains points à ce film, alors que nous pouvons en voir de (très) similaires dans le film qu’elle semble encenser (District 9). Nous pourrions également soulever d’autres points à son manque d’objectivité (oserai-je dire de professionnalisme ?) quant à sa critique, mais d’autres en ont déjà parlé…
            Cependant, comme je l’ai dit à dame Hontebeyrie, une erreur peut arriver à tout le monde. L’important est, je le crois, d’apprendre et de ne pas réitérer cela, car après ce n’est plus une erreur mais une « connerie » (dixit Audiard * sourire *).

            Ah, un détail dans votre missive m’intrigue : où avez-vous lu que j’avais écrit qu’un film se rapproche du chef d’œuvre parce qu’il a un nombre important de spectateurs ?? Êtes-vous sûr de ne pas avoir mêlé deux ou trois lettres ? * rires * Jamais je n’ai évoqué cette notion…
            Mais puisque vous semblez vouloir en discuter, je suis prêt à en parler. Commençons d’abord par la définition, ici deux :
            1/Œuvre la plus admirable, la plus réussie d’un artiste, d’un écrivain.
            2/Ce qui est parfait en son genre.
            Dans la première, je suis curieux de savoir qui prétend d’un artiste que c’est son œuvre la plus réussie… Hum… Réfléchissons… Oui, vous suivez ma pensée, je le sens : les spectateurs.
            Dans la deuxième définition, nous posons le problème de « perfection ». Par rapport à qui, à quoi ? Ici, je crois que les référentiels sont essentiellement émotionnels, donc très subjectifs (même s’il est exact que la maîtrise technologique, comme les autres techniques, fait exception, ce qui tombe bien puisque madame Hontebeyrie estime celle d’Avatar irréprochable, à peu de choses près).
            Oui, vous l’aurez compris : le chef d’œuvre est d’essence purement émotionnelle, et totalement non objective. Donc, pour reprendre vos exemples, Twilight est un chef d’œuvre au vu du nombre incroyable de spectateurs qui l’ont vu et l’ont aimé… * sourire * Mais ne nous y trompons pas : un chef d’œuvre pour eux ! Ou pour elles… * rires *
            À titre informatif, ce film de vampires n’en est pas un pour moi, ni Transformers. Quant à High School Musical, ne l’ayant pas vu, j’éviterai de me prononcer…
            Oui, messire Bisson, je pense qu’un chef d’œuvre est avant tout purement personnel… et ne l’est réellement que pour celui qui le considère comme tel. Chacun est libre de penser et d’aimer…

            Bien à vous,

            Le Vicomte

            Post-Scriptum : Ne voyez surtout pas dans le ton, peut-être, un peu complaisant de mes mots, et dans mes sourires, de la condescendance, ni du mépris. Je suis ce que je suis : un noble. Il s’agit juste de ma manière de m’exprimer…

            PPS : Ah, un petit oubli. Je partage encore votre avis, et trouve la trame sonore d’Avatar « un peu faible »…

  9. pouilleur dit :

    film longuet ; qui m’ennuie ; beaux effets speciaux … 1.5/5

  10. Guilhem dit :

    Que dire après tous ça ?

    Je ne suis qu’un adolescent boutonneux (encore que ça va mieux) de 17 qui est ressorti du Cinéma avec la tête retourner et les coeur gros.
    Enfin, même à mon niveau je pense pouvoir amener un avis non-négligeable sur un Film qui n’est pas exent de défaut, des défauts qui sont peut-être même une force.

    Car oui biensure ce n’est pas Godard et le film ne sera pas primé pour ses dialogues et la profondeur de son scénario mais ce n’est pas ni son but ni sa limite. Le film impressionne par tous son artifice mais n’est pas aussi vide qu’un 2012(désolé pour ceux qui ont aimaient). A coté de de cela, il arrive néanmoins à porter un message fort à un très grand nombre. Et c’est peut-être sa tendance à vouloir concilier profondeur du message et sa propre diffusion qui donnent naissances à la critique.La simplicité de son scénario est, à mon sens,fait pour attirer, grâce à des repères grand public,(le méchant militaire -> c.f Abbys etc …)les esprits les moins éveillés au message de ce film qui reste indubitablement profonds, ou du moins de sens !

    J’invite donc les critiques (à mon humble niveau de terminale ES, il n’y a peut-être que mes cours de philo qui peuvent me sauver !!) à suivre le démarche de Descartes ! Ou suivre comme dans un certain ” Discours de la Méthode ” une remise en question de soi. Aborder (à son niveau) ce film sans étude, sans approche critique pour le savourer comme un spectateur et pouvoir par la suite faire son devoir de critique comme il se doit !

    Je n’apprendrai pas le devoir de critique et ne vais pas remettre en cause ce statut (même si il est discutable de savoir qui est à même de critiquer autrui) mais en tous cas mon message est passé, et je sais ne pas être le seul à le partager.

    Bonne soirée à tous

  11. Patoche dit :

    Je sors du cinéma et après la claque technologique du film, je ressens une certaine colère : en effet, à mon avis, Cameron n’a fait que repomper ou adapter le magnifique livre de Frank Herbert “Dune” sauf que du désert, on passe à la forêt luxuriante. Tout n’est que reprise, qu’en j’entends “génial, il a créé un monde avec toute son écologie…etc…”, je peux vous affirmer que Frank Herbert l’avait fait bien avant lui et de façon bien plus complexe (c’est pour ça que nombre de grands réalisateurs se sont cassés les dents sur “Dune”). On pourrait faire nombre de parallèles avec Dune (Le mythe du Dieu vivant, un peuple étrange et mystérieux qui ne fait qu’un avec sa planète, le minerai / épice, le chevauchement de la bête mythique, le rite de la renaissance, l’apprentissage du guerrier…etc). Même en dehors de Dune, combien de copier/coller avec Alien (les robots de combat, les GI’s,…même les acteurs Sigourney Weaver et Michelle Rodriguez).
    Alors oui, j’ai passé un bon moment mais non ce n’est pas génial, que du repompé / réadapté avec de gros moyens numérique et financiers

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Je suis entièrement d’accord avec vous! Je suis une grande admiratrice de Dune, je relis d’ailleurs toute la saga tous les ans et j’avoue avoir été déçue, moi aussi, par le manque d’imagination de James Cameron.

  12. Nono dit :

    je suis allé voir le film hier soir, et j’avoue être plutôt content de voir enfin une critique objective sur ce film. Je ne vais pas ressasser tout ce qui a été dit (certains commentaires offusqués de lire une critique autre que cireuse de pompes à 20 couches m’ont bien fait rigoler plus haut^^) oui le film est magnifique, et oui il et clair que le budget a essentiellement été consacré aux effets et ce au détriment du scenario, comme d’habitude. Point de vue scenario, James Cameron est de toute façon réputé pour le prévisible (la preuve : je n’ai jamais vu Titanic, mais je suis à peu près sur qu’à un moment donné le bateau coule)

    Blague à part, j’ai l’impression qu’une nouvelle mode est en train d’émerger dans le domaine des films de SF : celle des épopées “écolo-futuristes” inversant les standards de rôles jusqu’à présent établis. Comme pour le film District 9 -à mon point de vue une perle comme on en voit rarement- la race humaine incarne dorénavant l’”envahisseur”, ou pour le dire autrement, la caution “amorale” de l’histoire : le personnage qui détruit sans retenue pour le profit, quelle que soit son origine. Le principe est plutôt bien amené, ca nous change vraiment des standards sur-réchauffés des envahisseurs extra-terrestres qui font rien qu’à venir dans nos campagne pour lazeriser nos fils et nos compagnes… ceci dit, je pense que ce n’est pas suffisant pour qualifier un scenario de bon : inverser l’approche habituelle est une bonne base pour pouvoir développer un scenario digne de ce nom, mais il faut aller plus loin, au risque de rapidement recréer une soupe devenue habituelle avant même de révéler les possibilités scénaristiques qui se cachent derrière. Par ailleurs quand on voit la fertilité de l’imagination de nombre d’écrivains, et les moyens que nous offrent aujourd’hui les effets spéciaux, il est clair que le potentiel est là. C’était là l’une des grandes qualités de District 9, et j’espère qu’il fera des émules…

  13. Nono dit :

    Petite note annexe, c’est amusant de voir aujourd’hui ce qui fait que les spectateurs vont qualifier un film de mythique… : plus on en prend plein les dents sur l’aspect visuel, plus le retour spectateur est encenseur. Qu’importe la qualité du scenario. Le critique du Figaro dit même à propos de ce film, je cite : “un space opera décoiffant qui pourrait ringardiser Star Wars.”
    Mouhahaha (désolé c’est nerveux..). Marrant, moi j’avais l’impression que même H2G2 avait un scenario plus riche et plus original qu’Avatar…

    Le probleme c’est qu’à force d’encenser à ce point des films qui au final ne se démarquent essentiellement par leurs prouesses techniques, on est pas prêt de voir naître de nouvelles sagas du niveau des monuments qui font déjà référence dans le domaine. Pour prendre l’exemple de La guerre des étoiles puisqu’il en est question : le cas est on ne peut plus flagrant : les épisodes 4,5 et 6 tournés à une époque ou le concept poussé à ce point était tout nouveau sont uniques : le scenario, la richesse des univers ont autant été travaillés que les effets spéciaux. Les épisodes 1,2 et 3, tournés bien des années plus tard sur une licence devenue entretemps à grand succès, sont devenus fades,plats et n’arrivent pas au quart de la cheville des premiers épisodes tournés, malgré des possibilités techniques bien plus avancées… C’est là malheureusement une direction qu’a tendance à prendre le cinéma, encouragés par les critiques (amateurs ou pro) qui se disent subjugués par des films qui, au fond ne se démarquent essentiellement que par la qualité des images, quelles que soient le niveau du scenario, alors que justement, c’est le scenario qui est au cœur de la réussite d’une œuvre. Si tout ne tenait qu’à la technique, on pourrait d’entrée de jeu créer un remake des bisounours en qualité réelle et lui faire gagner 5 oscars…

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      Je ne peux qu’abonder dans votre sens et applaudir à vos deux commentaires. Oui, c’est une tendance terrible: en mettre plein l’écran et laisser ensuite le public s’extasier de s’en être pris plein les yeux… quitte à oublier le jeu des acteurs ou le scénario. Si vous lisez l’anglais, je vous recommande cette interview de Terry Gilliam (http://www.filmmonthly.com/paul_fischer_exclusive/the_quixotic_idealism_of_terry_gilliam.html) à propos de L’Imaginarium du Docteur Parnassus. Il y aborde notamment la question du financement des films et de la sur-abondance d’effets spéciaux. Et il a d’ailleurs une phrase dure et pleine de vérité envers les patrons des studios: “They’re bureaucrats caught up in a system that requires daily survival.”

      • Nono dit :

        Merci beaucoup pour cette interview particulièrement intéressante :) j’en retiendrai (entre autre) deux phrases dont une qui résume assez bien ce qui est dit plus haut : “The visuals are there to support whatever ideas we’re trying to present.” alors que c’est actuellement la tendance inverse qui s’applique.
        La seconde (et ca fait bougrement plaisir ^^) une nouvelle tentative de tournage du film maudit^^, j’espère qu’on aura pas droit à un Lost in Lamancha 2 ^^

  14. Nico dit :

    Tres bonne analyse Nono , et en y repensant je vais me retaper la saga Dune.
    Il est certain que la societé nous conditionne dans ce surplus d’image qui en depit d’un scenario tres souvent trop leger s’en tire qd meme avec” les honneurs” des investisseurs . Dans le sens ou les medias,les produits derivées matraque nos esprits et font en quelques sortes une grosse part de ” la reussite” du film
    Au dela de toute cette surenchere , j’aimerais souligner tout de meme le boulot des graphistes,des animateurs3d,maquetistes et qui n’ont jamais leur nom cité dans la presse. Certes il y a I.L.M , Pixar ou encore square-enix les usines a pixel qui parle a tout le monde, ces gens la , au cas par cas font des horaires de fou,avec de grosses pressions de travail .
    Certain realisateurs n’ont aucun merite sur un film ( Lucas star wars I ? ) voir bonus du film pour se rendre compte a quel point il sert a rien.
    Pour le coté personnel de Cameron et les details de son univers jattend avec impatience une version uncunt en dvd .. Aussi fourni que celle d’abyss si possible ou le retour du roi dans un autre style
    District9 reste la bonnes surprise sf de l’année pour moi meme si je doit reconnaitre que j aurais aimé qu’il pousse encore + son delire au lieu d offrir la derniere heure de film que sur de l’action et du “jmenprendplein la gueule”
    Enfin, reste un excelent debat sur cette critique .
    Merci a vous

  15. sanji dit :

    Très beau film d’ensemble,des qualités visuels exceptionnels qui nous change des films quotidiens et répétitifs que nous offres le cinéma de nos jours.Pour le scénario je tire mon chapeau à cette artiste James Cameron(écris en 3 heures tout de même oO!!!) qui nous montre tout à l’image de l’humanité l’hostilité d’une certaines catégorie d’hommes envers les ressources et l’argent qui utilisera la guerre pour s’octroyer ceux qui ne lui appartient pas(Bravo le message est passer).Pour se qui est des émotions, c’est prenant quelquefois,les liens de la tribu et de son environnement peut nous atteindre dans certaines scènes tout dépendra de la personne et des sentiments de chacun.(James Cameron est un fan des ovnis suffit de voir sa vidéothèque pour comprendre,je vois qu’il y à plusieurs messages à décryptés dans se film et voir d’une certaine manière qu’elle est la définition de l’image qu’on donne à une civilisation E.T). Enfin pour finir est revenir à notre réalité les Avatar sont le contraire de ceux que nous sommes ,ils sont égaux,fraternel,respectueux de leur nature, leur culture et surtout envers leurs convictions du bien et du mal.
    Ps:Si on me demande d’abandonner mon monde pour devenir un avatar je signe tout de suite !!! (ceci est une critique personnel )

  16. Ernaud dit :

    Nous vivons désormais dans une société ou l’on se contente de bien peu…

    A part le côté bling bling 3D (et encore le CRYENGINE2 ou l’UnrealEngine 3 font bien mieux et surement pour moins cher), le scénario est bien plat : l’homme blanc, qui veux exploiter les gisements d’or qui sont sur les terres sacrées des indiens qui y vivent depuis des générations,d’abord tente de parlementer mais pourquoi s’embêter à discuter on les fait dégager et si ils se rebellent ça donne une excuse pour les tuer.
    Je ne saisis pas comment on peut encenser un remake bas de gamme de Danse avec les loups sauce warcraft ( arbre monde, elfe de la nuit,faune et flore etc )
    Et dire qu’il le prépare depuis 15 ans, c’est bien triste, j’espère sincèrement pour lui que c’était pas pour son scénario ou bien il a passé 15 ans à relire l’histoire de la colonisation américaine et du massacre des populations indigènes et du vol de leur terre.
    Le coté moralisateur et culpabilisant doit surement fonctionner sur les Américains qui sont directement concernés mais personnellement j’ai eu l’impression de revoir Fahrenheit 9/11 de Moore.

    Je passerai sur le coté ridicule du jeu de certains acteurs, mention spéciale à Michelle Rodriguez ( en passant on apprécie la désertion non-sanctionner qui mènera à la libération de tout le monde), des scènes téléphonées 1 heure à l’avance (domptage menant à la reconnaissance de tout un peuple + fin en happy end @transfert d’esprit) et des personnages hyperstéréotypés @ la Armageddon/starship troopers/independance day sauf que la y’a pas le côté “décallé” ou fun(2nd degrés) qu’on pouvait trouver dans ces 3 opus.

    Et n’oublions pas le doublage très moyen, on a une 15 aine de bon doubleurs en France aucun n’est sur la liste = ?

    Bref oui c’était à voir pour le côté technologique mais qu’on aille pas parler de film culte, c’est à voir une fois c’est tout.
    Et pour ceux qui sont bluffés par les décors, aller tester des jeux vidéos sérieux, le film a au – 4 ans de retard technologiquement parlant.

  17. Robert Gros dit :

    Bonne critique. Enfin.
    Merci a Patoche pour les remarques sur Dune de Herbert. J’y ai également pensé pendant le film. Mes arguments ne sont peut-être pas objectifs.Je suis illustrateur et que j’ai toujours aimé l’histoire de la SF.

    En tant que tel, les choix visuelles “héroïque fantaisie futuriste” me sont apparues mauvais pour une immersion réaliste. Le design new age mélangé a des objets médiévaux mélangé a l’imagerie jeux vidéo mixé avec l’accent africains de la tribu peut paraitre comme une faute de gout et donc rendre ringard le style visuelle de l’oeuvre.
    La SF peut devenir mystique ou même politique dans un style rétro mais le ringard bloque le côté futuriste de la chose.

    Je dois évidemment me trompé puisque une bonne partie de la planète est sortie satisfaites des attentes qu’elle avait du film.
    Il est incroyable qu’avec autant d’argent il n’est même pas crée une typographie originale pour l’affiche. L’équipe a du beaucoup trop s’investir sur la troisième dimension en oubliant la quatrième.
    Une 3D, ont peut le dire, encore très lise et nette. Nette a l’arrière plan comme au premier ce qui est impossible a l’oeil nu mais possible avec un effet de profondeur de champ.
    Je crois que le choix d’une “vue plus humaine” aurait été de meilleur augure pour plonger dans le film qui reste tout de même divertissant mais trop long.

    District 9 déclasse donc tranquillement et en douceur Avatar en terme de force me confortant dans l’idée que l’avenir de la SF filmé ce trouve du côté de la politique/SF comme Soleil Vert (Soylent Green) en sont temps et plus près de nous Le Fils De L’Homme (Children Of Men).
    Rien a voir me dira-t-on, mais pour les exemples donnés ils avaient tout de même glissés quel dollars pour le scénario.
    Bien a vous.
    G.R.

  18. Nico2 dit :

    Je suis allé voir ce film hier soir et il m’a bouleversé! Bien sur moins que d’autres dont le but est exclusivement de toucher sentimentalement le spectateur, mais tout de même, quelle explosion des sens!
    J’ai lu toutes ces critiques et j’ai trouvé les différents points de vues très intéressants. Pour ma part, je ne vais pas voir un film pour me demander si il ressemblait à un autre, si le scénario est réchauffé ou pas…! Je n’y vais pas non plus comme un analyste à l’affut de chaque défaut de forme ou de fond. Non, je vais voir un film dans l’espoir qu’il me donnera un bon moment de plaisir.
    En cela, Avatar est pour moi un chef d’oeuvre, j’ai passé près de 3 heures de pur bonheur, j’ai admiré les beaux paysages, la faune hallucinante; j’ai vibré avec les héros…bref, j’ai été complètement absorbé par cet univers délirant. Et je me répète, que m’importe que le scénario soit “objectivement” mauvais ou que l’on se retrouve devant l’éternelle question gentils-méchants; ou que ou que…
    Simplement, merci Monsieur Cameron

    • nugues dit :

      J’ai vu Avatar par hasard. Eh oui ! De passage à Lille, je me suis trompé de salles. Bref, j’étais parti voir Le Vilain. Erreur d’horaire. Bon, je me suis dit, allons-y pour Avatar.
      Je n’avais jamais vu de 3D, je ne connais pas la SF. Je suis un spectateur lambda. Et bien, je l’avoue, j’ai trouvé ce film admirable, beau, j’aime bien quand les bons en mettent plein la tronche aux méchants. Je préfère ça que l’inverse. Avatar est un conte philosophique, assez naîf. Compréhensible par tous.
      Bravo et merci à J.Cameron.

  19. Marc dit :

    Je suis d’accord avec Nico2 , le film est excellent et je vais vous dire pourquoi. Ce n’est pas parce que le scénario est unique, toutes les idées nouvelles etc … C’est parce je n’avais encore jamais ressenti d’émotion aussi forte en voyant un film. J’ai passé 3h de pure bonheur devant les effets spéciaux ,les décors et l’histoire aussi !Ca m’a boulversé .
    Je pense que c’est tout simplement inutile de vouloir être objectif en disant si un film est “bon” ou pas ! Le cinéma , c’est de l’art !!! Comment être objectif avec de l’art ?! Et puis vous dites que le scénario est nul parce que ça ressemble à Dune , ce qui veut dire que pour qu’un scénario soit bien il faut que personne n’y ai déjà pensé ? A force de vouloir du neuf tout le temps j’ai l’impression que maintenant les critiques dénigre un film juste parce que le scénario a déjà été vu …

    Pour conclure à ce charabia (je ne suis pas doué pour argumenter mais je fais avec ce que j’ai et j’espère avoir fait passé mon message) Avatar m’a fait vivre la meilleure expérience cinématographique que je n’ai jamais vécu, peu importe comment il y ai parvenu, James Cameron m’a subjugué , Ce film est tout simplement Génial.

    • florent992 dit :

      Tout à fait d’accord ave toi mark !
      Pour moi, la profondeur ou la prévisibilité du scenario, la « platitude » des dialogues (vous vous attendiez à ce que les personnages parlent dans un registre de langage précieux !?) ce n’est pas le plus important dans un film, le plus important, c’est d’avoir plaisir à regarder le film, le comprendre, à l’interpréter, bref, c’est totalement subjectif, surtout pour ce « type » de film, ou le but n’était absolument pas de faire un scénario ultra complexe ! (d’ailleurs, le côté financier à aussi dû jouer là dedans, puisque, si un film est peux difficile à comprendre, il s’adresse au plus grand nombre -> plus de spectateurs -> plus d’argent !)Donc, personnellement, je ne pense pas que c’est le scénario/les dialogues qui font tout !
      Pour ce qui est du point négatif, c’est vrai qu’il y a quelques «stéréotypes » (le grand méchant commandant complètement idiot avec ses gros muscles et ses blessures de guerre ; la scientifique obsédé par son travail qui considère tous les militaires comme des idiots, le voyage qui doit durer 6 ans, le briefing autoritaire/menace/sécurité en guise d’accueil…), mais qui sais, peut-être cela était voulu !
      En définitive, ce film m’a émerveillé, et pour moi, c’est le principal ; à quoi bon se focaliser sur des détails qui ne participent trop peux à l’atmosphère réussie d’un film.

  20. negus35 dit :

    Avatar est un film qui s’apprécie avec ses sens et son cœur. C’est l’histoire d’une vie ! Vous trouvez le scénario fade ? Votre vie aussi vous parait souvent fade ? Pourtant elle n’en reste pas moins unique et de ce fait précieuse. Telle est la philosophie avec laquelle Cameron nous raconte cette histoire de vie et d’amour. Elle se regarde simplement comme a travers les yeux d’un enfant ébahis devant un coucher de soleil ! Au-delà des mots et des scénarios complexes, la beauté et la pureté sont l’essence même de la vie et de ce qui nous transporte dans Avatar !

  21. Nono dit :

    C’est plaisant de voir pour une fois une discussion sur internet être menée grâce à des arguments, ca change de beaucoup de sites^^

    Je trouve les dernières interventions intéressantes sur les points de vue présentés, et je les comprends tout à fait.
    Ceci dit, je souhaiterai ajouter quelque mots afin de compléter ce qui a été dit plus haut : à la base, ce sujet ne visait pas à démolir le film en lui même, qui reste un film de qualité, comme nous le disions plus haut, mais nous relevions surtout un fait marquant, celui que le film est nominé et annoncé comme culte et unique partout, alors qu’il n’en reste (et ce n’est pas descendre le film que de dire ca) que très banal, même si de grande qualité dans son style, quand on reste objectif. Effectivement les effets spéciaux sont magnifiques (je travaille moi même dans la conception 3D dans le cadre de la création de jeux vidéos, entre autre, donc je pense pouvoir dire que je connais un tant soit peu la partie, et j’ai été retourné par la qualité visuelle du film -je ne reviendrai pas sur la comparaison avec l’Unreal Engine 3 et le Cryengine 2, mais juste, je serais curieux de voir les versions mentionnées parce que je n’ai toujours pas réussi à comprendre le rapport de force en leur faveur, je dois être bigleux ^^)Le message soulevé ici (et ce ‘est pas pour rien, j’ai trouvé sur cette page l’une des très rares critiques sorties peu après le film qui ne l’encensait pas.) c’est qu’il faut garder les pieds sur terre : oui, ce film est beau, oui quand on est devant ce film au cinéma, il est difficile de ne pas rentrer dedans, et trois fois oui, on passe un très agréable moment.
    Maintenant, qualifier ce film de mythique et de légende cinématographique, c’est clairement exagéré.
    Inutile d’être un malade du cinéma au point de se matter du Igmar Bergman tous les soirs avant de s’endormir pour dire ca, tout du moins s’en rendre compte. C’est le principal message qui, à mon point de vue semblait passer par cette discussion.
    Par ailleurs, j’ajouterai qu’à mon point de vue, un critique de cinéma se doit de rester objectif dans ses analyses, ce qui semble l’essence même du métier, et ne pas forcément servir en compte rendu aux journaux la purée que ceux-ci attendent. C’est ce que j’ai eu plaisir à trouver au travers de la critique de Mme Hontebeyrie.
    Je vous prends un exemple classique pour la comparaison : en son temps Britney Spears (ou n’importe qui d’autre, je sais pas moi, lady gaga pour rester dans la mouise audio -à mon point de vue-)a fait un carton dans les top 50, c’est pas pour autant qu’on peut parler de grande musique (essayez de me prouver le contraire^^). C’est de la musique populaire, qui marche, mais certainement pas de la grande musique, il faut simplement s’en rendre compte.
    (Bon je reconnais que comparer ce que Britney ou miss Gaga sont à la musique et ce qu’avatar est au cinéma est un peu gros^^, mais le principe est là)
    Comme disait Coluche, “C’est pas parce que la majorité (des gens) a tort qu’elle a forcément raison…”

  22. fouad dit :

    je veux parler des critiques qui parlent du scénario, le problème c’est qu’il existe des gens qui répètent seulement les critiques des autres pour se montrer professionnelles, et en effet ils n’en connaissent rien en ce qui concerne les atouts demandés pour un bon scénario, pour moi, un bon scénario c’est celui qu’on peut facilement comprendre, et vivre avec sans complexités, sinon, quand on critique, on doit donner les critères pour un bon scénario pour que tout le monde soit sur le même nuage et comprennent pourquoi on dit cette chose ou l’autre, avatar pour moi est un grand film avec une très belle histoire et avec le meilleur réalisateur jamais vu jusqu’à présent, et aussi avec un bon scénario. à noter : un bon scénario.

    • Zapotek dit :

      A mon sens , la qualité principale d’un bon scénario réside dans sa capacité à me faire envisager de nouvelles possibilités, idées, visions, etc.
      Et s’il est “facilement compréhensible”, cela doit être pour me permettre d’aller plus loin. Pas pour me conforter dans les clichés que je me fabrique déjà très bien tout seul, merci :-)

      Pour la réflexion sur le rôle de l’homme blanc dans la destruction de la nature, allez (re-)voir l’excellent “La Forêt d’Emeraude”.

  23. Didier dit :

    +1
    Merci Isabelle Hontebeyrie qui a su transcrire ce que je pense d’”Avatar” mais n’arrive pas à l’exprimer (chacun son métier! Lol!)
    Ps : çà y est j’ai trouvé “LA” critique cinéma que je cherchais depuis longtemps et qui me correspond!

    Encore merci Isabelle!
    Et bonne continuation
    Un admirateur depuis 2 minutes mais pour longtemps!

    • Isabelle Hontebeyrie dit :

      ;-) Merci. Beaucoup. Je suis touchée. C’est toujours extrêmement dur d’écrire des critiques de films en essayant de rester objectif, sans tomber dans le trop personnel.

      Au plaisir de vous lire de nouveau dans la section des commentaires.

  24. Bonjour :) ,
    Alors voilà, j’ai lu les critiques , ici, et ailleurs, en France et au Québec, j’ai vu et entendu pleins de choses sur ce film, en gros les mêmes que je trouve ici et pourtant…

    j’ai 63 ans, je suis très naïve dans ma participation cinématographique : j’achète un billet, j’entre dans la salle, et … je savoures l’instant. Et j’ai savouré chaque instant de ce film. Je ne compare à rien, je me contente de voir un film, une distraction, un plaisir. Parfois je suis déçue, parfois enthousiaste. Là, j’ai été conquise.

    Je n’ai pas de culture en tant que telle, je suis “inculte” dans le sens de “sans a priori”, n’attendant d’un film que ce pour quoi il est fait, à mon sens : me distraire, et le faire bien.

    Alors non je ne compare pas à d’autres films, je ne cherche pas le “message caché qui aurait pu être bien meilleur”, je ne cherche pas les effets spéciaux, je me contente d’être là, de voir, d’entendre, de profiter. Mais peut etre suis je un dinosaure inculte…Peu m’importe, j’ai eu beaucoup de plaisir à voir ce film, j’ai envie de le revoir. Et…les messages les plus simples, les plus redondants sont souvent ceux que l’on a beaucoup de mal à mettre en application au quotidien dans sa propre vie, alors oui,j’ai aimé même le message redondant, que l’on dit vu et revu…Après tout, répéter un message avec de belles images, pourquoi pas?

    Mais je vous avoue qu’en lisant toutes les critiques, je me sens très néophyte, inculte et un peu niaise…Dommage, j’ai bien aimé moi ce film là :)

  25. TOS dit :

    Malheureusement pour nous , nous avons ét… Afficher davantageé hier voir ce navet .NOUS SOMMES PARTIS AVANT LA FIN.Quelle insulte à l’intelligence:scenario anorexique ,musique sirupeuse ,personnages sans profondeurs ,longueurs pour mieux s’endormir,message hypocrite …Nous nous attendions certes a des faiblesses scénaristiques (Cameron, ou son scénariste sous-fifre, a-t-il écrit le scénario en un après-midi?) ,mais là ,rien ne suivait :a aucun moments nous n’avons été ébahi par l esthétique ni par autre chose.Nous ne sommes pas des oies ni des gogos ,alors nous nous sommes enfuis . En quelques mot ,du cinéma gadget ,du cinéma kleenex .De la purée mousseline en poudre dévolue a gaver les foules décérébrées…. le film gave d’ailleurs les spectateurs d’images jusqu’à la nausée. Quand a la 3D…Nous sommes très loin d’être convaincus…Certes oui ,un peu plus de profondeur ,mais rien de spectaculaire ,sans compter le fait que l’image soit rendue terne et floue par le port des lunettes. Technique qui n’a de plus rien d’innovateur, ce n’est juste qu’un coup marketing bien réfléchi!!!! Une histoire manichéenne, téléphonée, hollywoodienne, les dialogues ineptes, et le doublage insupportable, bref une daube. si ce film n’utilisait pas des techniques inédites, il passerait totalement inaperçu…Je ne lui promet pas un avenir brillant, il risque de vite tomber dans les oubliettes!… Alors pour ceux qui trouvent que les créatures imaginées par Cameron sont géniales, regarder “La Planète Sauvage” de Topor et Laloux!!!! Cameron étire son histoire jusqu’à ce qu’elle soit réduite à un mince fil fragile, à une mince peau de chagrin, et comble les gouffres du scénario de sa technique 3D jusqu’à ce qu’elle perde toute saveur!!!! Apparemment c’est la technique pour lui qui justifie la réalisation d’un film et non pas le scénario ou le propos!!! Le plus dégueulasse selon nous :baser un film sur un message (simpliste,avatar pourrait être un formidable film pour enfants)d’ écologie mâtiné de new age de super marché alors que c’est une machine a faire des sous ,beaucoup de sous (entrées et produits dérivés)ca ne vous semble pas être un peu gros ????

  26. Aliore dit :

    Bonjour,
    Tous vos avis me semblent constructifs…Mais je pense que ce n’est pas la faute de James Cameron:
    En effet, les personnages sont tout noir ou tout blanc, il n’y a pas de personnage ambigu, le méchant est une caricature avec sa cicatrice mais Cameron n’a peut etre pas souhaité ça: par contre les producteurs (fox),si. Oui, ceux qui gèrent les millions de dollars investis controlent TOTALEMENT le réalisateur et peuvent lui faire changer son scenario a tout moment. Je veux dire, on n’a pas besoin d’etre vraiment très éclairé pour remarquer la simplicité du scenario et des repliques mais c’est ce qui plait à la “masse”. Quand on regarde le film, tout passe comme une pilule, rien ne choque: oh oui les humains sont méchants mais au fond on est pas perturbés, génés…Tout est calculé pour que le film soit apprécié par tout le monde .La critique ne va pas plus loin!
    Neamoins le film m’a beaucoup plu, c’est en effet une revolution technologique mais c’est surtout une sensation de liberté, on s’échappe… A aller voir ,certainement, mais avec un esprit éclairé ; pas comme tous les gens que je vois en sortant de la salle dire: “oooh c’était troooooop bieeen ,nan mais tu te rends compte, vraiment GENIAL, un CHEF d’OEUVRE…”
    Et gnagnagna, il faut arreter de se faire manipuler :)
    J’ai peut etre tort du haut de mes 15 ans ,mais c’est ce que je pense!
    Bisous a tous et a toutes

    • Aliore dit :

      Et puissurtout le message écolo alors qu’ils ont dépensé des millions pour faire le film: HYPOCRITES ! Les producteurs ne pensaient qu’ recolter du fric sur le dos de la naiveté des hommes…Tout l’argent qu’ils ont dépensé ,c’est désolant!

  27. _Ulysse_ dit :

    Bonjour,

    Je me permet de répondre un peu à la critique sur le scénario.
    Beaucoup de critiques ont trouvé le scénario trop simple, simpliste. Mais je crois que c’est une erreur d’interprétation et à mon avis le pb est ailleurs.

    En effet, le scénario d’avatar est dans sa trame le même que celui de Dune. Il ne me semble pas que Dune ai été critiqué pour être un film “simpliste”, au contraire celui-ci été trouvé en général trop complexe!

    Pourtant, c’est presque la même histoire :

    Dune raconte l’histoire d’un empire qui exploite une ressource naturelle de très grande valeur (l’épice) et vitale sur une planète isolée (Arakkis=Dune) au détriment de ses habitants (les fremens).

    Un homme, Paul est envoyé sur Arrakis et il se perdra dans le désert (suite à l’attaque des Arkonens appuyés par l’empire, jaje lui se perd dans la forêt) où il sera recueilli par les fremens. Les fremens qui sont les autochtones parfaitement adaptés à leur milieu. Là Paul apprend la culture fremens (et notamment l’art étrange), intègre le clan, tombe amoureux d’une fremen et pense être l’”élu”.
    Et, il dompte un ver géant ce qui lui donne un statut de “chef de guerre”.
    Une fois cette étape franchi, les fremens attaquent les Arkonens et les chassent de la planète.

    Ce qui me permet de faire l’analogie suivante :

    -Jake Sully = Paul
    -La compagnie = L’empire + Arkonens
    -Les humains “amis des navis” = Les atréïdes
    -Neytiri = Shani? (je ne me souviens plus de son nom)
    -Les Navis = Les fremens
    -La chasse et la culture animiste (notamment le “lien”) = L’art étrange et la culture fremen.
    -Les ikrans = les vers des sables
    -Toruk = les vers géants
    -Les signes d’eywa = La notion “d’élu”
    -Toruk macto = L’élu qui délivrera le peuple de l’oppression

    Cette analogie est étonnante tant les deux films sont différents.
    Pour moi, le pb d’avatar n’est pas son scénario mais le traitement de celui-ci. En effet, le budget a imposé à Cameron de faire une présentation “simplifiée” et manichéenne des choses pour ne pas perdre le spectateur (même le plus limité intellectuellement).
    C’est ainsi que Jake est présenté comme un gentil dès le départ, à tel point qu’on ne comprend pas pourquoi il obéi aux ordres du colonem, on ne ressent pas son ambivalence.
    Le “petit patron” près de ses sous est montré dès le départ comme un “méchant” alors qu’on le voit assez hésitant au moment de décider d’attaquer les Navis, il aurait pu être plus ambigu et sujet aux pressions de la compagnie.
    Le colonel est caricatural (ceci étant dis les militaires sont parfois vraiment un peu comme ça!).
    Les indiens sont présentés comme très gentils et pourtant il est question qu’ils tuent Jake au début du film mais on sait qu’ils n’en ferons rien. Gloablement, le nb des personnages a été réduit presque au maximum pour une meilleure lisibilité (notamment chez les navis). (il y a malgré cela 11 personnages)

    Bref, ce genre d’histoire est sujette à faire transparaître une certaine ambivalence chez les personnages et une certaine complexité comme dans Dune. Mais il n’en reste que des traces dans avatar pour ne pas perdre le spectateur. Même pb pour les dialogues qui sont réduits à un langage simple.

    Pour continuer avec les points négatifs, Il y a aussi un côté un peu nié notamment l’intervention d’eywa qui non seulement n’est pas cohérente mais n’est pas nécessaire du tout pour faire gagner les indiens.
    Sinon, j’ai trouvé les graphismes un peu “flachis” même si ça passe.

    Après les points négatifs, place au positif :

    Il m’est rarement arrivé de voir un film de plus de 2h 30 sans m’ennuyer à un moment ou un autre. Je ne me suis pas ennuyé devant ce film, la faute à un montage très bien rythmé(!= cadencé) comme j’ai rarement vu, une mise en scène de grande qualité. Le film est très bien léché et à aucun moment “baclé”.
    L’univers du film est riche et travaillé et on a de beaux paysages même si ceux-ci sont virtuels.

    Le rendu graphique sur les êtres vivants est le meilleur à ce jour et en devient même souvent crédible (premier film que je vois comme ça).

    Bref, j’ai beaucoup aimé avatar que j’ai vu 2 fois même si je pense qu’il y avait matière à mieux encore, la faute pour l’essentiel aux contraintes commerciales. Pour finir, la comparaison avec titanic n’a selon moi pas beaucoup de sens. En effet, j’ai vu titanic une fois à la télé et je me suis ennuyé comme rarement devant cette niaise romance de 3 heures digne d’un mauvais téléfilm.

  28. Essais F1 dit :

    Graphiquement, on en prend plein la tête, ça, il n’y a pas photo. En revanche, du côté de l’histoire, même si on est a fond dedans tout le film, eh bien, il faut avouer que cela reste un peu bateau… Je n’en dirais pas plus pour ce qu’il ne l’ont pas vu :p
    Mais bon, j’aurais bien aimé une histoire un peu plus travaillée ;)
    Sinon, mon avis global reste quand même : film génial!

  29. MiSs ATiChA dit :

    Moi, personnellement, j’ai adoré le film Avatar.

    Édité: Message traduit du texto au français, et les multiples commentaires de suivi, entrés sous des pseudos différents, ont été supprimés. Prière de lire les règles d’utilisation de la section commentaires du site ou vous risquez d’être interdit d’accès.

  30. zizou dit :

    BIDE D’AVATAR AUX OSCARS !!
    BIDE D’AVATAR AUX OSCARS !!

    Ça fait plaisir. Non mais sérieusement qui pouvait croire que ce navet sans nom (je parle notamment du scénario) aurait l’oscar du meilleur film ???

  31. alice dit :

    Je vous remercie grandement pour cet article qui remet les pendules à l’heure.

    Ce film, certe visuellement réussi, ne peut être considéré comme un chef d’oeuvre ne serait-ce que par la nullité et le manque de profondeur de son scenario qui met en relief des personnages caricaturaux à l’extrême. Film essentiellement technique et sans ame.

    Hier soir le jury des Oscars a fait preuve de clairvoyance en lui attribuant les seules récompenses qu’il méritait : la photographie, les effets speciaux et l’image.

    Heureuse de voir que le CINEMA a triomphé du box office.

  32. Benoit Bisson dit :

    Cher Vicomte, je vous rassure d’entrée de jeu: votre ton me plaît. Il est vrai que grâce à ce second texte de votre part, j’y perçois mieux l’humour et les nuances. Comme il se fait tard, je n’ai malheureusement pas l’énergie ni la concentration requises pour une longue réponse. Cependant, je voudrais au moins relever un élément de votre commentaire, ne serait-ce que pour ne pas perdre le fil de réflexion qu’il touche, quitte à toucher au reste plus tard.

    Vous mentionnez, en conclusion «je pense qu’un chef d’oeuvre est avant tout purement personnel… et ne l’est réellement que pour celui qui le considère comme tel.» Vous me permettrez de ne pas partager cette opinion. Le statut de chef d’oeuvre n’est justement pas, selon moi, quelque chose de personnel. Les différentes définitions données par le Petit Robert d’un chef d’oeuvre ne pointent pas vers quelque chose de personnel, mais bien de technique. Sans trop approfondir la chose pour l’instant (je vous promets que j’y reviendrai), il y a dans le cinéma un certain nombre d’éléments que l’on peut évaluer d’un oeil technique – photographie, éclairage, montage, pour ne nommer que ceux-là – et d’autres qui sont forcément subjectifs – la prestation d’un acteur qui sera crédible aux yeux d’un spectateur pourra être fausse aux yeux d’un autre. J’ajouterai à cela le temps, grand égalisateur devant l’éternel. C’est fou ce que 10 ou 20 ans (dans le cas du cinéma du moins; il faut compter plus longtemps pour d’autres formes d’art) peut faire à un film. Après 10 ans, on a généralement oublié les critiques de la première heure; les effets des millions dépensés en marketing se sont dissipés. Il y a bon nombre de films qui passent le test des années haut la main alors que pour d’autres, on se demande ce qui a pu leur attirer des louanges au moment de leur sortie en salle.

    On peut détester un chef d’oeuvre tout en étant obligé d’en reconnaître l’excellence. Ce que je déplore, dans le cas d’Avatar, c’est que l’on fasse l’inverse: on crie au chef d’oeuvre, alors qu’il est évident à plusieurs niveaux que l’on est loin de l’excellence.

Qu'en pensez-vous?

Faites-nous part de vos commentaires!

Trackback: http://lebuzz.info/2009/12/41922/critique-les-seuls-merites-davatar-sont-technologiques/trackback/

Bottom