[Analyse] Avec Avatar, James Cameron peut-il devenir le prochain George Lucas?
Publié le: 14 décembre 2009 à 8:23 (Dernière mise à jour: 17 décembre 2009 - 17:25)
Avec la sortie d’Avatar, qui redéfinit la manière dont est présenté le 3-D, la question se pose. James Cameron peut-il prétendre devenir l’égal d’un George Lucas qui avait, en 1977, révolutionné l’industrie du cinéma avec son Star Wars?
Une scène d’Avatar, de James Cameron
© Industrial Light and Magic et 20th Century Fox – Tous droits réservés
Le parallèle entre les deux hommes s’impose de lui-même. En 1976, George Lucas propose, aux studios 20th Century Fox, un projet sur lequel il planche depuis 1974. C’est un film de science-fiction, avec effets spéciaux, séquences d’action et vague histoire d’amour. Le jeune cinéaste de 30 ans n’en est pas à ses premières armes puisqu’il a fondé la compagnie American Zoetrope avec Francis Ford Coppola en 1968, et a déjà écrit et réalisé American Graffiti. Quand George Lucas se présente dans les bureaux de Fox avec son dossier Star Wars de 14 pages (incluant du concept art), il peut compter sur le soutien d’Alan Ladd Jr., nouveau patron de la compagnie, qui a beaucoup aimé American Graffiti. Même si les films de science-fiction sont jugés invendables à l’époque, les studios lui allouent la somme faramineuse de huit millions de dollars.
Malheureusement, après un tournage éreintant (les détails se trouvent sur la page américaine de Wikipedia), la post-production n’avance pas mieux. Le réalisateur et scénariste, qui a créé Industrial Light & Magic (ILM) en 1975 après avoir découvert que la 20th Century Fox avait mis dehors son équipe d’effets spéciaux, s’aventure en territoire inconnu. Car les effets visuels de Star Wars sont du jamais vu et la date de sortie, tout d’abord prévue pour Noël de 1976 est repoussée au 25 mai 1977! Du coup, le budget de production du film passe à 11 millions de dollars, avec la moitié de cette somme affectée uniquement au traitement visuel de quatre séquences… qui n’apparaîtront jamais dans le film. Parallèlement, les studios Fox ne savent pas du tout comment vendre Star Wars aux propriétaires de salles de cinéma américains et ils ne trouvent rien de mieux que de les menacer de ne pas les autoriser à projeter Smokey and the Bandit (blockbuster avec Burt Reynolds) s’ils ne diffusent pas le film de George Lucas.
Mais le cinéaste n’est pas un idiot. Il a compris intuitivement que son Star Wars aurait du succès. Résultat, il est le premier à développer une gamme de produits dérivés de son film, sous la forme de figurines et de reproductions de vaisseaux spatiaux. Finalement, comme on le sait maintenant, Star Wars devient le premier film de l’histoire du cinéma à engranger plus de 300 millions de dollars! Et ce succès fait de George Lucas un visionnaire. Par ailleurs, ILM devient un incontournable en matière d’effets spéciaux. Après Star Wars, la compagnie de George Lucas figure au générique de Raiders of the Lost Ark et E.T.: The Extra-Terrestrial, deux films pour lesquels le cinéaste collabore avec son grand ami, Steven Spielberg.
Mais ILM, à cause de son expertise en tournage de batailles dans l’espace, réalise aussi les effets visuels de films tels que Star Trek: The Wrath of Khan, Star Trek III: The Search for Spock, Total Recall et… Avatar (!), en plus de figurer au générique de classiques tels que Out of Africa ou Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest. Car il ne faut oublier que Lucas, via ILM, est le premier à présenter aux cinéphiles une séquence entièrement filmée avec une caméra dont les déplacements sont contrôlés par ordinateur (Star Wars , sorti en 1977). De plus, George Lucas offre aux amateurs d’effets spéciaux la première séquence réalisée entièrement par ordinateur en 1982 dans Star Trek II: The Wrath of Khan.
Les destins technologiques de George Lucas et de James Cameron se croisent pour la toute première fois en 1989, quand la compagnie du père de Star Wars travaille sur The Abyss et crée le premier personnage 3-D entièrement généré par ordinateur. On se rappelle d’ailleurs que Dennis Muren, d’ILM, a remporté l’Oscar des Meilleurs effets spéciaux cette année-là pour son travail sur le long métrage de James Cameron. Mais leurs collaborations ne s’arrêtent pas là et on retrouve le nom d’ILM au générique de Terminator 2: Judgement Day, en 1991, la compagnie ayant réussi l’exploit de réaliser le T-1000, premier personnage principal partiellement généré par ordinateur. Et ça continue en 1997, puisque la compagnie de George Lucas travaille de concert avec James Cameron sur certains effets spéciaux de Titanic, puis pour The Adventures of Sharkboy and Lavagirl 3-D et, bien sûr, cette année, sur Avatar!
James Cameron, caméra à l’épaule, sur le plateau d’Avatar
© 20th Century Fox – Tous droits réservés
Fast forward jusqu’en 2009, année de sortie de Avatar (notre dossier spécial – notre critique). Le film, développé par James Cameron en 1994, se déroule sur la lointaine planète Pandora. Le réalisateur et scénariste n’en n’est pas, non plus, à ses premières armes. Après tout, il est le «créateur» (malgré de persistantes accusations de plagiat) de Terminator et de la télésérie Dark Angel. Il est aussi le maître d’œuvre de Titanic, premier film de l’histoire à coûter plus de 200 millions de dollars et tenant du titre du long métrage le plus rentable de l’histoire du cinéma avec des revenus bruts de 1,84 milliard de dollars (en terme de ventes de billets, c’est toujours Gone With The Wind qui domine le palmarès).
Quand James Cameron commence à écrire Avatar, c’est-à-dire avant même la sortie de Titanic, la technologie qui lui permettrait de réaliser les effets visuels n’est pas encore inventée! Même s’il présente son projet à la 20th Century Fox (encore eux!), le budget de production de l’époque atteint 400 millions de dollars, un risque financier inacceptable pour les studios. Le cinéaste prend donc son mal en patience et fait comme George Lucas. Puisque la technologie n’existe pas, autant l’inventer. C’est que James Cameron connaît très bien un certain Vincent Pace. L’homme a commencé sa carrière comme caméraman de The Deep (film de 1977 de Peter Yates) et il est reconnu pour son immense talent à filmer des scènes sous l’eau. Résultat, quand Pace arrive sur le plateau de The Abyss, il développe un système d’éclairage qui lui vaudra un Oscar technique. Vincent Pace et James Cameron continuent leur fructueuse association et travaillent ensemble sur Titanic. En 1992, Pace crée PACE (site officiel), sa compagnie, et dix ans plus tard, les deux hommes dessinent, ensemble, sur le bout d’une serviette en papier, les premiers plans d’une nouvelle caméra 3-D (voir le site officiel de PACE HD).
Le système appelé Fusion Camera System ou Reality Camera System 1 vient de voir le jour. Bien évidemment, les deux hommes le mettent sur le marché afin de le rentabiliser. C’est ainsi que Ghosts of the Abyss et Aliens of the Deep sont développés en 2003. La filmographie 3-D de la compagnie est impressionnante et comprend d’ailleurs des titres aussi divers que Miley Cyrus Best of Both Worlds 3D, The Jonas Brother: Concert in 3D, la tournée de U2 3D, Spy Kids 3-D et The Adventures of Sharkboy and Lavagirl in 3-D. Pace collabore aussi à des projets en 2D, en fournissant de l’équipement. La compagnie figure d’ailleurs au générique de longs métrages tels que Gamer, Crank ou Public Enemies. Parmi les projets à venir pour Pace, outre Avatar, on trouve des productions telles que Tron Legacy et même le Alice au pays des merveilles de Tim Burton! Par ailleurs, James Cameron, suivant l’exemple de George Lucas, développe également une ligne de produits dérivés d’Avatar avec, notamment, le fabricant de jouets Mattel (site officiel).
Aux analystes de l’industrie qui se demandent si Avatar, dont on murmure qu’il a finalement coûté la somme d’un demi milliard de dollars (tout compris, après tout, n’oublions pas que cela fait 14 ans que James Cameron planche dessus, mais soulignons aussi que les studios 20th Century Fox n’ont assumé que les coûts de production, pas ceux de développement), sera rentable, la réponse est oui. D’ailleurs, le système de caméras 3-D développé pour Avatar a déjà été rentabilisé via la kyrielle de projets auxquels ont participé les artisans de PACE. Alors oui, technologiquement, James Cameron s’inscrit dans la lignée d’un George Lucas, sans pour autant être un précurseur. De plus, au niveau de ses activités de scénariste, il faut quand même avouer que Cameron n’a ni le lyrisme ni l’imagination de Lucas, des qualités que semble, par contre, posséder Peter Jackson, qui a d’ailleurs collaboré à Avatar via sa compagnie WETA (site officiel).
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Comment vous dire , énorme , magnifique , je suis rentré dans ce monde de pandora , une imagination terrible des images numérique d’enfer , on a pas envie que ça s’arrête , j ‘y retourne ce soir .
A part ses lunettes un peu lourde , mais mieux adaptées se serait géniale . allez voir ce film , vivement la suite .
Hervé de LAGNIEU ;
AVATAR….Merci Monsieur Cameron ! c’est un film splendide, émouvant, fantastique, bref un pur bonheur….ce n’est pas seulement un film, mais aussi un message. Protégez votre planète, ne tuez pas les animaux gratuitement car un jour vous pouvez avoir besoin d’eux …. Je vous dirais seulement: allez voir ce film…
Ce film est tout simplement superbe !Je conseille à tout le monde d’aller le voir ,les couleurs sont splendides ,l’histoire est passionante. Ce film est tellement émouvant que je me suis sentie ailleur .
Merci monsieur Cameron =D
J’ai adoré ce film ! Je ne suis pas très sensible mais là, j’ai pleuré à la fin, Merci monsieur Cameron comme a dit Sandra, j’ai adoré votre film, c’est dommage que Grace et la fille dans l’hélicoptère meures, parce que je les adoré !!!!
Merci beaucoup ce film est tout simplement génial, le 3D rend le film magique, les couleurs, les trucages, les maquillages, le monde Tendora ou Pendora j’ai pas trop compris pour le nom mais c’est génial. Vous avez eu une idée génial.
xx Rose