[Critique] Zac Efron joue les seconds violons dans Me and Orson Welles
Publié le: 10 décembre 2009 à 18:28 (Dernière mise à jour: 10 décembre 2009 - 8:18)
Me and Orson Welles met en vedette Christian McKay, Zac Efron, Claire Danes et Ben Chaplin. Le long métrage est réalisé par Richard Linklater et prend l’affiche au Québec le 11 décembre. Voici notre critique.
Une scène de Me and Orson Welles
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Honnêtement, Me and Orson Welles n’a rien d’extraordinaire. Le scénario, tiré du roman de Robert Kaplow, raconte l’histoire de Richard, un adolescent (Zac Efron) qui veut devenir acteur. Il se fait embaucher par hasard – et en mentant un peu – par Orson Welles (Christian McKay) qui est en plein montage de la pièce Julius Caesar dans un théâtre new-yorkais en 1937.
Dès son arrivée au sein de la troupe, le jeune Richard connaît ses premiers émois amoureux avec Sonja Jones (Claire Danes), secrétaire ambitieuse et hautement efficace qui n’attend qu’une chose: rencontrer David O. Selznick pour enfin partir à Hollywood. Le Orson Welles campé par Christian McKay est crédible. Le futur réalisateur génial, déjà entouré de Joseph Cotten et lisant La splendeur des Amberson dans le taxi (si vous n’avez pas vu ce film, je vous le conseille ardemment, il est, pour certains, meilleur que Citizen Kane) est un coureur de jupons, imbu de sa personne et déjà convaincu de son génie.
Sa mise en scène de Julius Caesar ne se déroule donc pas sans heurts, maîtresses, crises de nerfs et petites catastrophes sont monnaie courante. Et Richard découvre, peu à peu, l’univers bohème du New York de ces années-là. Si Christian McKay ressemble énormément à Orson Welles, il faut quand même avouer que son interprétation n’est pas aussi bonne que celle de Liev Schreiber dans RKO 281, excellent téléfilm américain de 1999 qui racontait la petite histoire derrière Citizen Kane.
Zac Efron est, quand à lui, très bon. Le jeune acteur, dont je disais qu’il avait un grand avenir devant lui dans ma critique de 17 Again, tient ses promesses. Malgré un physique de – très – jeune premier qui, comme Leonardo DiCaprio, lui portera ombrage, il va aller loin. Je réitère, j’espère de tout cœur qu’il sera bien conseillé et pourra ainsi trouver un projet qui lui permettra de montrer son talent.
Cote: 








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