[Critique] The Private Lives of Pippa Lee: frais et léger
Publié le: 3 décembre 2009 à 17:30 (Dernière mise à jour: 4 décembre 2009 - 7:42)
La distribution a de quoi éblouir. Robin Wright Penn, Blake Lively, Alan Arkin, Julianne Moore, Keanu Reeves, Monica Bellucci, Maria Bello et Winona Ryder se partagent l’affiche de ce film frais et léger signé Rebecca Miller. En voici notre critique.
L’affiche de The Private Lives of Pippa Lee
© Maple Pictures – Tous droits réservés
Produit par Plan B, la compagnie de Brad Pitt, The Private Lives of Pippa Lee est un mélange de Virgin Suicides et de 500 Days of Summer. Je sais, c’est un mix pour le moins étrange. Et j’entends d’ici les détracteurs souligner les clichés et la banalité de ce film qui prend l’affiche au Québec le 4 décembre.
Mais je persiste et signe. J’ai aimé. Beaucoup. D’abord parce que Robin Wright Penn est, comme toujours excellente (je l’apprécie tellement que j’ai regardé, sans m’endormir, Loved, c’est vous dire!) dans ce rôle de Pippa Lee, une quinquagénaire devenue respectable après son mariage avec Herb Lee (Alan Arkin). Ensuite, deuxième raison, le scénario, les dialogues un peu déjantés, et la réalisation signés par Rebecca Miller, la fille d’Arthur Miller.
Oui, j’ai apprécié les «one liners» caustiques à souhait, les clins d’oeil cinématographiques juxtaposant des cérébrales et des pilules, le personnage de Keanu Reeves qui, voulant devenir jésuite quand il était jeune, s’est fait tatouer un immense Christ sur la poitrine. Oui, on nage dans un univers bizarre, où on n’a plus trop de repères. Oui, l’histoire est banale, comme toutes les histoires d’amour «normales», mais Rebecca Miller saupoudre le tout d’un zeste de fantaisie qui fait que ça passe très bien.
Mais je me dois d’être honnête. Si j’ai autant aimé un film écorché par la majorité des critiques américains, c’est probablement parce que je suis une femme. Car The Private Lives of Pippa Lee raconte la vie de la Pippa en question, juxtaposant le présent et le passé (Blake Lively l’incarne jeune). On voit ainsi défiler une mère neurasthénique, une tante lesbienne, un futur mari beaucoup plus âgé et, plus tard, des enfants qui ont bien réussi. Alors oui, c’est peut-être un ramassis de clichés, c’est peut-être un film banal, mais je l’air trouvé, comme je le disais au début, frais, léger et attendrissant. J’assume !
Cote: 








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