[Critique] Brothers: frères ennemis
Publié le: 3 décembre 2009 à 17:00 (Dernière mise à jour: 3 décembre 2009 - 16:53)
Brothers, Frères en version française au Québec est la plus récente réalisation de Jim Sheridan. Le long métrage met en vedette Tobey Maguire, Jake Gyllenhaal, Natalie Portman, Sam Shepard, Bailee Madison et Taylor Geare. Voici notre critique du film.
Tobey Maguire et Jake Gyllenhaal dans Brothers
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Brothers (notre dossier), ou Frères au Québec pour la version française, prend l’affiche demain, vendredi 4 décembre dans tous les cinémas de la province. Est-ce parce que je baigne dans les téléséries à la Generation Kill, que j’ai trop vu The Deer Hunter ou Apocalypse Now et que je regarde les informations américaines tous les soirs, mais Brothers ne m’a pas émue outre mesure. Le casting est irréprochable. Natalie Portman, Jake Gyllenhaal et Tobey Maguire ont tout pour interpréter un trio d’enfer, mais la recette ne lève pas, la faute en revenant au scénario particulièrement facile et sans grande originalité.
Sam Cahill (Tobey Maguire qui est, il faut quand même l’avouer très bon et qui, Dieu merci, délaisse Peter Parker pour nous rappeler qu’il est capable de jouer) est capitaine de l’armée américaine. Envoyé pour la deuxièem fois en Afghanistan, son hélicoptère a un accident lors d’une mission de reconnaissance. Il est alors donné pour mort. Parallèlement, son frère Tommy (Jake Gyllenhaal excellent), qui vient tout juste d’être libéré de prison, est le mouton noir de la famille. Considéré comme un bon à rien par ses proches, il est ostracisé jusqu’à la «mort» de son frère.
Tommy, en bon fiston américain, prend la relève et s’occupe de Grace (Natalie Portman), la femme de son frère et de ses deux filles. Et, pendant que Sam est atrocement torturé, physiquement, mais surtout psychologiquement, par les Talibans, le frérot refait la cuisine – provoquant ainsi le bonheur de sa belle-soeur -, construit des bonhommes de neige et emmène toute la famille faire du patin. Ce qui doit arriver ne manque pas de se produire. Tommy et Grace tombent suffisamment amoureux l’un de l’autre pour échanger un baiser. Heureusement, comme ils ont fumé un joint juste avant et qu’ils s’arrêtent là, la morale américaine est sauve. Après tout, on ne cocufie pas – même au cinéma – un soldat en Afghanistan.
Comme il fallait s’y attendre, Sam est libéré et revient chez lui. Souffrant d’un grave – on le serait aussi à moins – stress post-traumatique, il n’est plus le même (inévitable comparaison avec le personnage de Christopher Walken dans The Deer Hunter et laissez-moi vous dire que ce n’est pas Tobey Maguire qui en sort gagnant). Ses filles et sa femme se détachent de lui et notre valeureux G.I. finit par péter un plomb. Mais là encore, la morale est sauve, tout finit bien.
En bref, c’est fade, long, ennuyeux et surtout inutile. Et le pire, c’est que, pour une fois, ce n’est pas la faute des acteurs. J’avoue ne pas avoir vu l’original de 2004 ni connaître les raisons d’un remake aussi rapide. Je soupçonne simplement les américains d’avoir voulu s’approprier une histoire réalisée par une Danoise parce, n’est-ce-pas, ce ne sont pas les étrangers qui parlent le mieux des affres de la guerre en Afghanistan.
Cote: 








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N’ayant pas vu le film je ne me risque pas à une critique de celui-ci. C’est étonnant. Je viens de lire deux critiques foncièrement différentes. L’une forcément élogieuse et l’autre pour le moins assez assassine.
Pour ma part je vais aller voir ce film ne serait-ce que pour voir la nouvelle garde du cinéma américain dans un genre quelque peu différent des spider-man ou autre star wars.
Il est vrai que bien d’excellents films ne sont pas le fait des américains (preuve hier soir avec le livre d’Eli….) mais force est de reconnaître, comme toujours, qu’au moins ils ont un courage (ok pas vraiment) d’oser parler de leurs problèmes (sans en tirer de leçons mais ça c’est typique de l’arrogance, internationale celle-ci).
Alors considérons Brothers comme un film à voir pour ceux qui n’auraient pas vu la version danoise de Susanne Bier (c’est-à-dire quasi tout le monde malheureusement) et si un jour le cinéma est foncièrement responsable, il pourrait y avoir dans les génériques, des remerciements aux auteurs originaux, une participation financière à des projets concrets selon les thèmes. Faire du cinéma un spectacle responsable.
Et pour finir ne pas croire que le cinéma français ou européen est meilleur que le cinéma américain car ni l’un et l’autre sont capables du pire….
Je suis désolée de voir une critique si peu représentative du film.
Je l’ai vu hier et j’en suis ressortie complètement absorbée, l’émotion monte sur beaucoup de scène, c’est un film qui représente la douleur humaine.. Bien sur le scénario est typique américain, mais il ne mérite pas une telle critique.
Celle-ci est exactement vrai en revanche : http://www.excessif.com/cinema/brothers-5563681-760.html
Et pour les acteurs, là c’est évident qu’il n’y a rien à y redire, ils ont joué leur rôle magnifiquement jusqu’au bout.
Je pense que les critiques du film dépendent vraiment du contexte de chacun …
>> A voir.