[Critique] Planète 51: un peu léger pour les adultes
Publié le: 20 novembre 2009 à 4:47 (Dernière mise à jour: 20 novembre 2009 - 4:47)
Doublé au Québec par Marc Dupré, Patrice Bélanger, Jean-Carl Boucher, Normand D’Amour, Xavier Dolan et Karine Vanasse, le film d’animation Planète 51 prend l’affiche aujourd’hui. En voici notre critique.
Une scène de Planète 51
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La planète 51 (notre dossier complet) est un drôle de monde. Ressemblant étrangement à la Terre des années 1950, elle est peuplée de petits bonhommes verts qui n’ont qu’une seule peur : que les extraterrestres (lire les humains) n’y débarquent en force pour les asservir. Car les habitants de la planète 51 sont friands de nanars de série B montrant des invasions extraterrestres qui ne font que nourrir leur paranoïa. Résultat, quand le bel astronaute Chuck (dont la voix est doublée par Marc Dupré) débarque sur ce monde bizarre pour y planter le drapeau américain, c’est la panique générale.
Et tous les habitants de se mettre à la poursuite de ce monstre. Tous? Non. Quelques irréductibles ne partagent pas cette vision et sont ravis d’accueillir cet être étrange. Le jeune Lem (la voix de Patrice Bélanger), son ami Eckle (Jean-Carl Boucher) et le vendeur de bandes dessinées Skiff (Xavier Dolan) aideront le fugitif traqué à retrouver sa fusée afin qu’il puisse rentrer chez lui… et donc sur Terre.
L’idée de départ est bonne et le visuel est très bien fait. Malheureusement, pour les adultes, il faut convenir que Planète 51 est un peu longuet. Si la première moitié du film passe très bien, qu’on rigole aux gags, qu’on découvre des créatures étranges et rigolotes (le chien est, au début du moins, absolument hilarant), ça finit par tomber à plat. Les plaisanteries deviennent rapidement répétitives et on ne trouve pas le deuxième degré qui a fait le succès de films d’animation comme Ice Age.
Par contre, Planète 51 va plaire aux enfants. Le message est mignon et relativement subtil (tolérance, amitié et amour). Les personnages sont suffisamment attachants pour que les moins de 11-12 ans accrochent et ressortent de la projection la tête remplie de soucoupes volantes et le cœur repu de tant de bons sentiments. Les adultes prendront leur mal en patience et se diront, en sortant de la salle, que ça ne valait qu’un visionnement en DVD.
Cote: 








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