Top

[Critique] Astro: les aventures du petit robot pas comme les autres

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 23 octobre 2009 à 6:44 (Dernière mise à jour: 23 octobre 2009 - 6:44)

Astro Boy, présenté au Québec sous le titre Astro prend l’affiche aujourd’hui. La version québécoise est d’ailleurs doublée par Antoine L’Écuyer, Patrice Robitaille, Pierre Brassard, Anne Dorval, Stéphane Crête, Mirianne Brûlé, Hubert Gagnon et Jacques l’Heureux. Voici notre critique du film d’animation.

[Critique] Astro: les aventures du petit robot pas comme les autres

Une séquence d’Astro
© Summit – Tous droits réservés

Adaptation cinématographique du manga japonais créé par Osamu Tezuka, Astro () est une icône de la culture populaire. Le scénariste Timothy Harris a d’ailleurs, pour les besoins du film, pris des libertés avec l’histoire originale. Mais malgré ces changements, Astro se révèle être un long métrage d’animation à la qualité surprenante et apte à plaire aux enfants et aux adultes.

Toby (Antoine L’Écuyer) est le fils du Dr Tenma (Patrice Robitaille), un scientifique spécialisé dans la construction de robots à Metro City, ville glorieuse construite presque dans les nuages. Le garçonnet est comme son père: un inventeur, un petit génie capable de résoudre les pires équations mathématiques. Après s’être introduit dans le laboratoire où le Dr Tenma se livre à une expérience, Toby est tué. Fou de douleur, son père se tourne vers la seule chose qu’il connaît: la robotique et redonne la vie à son fils. Enfin, presque. Parce que ce robot, s’il possède les souvenirs du petit garçon, ne possède pas son caractère. Résultat, le Dr Tenma ne peut vivre avec lui et Astro s’en va.

Il trouve refuge sur Terre, à la surface – polluée de tous les déchets de Metro City -, où il fait la connaissance d’une bande d’enfants, pris en charge par Ham Egg (Hubert Gagnon), organisateur de combats de robots. Le petit Astro décide de cacher sa véritable nature d’androïde. Pas question que ses nouveaux amis – et en particulier Cora (Mirianne Brûlé) – découvrent qu’il n’est pas un être de chair et de sang. Mais Ham Egg n’est pas né de la dernière pluie: il réalise bien vite qu’Astro est le nec plus ultra de la robotique moderne et essaye de l’obliger à se battre contre d’autres de ses semblables.

Parallèlement, rien ne va plus à Metro City. Le général Stone (Pierre Brassard) veut absolument utiliser la «mauvaise» énergie rouge pour créer des êtres mécaniques capables de détruire la population qui vit à la Surface, lui assurant ainsi – rien de tel qu’une fausse guerre – sa réélection. Mais, on s’en doute bien, Astro arrive et sauve la ville de la destruction.

Visuellement, Astro est hyper léché. Ne connaissant pas l’original, je n’ai pu établir les inévitables comparaisons, mais j’ai beaucoup aimé le scénario, beaucoup plus profond que ce à quoi je m’attendais. La notion de morale est beaucoup moins évidente dans Astro que dans un dessin animé de Walt Disney, les personnages ne sont pas tous blancs ou noirs et les bons sentiments ne dominent pas tout. Les enfants verront un super héros de leur âge, coloré, qui leur montre que tout est possible et qu’il faut vivre selon ses principes. Les adultes trouveront une réflexion à la limite du cynisme sur la politique, la pollution et l’humanité d’un robot.

Cote: ★★★★★★★☆☆☆ 


Partager:
  • Wikio FR
  • Scoopeo
  • Facebook
  • MySpace
  • Technorati
  • Twitter
  • Digg
  • del.icio.us
  • MSN Reporter
  • Yahoo! Bookmarks
  • Google Bookmarks
  • Print
  • email

NOTE: Ce texte, comme tous ceux de LeBuzz.Info, est soumis à la loi sur le copyright et les droits d'auteur. Toute reproduction (hormis une brève citation en précisant la source et l'auteur, incluant un lien vers le texte cité) sans l'autorisation expresse de l'auteur est interdite.


 

« PRÉCÉDENT
[Critique] Amelia: film (trop?) sobre pour une vie légendaire
SUIVANT »
[Critique] Saw VI: un ajout important à la série


Qu'en pensez-vous?

Faites-nous part de vos commentaires!

Trackback: http://lebuzz.info/2009/10/35615/critique-astro-les-aventures-du-petit-robot-pas-comme-les-autres/trackback/

Bottom