Top

2 critiques, 1 film: Surrogates, ou Bruce Willis contre les Clones

Benoit Bisson & Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 25 septembre 2009 à 4:23 (Dernière mise à jour: 26 septembre 2009 - 4:56)

Le principe est simple. Nous sommes deux à avoir vu Clones, présenté en version originale sous le titre Surrogates. Voici une critique positive et une critique négative du film de Jonathan Mostow mettant en vedette Bruce Willis, Rosamund Pike, Ving Rhames, Radha Mitchell et James Cromwell.

2 critiques, 1 film: Surrogates, ou Bruce Willis contre les Clones

Une scène de Surrogates
© Walt Disney Studios Motion Pictures – Tous droits réservés

Surrogates () est l’adaptation d’un roman graphique de Robert Venditti. Le long métrage de science-fiction, réalisé par Jonathan Mostow (Hancock et Terminator 3) prend l’affiche au Québec et en Amérique du Nord le 25 septembre. En France, la date de sortie a été fixée au 28 octobre prochain. Le film, dont le titre de la version française est Clones, met en vedette Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, Boris Kodjoe, James Francis Ginty, Michael Cudlitz, James Cromwell et Ving Rhames.

La critique positive – Clones: simple, mais efficace

Il y a 14 ans, Lionel Canter inventait des prothèses intelligentes, remplaçant parfaitement n’importe quel membre. Évidemment, progrès technologiques obligent, celles-ci deviennent l’occasion de développer un corps humain entier, contrôlé par des ondes cérébrales. Les Surrogates naissent, doubles robotisés d’humains qui ont peur de sortir et qui les utilisent désormais pour vivre leur vie par procuration.

VSI, la compagnie qui a développé ces clones en vante les mérites de la manière la plus efficace qui soit: les surrogates sont sûrs et leur utilisation a fait baisser la criminalité d’autant. Jusqu’au jour où se produit l’impensable. Un clone est tué de telle manière que l’humain qui le contrôle trépasse aussi. L’agent Greer (Bruce Willis) est mis sur le coup et il découvrira une vaste conspiration dont je ne vous révèle pas le punch.

Certes, Clones ne brille pas par sa nouveauté (voir la critique ci-dessous), et ce n’est pas non plus un thriller haletant. Par contre, le film se laisse regarder fort agréablement. J’ai beaucoup apprécié de revoir Bruce Willis à l’écran et l’histoire est bien ficelée. Si le long métrage ne fait qu’effleurer de grands questionnements sans jamais s’appesantir, il n’en demeure pas moins que Jonathan Mostow livre ici un regard sans complaisance aucune sur les nombreuses dérives technologiques auxquelles on assiste.

Un mot pour mentionner la faiblesse de certains effets spéciaux (la scène de poursuite sur l’autobus), compensée par l’extraordinaire travail de l’équipe chargée du maquillage. Impeccable, celui-ci supporte les gros plans et le grand écran. En bref, si on ne s’attend pas à un film d’une profondeur exceptionnelle, Clones remplit son mandat: divertir en faisant un peu réfléchir. (I.H.)

Cote: ★★★★★★☆☆☆☆ 

La critique négative – Clones: impression de déjà vu

Surrogates, Clones en français, est certes un film acceptable, mais sans plus. Comme il s’agit (encore!) d’une adaptation d’un roman graphique et que je n’ai pas lu ledit roman, je ne porterai pas de jugement sur la qualité de l’adaptation. Par contre, côté film, je dirai que roman ou pas, j’ai eu l’impression que l’on a pris une flopée d’éléments déjà vus dans des films de fiction, que l’on a tout mis dans une boîte et que l’on a agité le tout avant de piger ce qui devait devenir Surrogates.

L’idée de vivre sa vie par procuration n’est pas nouvelle. Dans la réalité d’aujourd’hui, il y en a déjà qui vivent une bonne partie de leur vie de cette façon, qu’ils soient accro aux SIMs, à Second Life ou à World of Warcraft. Au cinéma, Gamer () nous a montré une certaine vie par procuration – bon, pas avec des robots, mais plutôt des humains – et I, Robot l’intégration de robots dans la société. Surrogates n’hésite d’ailleurs pas à utiliser des clichés usés à la corde, le plus bel exemple étant le gros mec dégueulasse dont le clone est une jolie fille bien roulée. En plus des clichés, il y a aussi le visuel qui semble sorti d’ailleurs: quand l’agent Greer est au service d’ingénierie de la compagnie fabriquant les clones, on a droit à une scène qui fait penser directement à I,Robot quand on voit une salle remplie de robots, et qui fait aussi penser à Terminator par la structure chromée des robots. Donc, visuellement, pas vraiment de surprises, si ce n’est de voir la couleur d’huile giclant des robots quand ils se font couper/arracher un bras/poignarder. Attention! Alerte au spoiler: dans ce cas-ci, l’huile est verdâtre.

Évidemment, il y a le pseudo-psycho-dilemne de l’agent Greer, malheureux de vivre sa vie par procuration, qui aimerait bien aussi que ça femme daigne le voir autrement que par robot interposé. Oui, la prémisse est intéressante, mais combien de fois au juste doit-on nous servir la même salade de l’humanité qui s’en va à sa perte par inconscience et stupidité collective?

Peut-être que si l’on nous servait le sermon avec des dialogues intelligents et une intrigue qui n’est pas grosse comme le bras et prévisible à souhait, peut-être que si l’on n’essayait pas de nous faire croire qu’un geek qui travaille pour le FBI a – Dieu sait comment – un ordinateur qui est – oh miracle! – capable de passer outre à tous les contrôles informatiques des clones et empêcher que les humains qui y sont connectés crèvent par milliards, peut-être que si l’arme de destruction ultime n’avait pas l’air d’un aspirateur Dust Buster avec diodes lumineuses, alors là, peut-être que l’on pourrait embarquer. (B.B.)

Cote: ★★★★☆☆☆☆☆☆ 


Partager:
  • Wikio FR
  • Scoopeo
  • Facebook
  • MySpace
  • Technorati
  • Twitter
  • Digg
  • del.icio.us
  • MSN Reporter
  • Yahoo! Bookmarks
  • Google Bookmarks
  • Print
  • email

NOTE: Ce texte, comme tous ceux de LeBuzz.Info, est soumis à la loi sur le copyright et les droits d'auteur. Toute reproduction (hormis une brève citation en précisant la source et l'auteur, incluant un lien vers le texte cité) sans l'autorisation expresse de l'auteur est interdite.


 

« PRÉCÉDENT
[Critique] Coco avant Chanel: on reste un peu sur sa faim
SUIVANT »
[Critique] Fame: inutile remake


Commentaires

Un commentaire pour “2 critiques, 1 film: Surrogates, ou Bruce Willis contre les Clones”

Trackbacks

Autres sites discutant de cet article...
  1. [...] Critiques : lebuzz, lecinema, cinoche, CineGeouf, Dvdrama, [...]



Qu'en pensez-vous?

Faites-nous part de vos commentaires!

Trackback: http://lebuzz.info/2009/09/31925/2-critiques-1-film-surrogates-ou-bruce-willis-contre-les-clones/trackback/

Bottom