[Critique] 9: un simple exercice de style?
Publié le: 9 septembre 2009 à 0:34 (Dernière mise à jour: 13 septembre 2009 - 4:36)
Le film d’animation 9, présenté en version française au Québec sous le titre Numéro 9, a été produit par Tim Burton et et Timur Bekmambetov. Voici notre critique du film.

9 ou Numéro 9 (notre dossier) en version française, sort sur les écrans du Québec et d’Amérique du Nord aujourd’hui, mercredi 9 septembre. Produit par Tim Burton et Timur Bekmambetov, avec une réalisation signée Shane Acker, le film est doublé, dans sa version originale, par Elijah Wood, John C. Reilly, Jennifer Connelly, Christopher Plummer, Crispin Glover, Martin Landau, Fred Tatasciore.
Il est des films, tels que 9, que j’ai du mal à critiquer. Non pas qu’ils soient mauvais, mais ils ne m’inspirent tout simplement pas. Numéro 9 est de ceux-là. Le long métrage d’animation m’a laissée de glace. Passé l’examen de la qualité de l’animation des premières minutes, que m’est-il resté? Honnêtement, pas grand-chose. Oui, je dois avouer que le scénario post-apocalyptique n’est pas mal trouvé. Un inventeur qui laisse à neuf petits êtres qui ressemblent à des poupées ou à des marionnettes des capsules de sa mémoire pour qu’elles sauvent ce qu’il reste du monde est une idée pour le moins originale.
On trouve d’ailleurs, dans ce futur où règnent les machines, des relents visuels de Terminator. Mais une fois passé cet étonnement premier, j’avoue ne pas avoir ressenti la moindre émotion. Aucun attachement à ces créatures de chiffons et de mécanismes qui ressemblent à des pièces d’horlogerie. Pas de trépidation à l’attente du dénouement final. Rien. Le néant.
Oui, les interrogations soulevées par la folie des hommes confèrent une indéniable profondeur à 9. Mais y ai-je vu autre chose qu’un exercice de style? Malheureusement pas. C’est dommage. Je ne me suis ni embêtée, ni endormie, ni «amusée», sauf qu’il ne me reste pas grand-chose du visionnement du film après coup. En fait, ma réaction m’a fait penser à celle que j’avais eue en voyant Coraline. Du coup, je me pose la question de savoir si c’est peut-être le style de visuel qui fait que je n’accroche pas. Aucune idée. Mais, pour résumer, 9 manque sérieusement d’émotion.
Cote: 








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