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[Critique] Gamer: un film surprenant, bon et qui carbure à l’adrénaline

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 4 septembre 2009 à 5:15 (Dernière mise à jour: 13 septembre 2009 - 4:35)

Gamer, écrit et réalisé par Mark Neveldine et Brian Taylor met en vedette Gerard Butler, Michael C. Hall, Milo Ventimiglia, John Leguizamo, Alison Lohman et Kyra Sedgwick. Voici notre critique du film.

[Critique] Gamer: un film surprenant, bon et qui carbure à l'adrénaline

Gerard Butler dans Gamer
© Lionsgate – Tous droits réservés

Gamer (), thriller futuriste du duo de choc Mark Neveldine et Brian Taylor – qui nous ont donné, entre autres, Crank avec Jason Statham – prend l’affiche au Québec et en Amérique du Nord, aujourd’hui, le 4 septembre. Le film, qui porte la signature distinctive – gore et shooté à l’adrénaline – des deux cinéastes est surprenant. D’abord par son message et ensuite par sa facture.

Dans un futur proche, les MMO se déroulent désormais avec de vrais humains à la place d’avatars et on peut, au choix, être contrôlé par un gamer contre espèces sonnantes et trébuchantes, ou, au contraire, contrôler un «personnage» qu’on fera évoluer à l’intérieur d’un jeu vidéo. Cette avancée technologique est l’œuvre de Ken Castle (Michael C. Hall) qui propose, depuis quelque temps, un tout nouveau jeu.

Celui-ci, appelé Slayers, est un shooter qui fait s’affronter la lie de la société (entendez par-là des condamnés à mort). Le but? Au bout de 30 parties victorieuses, le criminel en question – évidemment contrôlé par un joueur – gagne sa liberté. Au moment où le film commence, c’est Kable (Gerard Butler), contrôlé par Simon (Logan Lerman), qui mène haut la main. Ce condamné à mort pour meurtre est à trois parties de retrouver la liberté.

Mais Ken Castle veut éviter cela à tout prix et a bien l’intention de se débrouiller pour que Kable meure en plein jeu. Pourquoi? Et comment Kable fera-t-il pour s’échapper? Voilà pour le début de ce long métrage dont je ne dévoilerai aucun punch, histoire de vous laisser la surprise. Gamer est habilement divisé en trois parties d’environ 30 minutes chacune (la première met en place les personnages, la deuxième se concentre sur le jeu Slayers et les prisonniers et la troisième sur l’évasion de Kable), ce qui permet à Mark Neveldine et Brian Taylor de maintenir la tension et de garder l’intérêt du public. Comme dans tous leurs films, le scénario et les décors sont émaillés de petites références à la pop culture, de petites phrases choc (des one liners en bon anglais), qui font mouche à tout coup.

La première demi-heure est brillante. On plonge d’un seul coup dans un environnement futuriste parfaitement réaliste et le traitement cinématographique des deux compères est irréprochable. Ils indiquent d’ailleurs, , avoir utilisé un nouveau type de caméra qui leur permet de filmer dans des positions et des angles invraisemblables. Et c’est ce qu’ils font avec brio (une note tout de même: quelques spectateurs ont quitté la salle au bout d’une quinzaine de minutes, d’autres avec qui nous avons discuté et qui sont restés pendant toute la projection ont détesté. Nous, nous avons adoré!).

L’heure qui suit est bonne, malgré un essoufflement du scénario. Si on comprend que Gamer doive respecter certaines règles du genre (Kable a été faussement condamné, il veut retrouver sa femme et sa fille, Humanz, un «résistant» à ce type de jeu le contacte, etc), on a l’impression que Mark Neveldine et Brian Taylor sombrent dans la facilité. Gamer devient alors un long métrage où les seules surprises sont la violence – attention, elle n’est pas gratuite – et la manière dont les protagonistes s’en sortiront… ou pas.

Au final, Gamer – film avec lequel on ne peut s’empêcher de voir une parenté avec The Matrix ou Dollhouse – mérite amplement le détour, malgré quelques maladresses de scénario. Le traitement cinématographique est impeccable, l’image extrêmement bien léchée et le jeu des acteurs (oui, même dans un film d’action!) est convaincant et rempli de profondeur. De plus, impossible de passer à côté du message politico-social qui joue sur l’une des grandes peurs de la société moderne: la technologie.

Cote: ★★★★★★★½☆☆ 


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