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Revivre Woodstock 40 ans plus tard

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 16 août 2009 à 8:02 (Dernière mise à jour: 11 octobre 2009 - 15:37)

Un demi-million de personnes. Une petite ville des États-Unis. Trois jours de musique. Joan Baez, Santana, Creedence Clearwater Revival, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Neil Young, The Who et les autres. C’était Woodstock. C’était il y a 40 ans.

Revivre Woodstock 40 ans plus tard

L’affiche de Woodstock

Le 15 août 1969 (j’avais 1 an et demi!), le champ de Max Yasgur, situé dans la petite ville de Bethel, dans l’État de New York, devient le lieu de rassemblement de 500 000 personnes. Hippies, cheveux au vent, nus, défoncés, ils sont tous là pour entendre, pendant trois jours, quelques-uns des groupes les plus célèbres de l’heure (ni les Rolling Stones, ni les Beatles et ni Bob Dylan n’ont pourtant accepté de participer à ce festival). Peace and Love. Flower Power. C’est la génération du Live and let live (le laisser vivre), de la tolérance et de l’amour libre. Tout le monde s’aime. Pas d’émeutes, pas de violences. Seuls deux morts, dont un par overdose. Et deux bébés, qui naissent pendant les trois jours.

40 ans plus tard. Cette génération-là est au pouvoir. Capitalisme effréné. Crise économique. Vraies ou fausses menaces terroristes. Caméras de surveillance. Big Brother n’est pas loin. Plus de briquets dans les concerts. Plus de cigarettes, non plus. Mais on s’y rend en SUV. Les clopes, les joints et le soleil donnent le cancer. Pas les voitures. Pas plus que McDo. La dernière manifestation populaire spontanée? La chute du Mur de Berlin. Depuis… Le politically correct de Ronald Reagan a tué tout sens critique. Les années Bush ont tué toute tentative de contestation. L’Irak, l’Afghanistan. On ne manifeste plus contre quelque chose. Mais pour autre chose. Fin de la remise en question d’un système. Les droits individuels priment, c’est la tyrannie des minorités. La majorité, elle est silencieuse. Bâillonnée par les cartes de crédit. Le chômage. Les deux voitures et la piscine. Reste un rêve. Celui d’un autre temps. D’un autre âge. Celui de Woodstock. Sur le Web. Seul(e) devant son ordi.

Pour l’occasion, ouvre ses archives. Photos. Couverture complète du Festival. Articles de l’époque. Écrits à chaud. Entrevue de Michael Lang, l’un des créateurs et organisateurs de Woodstock. Complet. Nostalgique.

Une galerie de photos sur . Des articles complémentaires: témoignages, souvenirs. À lire absolument, une interview avec Pierre Delannoy, auteur de L’Aventure hippie, et Jean-Yves Reuzeau, auteur de biographies de Janis Joplin, des Rolling Stones et de Jim Morrison, présentée sous le titre . Éclairant.

Chez , les souvenirs de Woodstock en vidéos. Les cinq moments forts, incluant, bien sûr, The Star Spangled Banner de Jimi Hendrix. Bien fait, l’article permet de se réveiller aux sons d’une musique qui fait du bien. Bonne écoute!


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