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[Critique] G.I. Joe: effets spéciaux et gadgets à profusion!

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 7 août 2009 à 7:58 (Dernière mise à jour: 7 août 2009 - 7:58)

Voici notre critique de G.I. Joe: The Rise of Cobra, présenté au Québec et en France sous le titre G.I. Joe, Le Réveil du Cobra, réalisé par Stephen Sommers et mettant en vedette Adewale Akinnuoye-Agbaje, Christopher Eccleston, Joseph Gordon-Levitt Sienna Miller, Rachel Nichols, Ray Park, Jonathan Pryce, Said Taghmaoui, Channing Tatum, Marlon Wayans et Dennis Quaid.

[Critique] G.I. Joe: effets spéciaux et gadgets à profusion!

La fameuse séquence de destruction de la Tour Eiffel dans G.I. Joe
© Paramount Pictures – Tous droits réservés

Difficile de comprendre pourquoi Paramount a décidé de ne pas projeter G.I. Joe, Le Réveil du Cobra () aux critiques de cinéma. Les studios auraient-ils eu peur de mauvais avis, qui auraient découragées les fans d’aller visionner le film, et donc de se faire une idée, par eux-même de la valeur des aventures des G.I Joe? Impossible d’obtenir, hier, une réponse de la part des studios en entrant dans la salle de cinéma pour une projection qui avait été organisée pour les amateurs des poupées inventées par Hasbro et à laquelle nous avons réussi à assister. Et c’est d’autant plus dommage que G.I. Joe réunit tous les éléments du bon film d’action.

En sachant que le long métrage de Stephen Sommers qui met en vedette Adewale Akinnuoye-Agbaje, Christopher Eccleston, Joseph Gordon-Levitt Sienna Miller, Rachel Nichols, Ray Park, Jonathan Pryce, Said Taghmaoui, Channing Tatum, Marlon Wayans et Dennis Quaid, suit les aventures d’un commando qui, avec leur équipement high-tech et leurs gadgets à la fine pointe de la technologie moderne, traquent et luttent contre Destro, un trafiquant d’armes et la mystérieuse organisation Cobra, tous deux voulant plonger la société moderne dans le chaos le plus total, on ne se fait pas d’illusions sur la profondeur du film. Pas de messages, pas de réflexion sur l’avenir de l’humanité, pas de dialogues inoubliables ni de jeu des acteurs à se pâmer d’admiration en prononçant le mot “Oscar”.

Par contre, on ressort de G.I. Joe, Le Réveil du Cobra parfaitement heureux. Les effets spéciaux sont parfaitement exécutés, la destruction de la Tour Eiffel – maintes fois présentée dans les bandes-annonces et trailers – demeure un moment fort du film. Et, à propos de bande-annonce, sachez que celle-ci est fort trompeuse, notamment celle qui présente la séquence de course poursuite dans les rues de Paris de Duke (Channing Tatum) et Ripcord (Marlon Wayans) dans les rues de Paris. Cette scène est loin d’illustrer la manière dont les deux personnages sont traités tout au long du film, G.I. Joe n’est pas Halo et c’est tant mieux. Autre détail intéressant, le fait que le long métrage est entrecoupé de séquences de flashbacks qui servent à situer le passé des personnages et leurs liens entre eux.

Du coup, l’histoire originelle des G.I. Joe a été modifiée pour les besoins de l’adaptation au grand écran et aussi – et la production ne s’en cache pas, il suffit de voir la fin du film – pour mettre en place tous les éléments préfigurant une suite, comme, par exemple, le fait que Ripcord et Scarlett (Rachel Nichols) flirtent agréablement. Est-ce que les puristes crieront au massacre? Pas sûr. Avec ce G.I. Joe, Stephen Sommers inaugure une nouvelle franchise, remplie d’effets spéciaux, de gadgets éblouissants et de personnages dont la psychologie primaire a quelque chose de rassurant: le bien contre le mal et le sens du devoir incarné par Duke (Channing Tatum).

Tout dans G.I. Joe est prévisible, du début à la fin. Oui, on sait que les gentils auront raison des méchants, on sait que la Baroness (Sienna Miller) n’est pas aussi sadique qu’elle en a l’air, on sait que le valeureux commando des G.I. Joe arrivera à détruire le repaire de l’organisation Cobra et qu’aucun des personnages principaux de mourra. Mais on passe un excellent moment et les deux heures que durent le film passent en un clin d’œil pour peu qu’on se dise qu’on va voir ce film pour tout oublier et pour s’amuser. Et c’est ce que j’ai aimé du long métrage: il ne contient aucune prétention – au contraire de Transformers 2 () -. Le public est là pour se divertir, point barre. Et l’équipe a réussi sa mission. PS: un reproche de taille, le bruit des explosions est tellement fort qu’on entend absolument pas la musique qui accompagne les scènes d’action.

Cote: ★★★★★★☆☆☆☆ 


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Commentaires

Un commentaire pour “[Critique] G.I. Joe: effets spéciaux et gadgets à profusion!”
  1. Ludo dit :

    Je suis assez d’accord avec la justesse de vos critiques de films.
    Toutefois pour Gi-Joe j’émets une certaine retenue.
    Vous dîtes que les effets spéciaux sont bien réussi. Personnellement je dirai plutôt qu’on oscille entre le très bon et le mauvais.
    Les lois de la physique sont maintes fois bafouées notamment lors de la poursuite dans Paris où la moto qui traverse un mur pour finir sur le périphérique en drift sur la roue arrière est tellement irréaliste qu’on décroche complètement du film.

    Je déplore cette volonté, voir ce raccourci de facilité qu’est devenu l’appel aux effets numériques. Une simple petite scènette où l’on voit deux jetskis arriver en ligne droite et faire une espèce de dérapage devient une excuse pour laisser jouer le stagiaire à la place du responsable en animation parti en congés qui a oublié de cocher la case “physique réaliste” dans maya 3D.
    C’est un petit exemple mais tout cela réuni laisse au final un gout de déjà vu et d’impression de surenchère numérique. Finalement ce manque de vrai scènes filmées nous parait si “facile” qu’on ne ressent rien, on est frustré, tous les éléments sont réunis et pourtant on reste sur notre faim.

    Au final un film au scénario sans surprise et un film de plus où l’on essai désespérément de savoir si ce qu’on voit est vrai, numérique ou une combinaison des deux.
    J’allais critiquer les scènes d’actions au découpage syncopale pour donner un faux semblant de dynamisme ho combien exploité de nos jours comme pour sauver le manque d’action par des effets de caméra mais depuis j’ai visionné Underworld 3 et ma capacité de résistance aux crises d’épilepsie c’est amélioré.

    Au final quitte à regarder du numérique je préfère me mettre devant un bon Pixar où j’aurai la bonne surprise d’avoir un scénario intéressant et bourré d’humour.
    Non, pas l’humour du personnage obligatoire généralement black qui semble être le seul à être à peu près normal et auquel on nous force à nous identifier. Le personnage principal étant trop patriotique pour plaire à un public non nord américain.
    On ne pourra pas dire qu’on utilise encore des acteurs pour la justesse de leur jeu ou peut-être juste pour leur plastique avantageuse.
    Je ne parlerai même pas de la sensation étrange qui plane quand on regarde un film comme Gi-Joe qui laisse entendre que la guerre c’est un truc coolos et qu’avec une paye de fantassin on peut se payer une Indian toute neuve.

    Ludo.

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