[Critique] Whatever Works de Woody Allen: retour aux sources
Publié le: 27 juin 2009 à 6:27 (Dernière mise à jour: 29 juin 2009 - 8:22)
Avec Whatever Works, son nouveau long métrage qui met en vedette Larry David, Evan Rachel Wood et Patricia Clarkson, Woody Allen nous livre une excellente comédie. Voici notre critique du film, sorti le 26 juin au Québec et en Amérique du Nord.
Des photos de Whatever Works
Photo: © Maple Pictures – Tous droits réservés
Boris Yellnikoff (incarné par Larry David) est un personnage typique de Woody Allen. Grognon, cynique, misogyne, désabusé, suicidaire et new-yorkais, ce physicien nucléaire qui se considère comme un génie et qui pense que son divorce était dû au fait que lui et son ex-femme étaient trop bien assortis, aime à répéter qu’il a presque été nominé pour un prix Nobel. Un jour, il fait la connaissance de Melody (Evan Rachel Wood), une très jeune Miss, fraîche émoulue de son Sud natal, chrétienne jusqu’au bout des ongles, venue tenter sa chance à New York. (PS: si vous désirez un avant-goût du film, la bande-annonce se trouve ci-contre, à droite.)
Ces deux personnages, que pourtant tout sépare, se révéleront hautement compatibles, finiront par se mettre ensemble (difficile de parler de relation amoureuse au sens traditionnel du terme puisque Boris Yellnikoff ne croit pas vraiment en l’Amour avec un grand A), puis par se marier. Arrive ensuite Marietta (Patricia Clarkson), exemple typique de la droite religieuse américaine. Avec ses ensembles roses et ses idées préconçues sur le mariage, la virginité et la place d’une femme dans la société, elle incarne tout de que Woody Allen déteste de son pays d’origine.
Subtile ironie, Marietta, symbole de l’hypocrisie bornée de la société américaine, découvrira vite les joies d’un ménage à trois et d’une vie d’artiste dans la Grosse Pomme. John (Ed Begley Jr.), le père de Melody, arrivé en catastrophe pour tenter de récupérer sa femme après l’avoir trompée, passera de son Église et de ses valeurs chrétiennes au lit d’un gai rencontré dans un bar. Et, comme dans tous les Woody Allen de la belle époque (Hannah and her Sisters, Annie Hall), après une partie de chaises musicales amoureuses, tout ce petit monde trouvera enfin l’équilibre.
Sans être une œuvre novatrice, Whatever Works reprend les thèmes chers au réalisateur, qui en a également signé le scénario (il y a plus de 30 ans, l’idée dormait dans un tiroir): relation amoureuse entre un homme mûr et une jeune femme (Manhattan, Hannah and her Sisters), complexe de Pygmalion, destins entrecroisés (Play It Again, Sam, Stardust Memories, Deconstructing Harry), dénouements improbables (Mighty Aphrodite), le tout sur fond de critique de la société américaine, de réflexion sur les mécanismes de l’amour dans la plus pure tradition «Allenienne». De plus, Woody Allen utilise le même genre de procédé que dans The Purple Rose of Cairo, et fait s’adresser Boris Yellnikoff directement au public, créant ainsi un effet de surprise qui insuffle un rythme supplémentaire au long métrage.
Notre verdict? Avec Whatever Works, Woody Allen décline, une fois encore, les thèmes et observations qui ont fait de lui l’un des réalisateurs contemporains les plus importants. S’il ne réinvente pas la roue, le cinéaste signe ici une comédie dramatique intelligente, pétillante et savoureuse qui comblera les amateurs de ses longs métrages d’antan et qui ré explore des avenues laissées presque à l’abandon depuis Deconstructing Harry. D’un point de vue beaucoup plus personnel, j’y ai retrouvé le plaisir – depuis longtemps disparu – des séances de cinéma de mon adolescence, quand mon père me faisait découvrir, un à un, les longs métrages de Woody Allen.
Cote: 








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Allez voir l’itw de Woody Allen il parle Whatever Works sur culturebox :
http://culturebox.france3.fr/all/12547/Woody-Allen-parle-de–Wathever-works–son-nouveau-film
est ce que woody alen a deja fait des bons film dans sa vie ?
ou est il toujours de bon ton d’aimer ces films ?
c’est un film chiant et je suis parti au bout de 10min
Tout est question de goût, non? Est-il de bon ton de cracher dessus?