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[Critique] Fast and Furious 4, entre speed et somnifère

Benoit Bisson
Publié le: 3 avril 2009 à 3:23 (Dernière mise à jour: 5 avril 2009 - 3:51)

Qu’est-ce que l’on attend d’un film de la franchise Fast and Furious? Des voitures, des filles, de l’humour et beaucoup d’action! Le p’tit dernier de Justin Lin livre à peu près tout ça, mais…

[Critique] Fast et Furious 4, entre speed et somnifère

Vin Diesel dans Fast and Furious 4 (Rapides et dangereux au Québec)
© Universal Pictures – Tous droits réservés

Bon, par quoi commencer pour cette critique de Fast et Furious 4 () , présenté au Québec sous le titre Rapides et dangereux 4? Allons-y pour la distribution. Vraiment rien à redire: le retour de Vin Diesel (Dominic “Dom” Toretto) dans un rôle qui lui va comme un gant fait du bien. Idem pour Paul Walker (Brian O’Conner), Michelle Rodriguez (Letty) et Jordana Brewster (Mia Toretto), tout comme le retour de Sung Kang dans son rôle de Han Lue (Fast and Furious 3, aussi connu sous le nom de Fast and Furious: Tokyo Drift). Un peu étonnant quand même, quand on se souvient de ce qui lui arrive dans Tokyo Drift, mais bon, on n’en fera pas un plat. Enfin, on prend plaisir à détester John Ortiz (Campos) et Laz Alonso (Fenix Rise), tout comme Shea Whigham, emmerdant à souhait dans le rôle de l’agent du FBI Ben Stasiak.

Côté action, la table est mise dès la séquence d’ouverture, une impressionnante scène de vol de camion citerne qui nous en met plein la vue et laisse un peu présager du calibre des scènes d’action du film. On n’est pas déçu: entre une course époustouflante dans les rues de Los Angeles et des courses folles dans des tunnels traversant la frontière entre le Mexique et les États-Unis, on est servi!

Quelques faiblesses…

Alors, pourquoi ais-je parlé de somnifère dans le titre de la critique? Parce que le scénariste Chris Morgan semble incapable de résister à la tentative de mettre de la profondeur dans un scénario où l’on n’en attend pas. Dans Tokyo Drift, il faisait jouer le rôle de ‘philosophe’ à Han, mais cette fois, il étire des dialogues à un point où (je vous jure que c’est vrai) il y a des gens qui s’endorment et ronflent dans la salle. Ce n’est pas peu dire!

On aurait aussi pu exploiter un peu plus l’angle humoristique auquel excelle Diesel. Sa gueule quand il se fend d’un petit sourire en coin est impayable. Enfin (là, c’est la partie de la critique où je vais m’en prendre plein la gueule pour sexisme, machisme et voyeurisme), tant qu’à nous montrer un étalage de seins et de fesses – notamment une paire de fesses en gros plan dans une paire de hot pants microscopiques (mais comment fait ont pour entrer dans quelque chose d’aussi petit???), pourquoi couper ce qui s’annonçait comme la scène la plus sulfureuse du film entre Brian et Mia? Serait-ce parce que ça ne bousille pas le rating (la fameuse cote qui a un sérieux effet sur le box-office): montrer des gens se faire trucider oui, mais montrer un couple qui fait l’amour, surtout pas?

Bref, le scénario a quelques longueurs, mais on les oublie vite dès que les scènes d’action arrivent. La franchise Fast and Furious demeure un phénomène, une référence du genre. Ce n’est pas pour rien qu’après le premier volet, en 2001, on a vu apparaître, en 2002, The Transporter, avec Jason Statham. C’est une recette gagnante, et les amateurs sont prêts à passer outre bien des détails et incongruités du scénario si l’action est au rendez-vous!

Rappelons que Fast and Furious 4, réalisé par Justin Lin, met en vedette Vin Diesel, Paul Walker, Michelle Rodriguez et Jordana Brewster. Le film prend l’affiche aujourd’hui dans les cinémas nord-américains (sous le titre Rapides et dangereux 4 au Québec) et sort en France le 8 avril prochain.

Cote: ★★★★★★½☆☆☆ 


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Commentaires

5 commentaires pour “[Critique] Fast and Furious 4, entre speed et somnifère”
  1. Anh Khoi Do dit :

    Je n’ai pas vu le film, mais j’ai aussi été surpris de voir que le personnage de Han revient dans ce quatrième opus. En fait, considérant ce qui lui arrive dans «Tokyo Drift», j’ai entendu dire que le quatrième commence après «2 Fast 2 Furious» et avant «Tokyo Drift».

    • Benoit Bisson dit :

      Oui, effectivement, c’est la seule façon pour ça ait du sens. Et sans vendre la mèche, avec la fin du 4, la table est mise pour un autre si les producteurs – et les acteurs – en ont envie.

    • mawt1 dit :

      Ca parait logique. À la fin de Tokyo Drift, le personnage de Vin Diesel annonce qu’il était un bon ami à Han (avant sa mort biensur). Fast and Furious 4 est donc un épisode avant Tokyo Drift.

  2. mouaa_diib dit :

    Alors vous avez pas très bien compris le 4 se passe avant le 3 dans l’échelle du temps puisque tu entends han dire à Vin Diesel qu’il faut qu’il vienne avec lui à Tokyo pour repartir à zéro et de voir la ville des voitures etc…etc…

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