[Critique] Watchmen peut-il plaire au public nord-américain?
Publié le: 4 mars 2009 à 6:37 (Dernière mise à jour: 6 février 2010 - 16:03)
Et oui, ça y est! Les visionnements de presse de Watchmen, les gardiens de Zach Snyder ont eu lieu hier à Montréal. Voici donc notre critique du film, premier blockbuster de l’année.
Pour tout savoir de Watchmen, les gardiens, consultez notre dossier spécial, qui comprend des secrets de production, des entrevues avec les acteurs, 10 affiches et affichettes, 58 photos et 24 vidéos! Vous pouvez aussi voir tous nos textes sur le film.
© Warner Bros – Tous droits réservés
Le film Watchmen, les gardiens est l’adaptation cinématographique de la bande-dessinée culte d’Alan Moore et de Dave Gibbons (lisez notre interview du dessinateur), parue en 1986 et 1987. Et force est d’avouer que le réalisateur Zach Snyder (lisez notre interview) a parfaitement réussi à transcrire au grand écran l’esprit des Watchmen.
Ne cherchez pas, dans le film, la linéarité de la bande-dessinée. Zach Snyder a joué avec les planches, en changeant l’ordre et en modifiant certains éléments afin d’offrir un tout cohérent pour le cinéma. Résultat, l’un des points faibles du long-métrage, sa durée (2h45, qui constitue un premier obstacle de taille pour un public nord-américain), est éliminé, car le rythme de Watchmen, les gardiens est idéal. Entre l’intrigue principale (l’anéantissement de l’humanité), la psychologie de nos super-héros, les éléments historiques des États-Unis et des Minutemen, tout est magistralement fluide.
Nombre de fans du comic se sont posé la question (et c’est d’ailleurs la première qui m’a été posée par le patron de Capitaine Québec, une boutique de BD à Montréal): mais qu’advient-il du Giant Squid? Effectivement, point de monstre inter galactique dans le film, cette intrigue là a été remplacée par une autre, à mon avis plus efficace… et je ne vous en dit pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir. Oui, les dérapages des justiciers masqués sont parfaitement rendus. The Comedian (Jeffrey Dean Morgan) est noir à souhait, le Dr Manhattan (Billy Crudup) s’isole magnifiquement de l’humanité en perdition, Rorschach (Jackie Earle Haley) est superbement glauque, Ozymandias (Matthew Goode) laisse libre cours à sa mégalomanie (son personnage est, d’ailleurs, peut-être le seul maillon faible de la chaîne… il est trop «plastique»). Les Silk Spectre mère et fille (Carla Gugino et Malin Akerman) sont parfaites et Nite Owl II (Patrick Wilson) est adorable de normalité… toute relative d’ailleurs.
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Mais Watchmen, les gardiens n’est pas un film d’acteurs et le jeu de l’équipe n’est pas, en soi, important. Il suffit qu’ils soient convaincants dans l’interprétation de leurs personnages respectifs pour que ça marche… et, à ce niveau là, la mission est accomplie. Il est évident que le spectateur, en fonction de ses propres affinités, se sentira plus proche d’un des personnages – pour ma part, cela a été le Dr Manhattan qui, à mon avis, crève l’écran (il se peut que ce soit lié aux effets visuels qui sont d’ailleurs époustouflants).
Comme je le disais précédemment, les effets visuels et spéciaux sont irréprochables. Je comprends maintenant parfaitement pourquoi Zach Snyder a refusé le CGI et les écrans verts au profit de décors bien réels, construits pour l’occasion. Le film acquiert une texture et un réalisme qui auraient été perdus sinon car, quoi qu’on en dise, le CGI ne supporte aucune erreur et il suffit d’un raccord mal fait pour qu’on décroche assez rapidement du film. Ne cherchez pas, par contre, de correspondance de couleurs entre Watchmen le film et Watchmen la BD. Si certains univers sont respectés (toutes les scènes du Dr Manhattan sur Mars sont à couper le souffle!), les dominantes de couleurs de la BD ne le sont pas… et pour cause, le film aurait perdu de sa substance et de son intérêt.
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Les Watchmen sont cyniques, imbus d’eux-mêmes, sûrs de leur puissance. Non, ils ne sont pas là pour prendre fait et cause pour l’humanité, vouée à l’autodestruction. Pas de blanc ni de noir en eux, pas de ligne tranchée entre le bien et le mal et c’est ce qui rend l’œuvre aussi intéressante. C’est aussi ce qui risque de décourager les spectateurs nord-américains, fans de Superman et autres super-héros prêts à se sacrifier pour que les hommes – dont ils ont la responsabilité – survivent. Le Richard Nixon au nez démesurément long – clin d’œil immanquable à Pinocchio -, la Guerre du Vietnam et la déification, par le gouvernement, du Dr Manhattan, ce même Dr Manhattan jeté en pâture aux médias alors qu’il défend le pays, des petites phrases assassines (dont le dialogue entre The Comedian et Nite Owl II, ce dernier demandant à son compère: ‘What happened to the American Dream?’ pour s’entendre répondre ‘What happened to the American Dream? It came true!’), … tout cela est exquis et s’adresse à l’intelligence du spectateur, éléments qui risquent fort de passer à des kilomètres au-dessus de la tête de l’américain moyen. À la sortie du film, je n’ai d’ailleurs pu m’empêcher d’établir une certaine analogie avec Fight Club: le message social est le même, tout aussi désespéré… et tout aussi vrai. Quant à la violence extrêmement crue et dure du film – certaines séquences sont assez gore… et très drôles! -, elle passe bien et vient renforcer plusieurs messages. Par contre, elle est – avec la nudité du Dr Manhattan – responsable de l’interdiction, en Amérique du Nord, du film aux moins de 17 ans, ce que je comprends, mais qui risque aussi de desservir l’œuvre au box-office.
Aussi, en vrac, vite-fait: la trame sonore excellente, le générique trippant, le bullet-time parfait!
Alors, est-ce que Watchmen, les gardiens plaira? Le long métrage est d’ores et déjà voué à devenir un film-culte… mais probablement pas aux États-Unis. Après un premier week-end au box-office (il représente, après tout, 61% des ventes de Fandago), il risque de sombrer dans l’oubli. Je ne peux qu’espérer que ce ne soit pas la cas, mais je ne me fais pas trop d’illusions.
Notre cote: 








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Alors avant toute chose je tiens à dire que je n’ai aucune idée de ce à quoi ressemble la BD, ou la plupart des comics en général. Donc mon avis traitera ce film comme un autre et c’est pourquoi je peux comprendre que si cela suit l’esprit de la BD cela puisse plaire aux fans.
Ceci dit ça ne m’a pas plus, moyen disons un petit 5/10.
Au début je m’attendais à un n-ième Batman ou Superman et je me demandais pourquoi on m’avait trainé aller voir ça… mais j’ai vite regardé le tout d’un oeil nouveau avec l’ambiance qui s’en dégage (noire et cynique) et les premières scènes. Donc point positif ici voyons comment cela tourne, et bien c’est là que j’ai du mal… je commence à me demander où on va durant la première heure ? la vie décadente de super-heros essayant de faire de la philosophie de bar en passant de l’un à l’autre ? heureusement les scènes d’actions et une histoire qui roule enfin se met en route, je passe une bonne heure et demi à ce niveau. Puis arrive la fin, un peu délirante mais admettons, qui reprend une tournure pseudo-philosophique sur le sort de l’humanité… et qui chez moi gâche vraiment pas mal tout… J’accepte le côté sombre de cette fin mais je ne sais pas c’est juste mal ammené, sans subtilité et des tensions qui sont résolues comme ça tout d’un coup.
Comparer le cynisme du film à Fight Club non c’est une bonne blague, oui peut être très loin dans le fond les réalisateurs ont les mêmes idées mais la façon dont c’est ammené y a un gouffre entre les deux (sans compter le fait que les deux ne parle pas du tout des mêmes malaises).
Sorti du scénario, les scènes de combat sont très bonne ! Très bon point là dessus sans problème, enfin si comme moi vous aimez les bonnes chorégraphie couplées à des jeux sur les plans ou les fameux effets bullet time. Une ambiance sombre et glauque très interessante, parfois des passages un peu gore qui ont l’air d’être là juste pour amuser le publique mais pourquoi pas…
Bref j’ai pas envie d’en écrire trois page pour un commentaire mais pour moi si je recoupe à l’article au dessus, cela peut être un très bon film pour ceux qui accroche à l’idée originale de la BD, pour les autres cela sera plus difficile de les convaincre.
Un très bon film que ce Watchmen. Je n’avais pas lu la BD avant de voir le film. Maintenant que c’est fait je peux dire en premier lieu que l’adaptation frise la perfection. C’est déjà un très bon point quand on pense au futur Dragon Ball qui comporte déjà cinq irrégularité scénaristique en deux minutes de bande annonce. Une première heure de film axée sur une présentation profonde de chaque personnage et de l’univers permet une immersion totale du spéctateur tout en découvrant parallèlement les enjeux philosophique à savoir la décadence progressive de l’humanité et l’instinct poussant l’homme à répondre au mal par le mal. Car les “super héros” dans se film accèptent tous sans aucun problème leur partie sombre à l’inverse de Batman dans The Dark Knight qui est tirailler tout le film durant entre son bon et son mauvais côté. Le fait même que tout le monde dise que le Comédien est le seul à avoir réellement perçu la réalité du monde alors qu’il se permet de tuer tout le monde à tout va sans aucun remords, y compris la femme qui porte son enfant, montre bien que l’humanité que nous propose se film est en ruine. Le docteur Manathan très intéressant, image de Dieu qui se moque totalement de l’humanité, montre que cette dernière est seul face à elle-même et sans espoir. Comme le dit l’article, chacun va d’ailleur s’attacher à un personnage diférent. Pour ma part il s’agit de Rorschach, être psychotique totalement conscient de la perversion de l’humanité mais qui, contrairement au Comédien qui accèpte sa condition, cherche à la combattre et arrive ainsi à en perdre sa propre humanité, sorte d’image christique modrne du sacrifice de soi pour le “bien”. A la réalisation, rien a dire: très efficace, originale, film bien rythmé qui arrive à accrocher sans problème le spectateur. A l’exemple du dernier Batman, le grand spectacle bien que présent passe presque inaperçu, se qui est une force nouvelle du cinéma qui laisse de côter l’action pur indigèste au profit d’une action servant véritablement au scénario et qui donc parait moins exubérante. Fotographie impécable, avec un univers graphique et des choix de couleurs bien maîtrisé quoique moin en accord avec la BD que le reste, ce qui est normal vu les grandes diférence entre le support cinéma et BD. La bande son est bien choisie la plupart du temps quoique le décalage sois mal passé en se qui me concerne lors d’une petite scène du film ou le docteur Manathan géant fait gagner la guerre du Vietnam à l’Amérique. Une bonne embience année 80, kitch juste se qu’il faut pour ne pas tomber de le surfait. Le scénario est parfaitement compréhenssible malgré les 2h40 du films qui passent sans aucun problème. En bref, un chef d’oeuvre qui suit les trace du dernnier Batman, avec en moin le jeu d’acteur parfait qui reste toutefois de très bonne qualité ainsi que les enjeux du scénario, beaucoup plus nombreux et subtils dans Batman. A croire que les films de “super héros” ont un bel avenir devant eux, quoique à présent un Spider Man ou un Superman feraient maintenant pale figure. A voir.
Michel, je suis entièrement d’accord avec vous. J’ai été soufflée par Watchmen et oui, le scénario est beaucoup plus subtil et fouillé que The Dark Knight (qui m’a beaucoup déçue, surtout en comparaison avec Batman Returns que j’avais trouvé brillant). À voir effectivement! C’est l’un des premiers excellents films de l’année, j’espère juste que Terminator Salvation et Star Trek que j’attends tous deux avec impatience seront à la hauteur.
Bonjour je tenais à préciser que je dis dans mon analyse que c’est Batman qui a un scénario plus subtil que Watchmen. Je vais m’en expliquer. Watchmen à toutes les qualités scénaristique pour accrocher un spectateur et fait passer un message très intéressant. C’est également le cas de Batman bienque se film nécéssite une plus grande concentration du spéctateur pour en saisir toutes les subtilités. En se sens Watchmen est plus accessible que Batman mais reste moin subtil. Les thèmes abordés dans Watchmen sont montrés clairement au spéctateur : la “monstruosité” humaine, la dégradation de l’être humain et de se que cela signifie d’être un être humain. Des thèmes forts pour ma part. Batman reprend ce thème avec le Joker qui, durant tout le film, ne cherche qu’a pervertir ceux qui celon lui sont les plus beaux représentant d’une humanitée idéaliste. Dans Batman s’ajoute aussi le thème de la dualité humaine très présente tant physiquement que psychologiquement ainsi que l’influence des évènements vécus sur le comportement humain. Le dernier Batman est donc psychologique en plus d’être philosophique. Enfin, Batman peut être aborder d’une manière de pur divertissement autant que comme un film très profond, tandis que Watchmen s’aborde forcément d’un point de vue philosophique, ce qui n’est certainement pas un mal en soi. Donc je pense que The Dark Knight et moin accessible mais plus complet (et donc complexe) que Watchmen dans le sens où il peut être vu de plusieurs point de vue différent (d’où je pense son succès en salle en plus de la pub biensur), mais que Watchmen est plus accessible que Batman et également plus “digèste” disons car il y a moin de chose à assimiler et qu’il montre a voir un film philosphique sous couvert de film à grand spectacle tout comme Batman. C’est pour moi cette nouvelle recette miracle, instaurée par The Dark knight et très bien suivie par Watchmen, qui représente l’avenir du cinéma : faire passer un message profond dans un film spectaculaire. Voilà, voilà. PS : J’attend aussi beaucoup de Terminator Salvation en ésperant surtout que se ne sera pas “l’épisode de trop”. Il m’a l’air toutefois bien partit pour tenir toutes ses promesses.
Michel: merci des précisions! Comme quoi, quand on veut lire quelque chose… héhé. Vous voyez, je n’avais jamais considéré The Dark Knight sous cet angle là. Pour moi, le scénario a d’énormes faiblesses – il part un peu dans tous les sens notamment – ce que Watchmen n’a pas. Mais vous avez raison sur le fait de passer des messages profonds dans un film spectaculaire. C’est drôle, mais j’ai revu The Matrix hier soir (pour la énième fois d’ailleurs!) et j’ai l’impression que c’est lui le précurseur de ce genre de films.
PS: Terminator Salvation, l’épisode de trop? Oui, je partage vos craintes, d’autant plus que ce que j’ai aimé de la trilogie c’est la boucle qu’elle forme, chaque film venant enrichir le précédent.
Je viens de visionner ce film, n’étant pourtant pas du tout amateur de ce cinéma-là, à savoir celui qui n’entretient aucun type de liens avec l’art.
Il me faut bien avouer que c’est l’un des 2 ou 3 films les plus détestables et infectes que j’ai jamais vus. Dans les thématiques et le discours qu’il y a derrière l’image.
La personne qui a rédigé la précédente critique n’a absolument rien compris au propos, visiblement, puisqu’elle compare le film au Fight Club de Fincher. Fight Club traitait et dénonçait une société, celle de “l’Americain Way of life”, une société de la consommation. Le film montrait que cette société était aliénante pour l’homme, qui cherchait alors à s’en émanciper, ce qui était très compliqué pour l’individu qui nourrissait tout un tas de liens de dépendance envers ce système (comme un drogué dépendant de sa drogue). Il lui fallait alors inventer un personnage fictif pour renouer avec son autonomie. Fight Club était un film très critique envers la société de consommation qui était effectivement très mal perçu aux US.
Ici, ça n’a rien à voir. Ce n’est en aucun cas la société qui est visée, mais la nature humaine. L’homme y est présenté comme foncièrement mauvais, d’une nature bestiale. Cela n’est aucunement en contradiction avec le système américain: l’ultra capitalisme, le néo-libéralisme économique. Bien au contraire. Le libéralisme économique part de ce même constat pessimiste de l’homme: puisque l’homme ne pense qu’à lui-même, ne pense qu’à satisfaire ses propres petits intérêts personnels, quitte à sacrifier les autres, instaurons un système où la quête personnelle du profit permet d’harmoniser les rapports humains (en transformant chaque individu en petit capitaliste prêt à écraser tous les autres). Loin de critiquer et de déplaire aux américains, ce film dévoile bien au contraire l’idéologie la plus profonde du néo-libéralisme, ce qui devrait lui assurer une immense couverture médiatique et un gros soutien des médias Outre Atlantique. C’est presque un film de propragande républicain, Reagan n’étant qu’un alibi pour se dédouaner.
En gros, pour résumer le propos, l’homme est si mauvais et si pourri, qu’il faut en sacrifier quelques uns (quelques millions tout de même) pour leur faire peur et que fasse à cette peur, ils réagissent. La sortie d’un film comme celui-ci en 2009, au moment où les psychologies collectivers recommencent à envisager un sombre avenir, est d’une irresponsabilité qui pourrait presque être pénalement condamnable.
De plus et rétrospectivement, nous savons aujourd’hui qu’aucune guerre nucléaire a éclaté pendant la guerre froide, et qu’on en était très loin. Le propos du film appraît donc comme complètement éloigné de la réalité, réalité dans laquelle le sacrifice de millions de vies est nécessaire pour sauver l’humanité de l’apocalypse nucléaire. Cette manière de ne plus du tout croire au bon sens de l’homme permet les pires délires paranoïaques dont s’alimentent toutes les sectes conspirationnistes aujourd’hui.
Adapté à la situation actuelle, ce film ne nous dit ni plus ni moins que ça aujourd’hui, en 2009, avec la menace de crises ecologiques à venir: plutôt que de se solidariser et de partager pour tous vivre ensembles sur une seule planète, il faut sacrifier une partie de l’humanité, afin de sauver l’autre.
A vomir. Zack Snyder, le cinéaste attitré du duo Bush-Cheney?
Je rejoins parfaitement stalker dans son analyse et sa conclusion. Watchmen m’a dégoûté de la S.F et de la B.D du genre.
Je suis toujours perplexe face à cet engouement contagieux que se relaient avec force enthousiasme certains internautes. Qui décrivant Watchmen comme une fable psychologique contemporaine, qui comme chef-d’œuvre d’adaptation. Si c’est vraiment le cas, alors je laisse tout tomber et je m’en retourne à relire Lanfeust. c’est au moins bénéfique pour l’intellect.
Watchmen a été fait pour les nostalgiques de l’œuvre de Moore/Gibson, et pour eux seuls je pense. Mais paradoxalement, ce sont eux qui sont les plus déçus.
Tout ce beau monde qui s’agite en proclamant ce film comme le plus intelligent et le plus saisissant, Bha moi je n’y vois qu’une bande de saltimbanques sapés comme des tapettes de la Cage aux Folles, pas crédibles pour un sou.
J’adore les histoires alambiquées, mais celle-ci ne distille hélas pas grande idée, ou du moins pas le film qui en a été fait.