Vers une censure du Web en Occident
Publié le: 2 janvier 2009 à 2:05 (Dernière mise à jour: 11 octobre 2009 - 20:40)
Andy Burnham est le ministre britannique de la culture. Voulant émuler son collègue australien, il a pour objectif en 2009 de rencontrer le président Barack Obama afin de définir les modalités de surveillance et de blocage de sites Internet. Explications…
Le rapport Liberté de la presse: l’année 2008 en chiffres de Reporters sans frontières, publié le 30 décembre, n’a rien de surprenant. Par contre, l’organisme souligne:
Mais, si la situation en Syrie, en Tunisie ou aux Émirats arabes unis n’est pas, en soi, une nouveauté, celle d’une censure grandissante en Occident a de quoi inquiéter.
Souvenez-vous. À sa naissance, le Web était un espace de communication libre, social, communautaire, échappant à la juridiction des différents gouvernements. Puis sont venus les moteurs de recherche, les sites corporatifs, les médias, la nécessité de monétiser le contenu et avec eux, les problèmes de droits d’auteur.
Évidemment, les sites à caractère sexuel n’ont pas tardé à avoir pignon sur Web et, par le fait même, des adresses pédophiles – et donc présentant un contenu illégal – ont également fleuri.
Du coup, chaque pays s’est, petit à petit, mis à appliquer à Internet les mêmes règles que pour les publications “papier”. Résultat, un pays comme la Thaïlande bloque tout site coupable de lèse-majesté (voir le texte de Wikileaks), plusieurs autres – dont les États-Unis (voir les pages du FBI) – bloquent ce qu’ils considèrent comme des sites terroristes (forums islamistes, Hamas, etc).
Or, depuis quelques mois, deux pays tentent de mettre en place un filtre obligatoire, destiné à empêcher l’accès, par les internautes, à des sites jugés dangereux ou illégaux.
La justification de départ en est fort simple. Jouant sur les peurs des parents, l’Australie a ouvert le bal. Le ministre Stephen Conroy, voulant honorer la promesse électorale de son parti de faire d’Internet «un lieu plus propre et plus sûr», souhaite mettre en place une législation obligeant les fournisseurs d’accès (FAI) à implanter ce que le gouvernement a baptisé Clean Feed (voir l’explication sur Wikipedia).
Avant d’imposer son Clean Feed, le gouvernement australien – démocratie oblige – a demandé aux FAI du pays de se porter volontaires pour tester le filtre en question. Si, comme le rapporte l’Associated Press, Telstra BigPond, le plus gros fournisseur du pays, a poliment décliné l’invitation, d’autres comme iiNet ont accepté, ne serait-ce que pour prouver l’inanité d’une telle démarche.
On s’en doute, l’initiative a provoqué une levée de boucliers en Australie, opposition menée par l’association Electronic Frontiers Australia (EFA) qui fait remarquer que la liste des sites bloqués par le gouvernement ne serait pas rendue publique et ne ferait l’objet d’aucune surveillance. De quoi fortement inquiéter les internautes soucieux de leurs libertés.
On serait tenté de se dire que, après tout, l’Australie c’est loin, que c’est une bande de rednecks dont les délires ne parviennent jamais jusqu’à nos doux rivages.
Erreur.
Le 27 décembre dernier, Andy Burnham, le ministre britannique de la culture, a accordé une entrevue au Daily Telegraph. Il y affirme qu’Internet doit obéir à de «nouveaux standards de moralité.»
Son argumentaire est simple, pour ne pas dire simpliste: Internet est dangereux. Les parents devraient pouvoir laisser leurs enfants naviguer librement sans craindre quoi que ce soit (on ne sait pas exactement quoi, mais ce n’est pas grave. Il suffit de brandir le spectre du danger pour les chères têtes blondes pour justifier à peu près n’importe quoi). Comme le souligne Andy Burnham dans l’entrevue en question:
Ça fleure bon la dictature tout ça.
Comme rien n’est défini pour l’instant, il parle aussi de la possibilité de mettre en place une cote pour les sites Web, semblable à celle qui existe actuellement pour les films ou pour les jeux vidéo.
Et, dans un grand élan visionnaire, il déclare: «Plus nous envisageons des solutions internationales – la Grande-Bretagne et les États-Unis travaillant ensemble – plus une norme internationale deviendra une norme de l’industrie.»
Le pire, c’est qu’il a raison. Comme avec le 11 septembre, nous risquons tous bientôt de nous retrouver avec plus de surveillance, plus de censure, plus de contrôles… tout ça au nom d’une hypothétique sécurité.
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je suis entierement d’accord que nous nous dirigons de plus en plus vers une dictature mondiale qui lese nos individualites sociale politique ethniques voir meme religieuse bien que pour moi la religion et ces bigottes sont la pire des choses pour assurer la dictature . Je suis personellement oppose aux site sexuels very tres hard qui ne sont que des cochonnieries et surtout contre tout abus et mise en circulation de site pedophiles plus on va mettre de filtres plus dangereux et plus deguelasse seront ces sites perverts qui arriverons toujours a contournes les lois et nous savons tous que ces sites et la mafiat qui les gerent sont toujours en avance de plusieurs guerres comme on dis . Alors c’est vraiment comme vous le dites ceux que l’on va museler seront la liberte de la presse la liberte politique et surtout l’echange et la liberte sociale pour appouvrir les masses populaires aussi bien finencierement qu’intelectuellement pour proteger les riches et les dirigeants et les pontes religieux . Comment en somme nous arrive a cela en quelques decenies . Merci de me lire et pourquoi ne pas lancer une petition internationnale et je me demande si finalement les droits de l’homme ne sont pas un instrument pour faire taire toutes les liberte car au nom des droits de l’homme tout est bons pour faire taire tout le monde