[Critique] Australia: une merveille signée Baz Luhrmann
Publié le: 25 novembre 2008 à 4:40 (Dernière mise à jour: 29 avril 2009 - 6:00)
Australia, le tout nouveau film de Baz Luhrmann avec Hugh Jackman et Nicole Kidman prend l’affiche au Québec et en Amérique du Nord le 26 novembre prochain. Le long-métrage met aussi en vedette David Wenham, Bryan Brown, Jack Thompson, David Gulpilil, David Ngoombujarra ainsi que Brandon Walters. Voici notre critique du film.
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Hugh Jackman et Nicole Kidman entourent Baz Lurhmann sur le plateau d’Australia
Australia (notre dossier), c’est le tout nouveau Baz Luhrmann, un drame épique qui a pour toile de fond les splendides paysages australiens.
Mais ne vous laissez pas tromper par les bandes-annonces, Australia va plus loin que l’histoire d’amour entre Lady Sarah Ashley (Nicole Kidman) et Drover, le meneur de troupeaux (Hugh Jackman).
C’est d’abord et avant tout l’histoire d’un pays à travers les yeux d’un petit garçon aborigène, Nullah (remarquablement bien interprété par Brandon Walters) qui, comme tous les enfants métis vit sous la menace d’être enlevé à sa mère pour être placé avec les “bons pères” catholiques, chargés de le “nettoyer” de sa sauvagerie . Et c’est peut-être le fait le plus surprenant d’Australia: ce message social, une première pour le réalisateur de Moulin Rouge!, Romeo + Juliet et Strictly Ballroom.
Le scénario est, d’ailleurs, extrêmement bien construit et chaque histoire secondaire (la relation entre Sarah et The Drover, leur lutte pour livrer les têtes de bétail à l’armée, les tentatives de Neil Fletcher (David Wenham) pour faire échouer leur plan, la lutte pour le contrôle du domaine de Faraway Downs, etc) soutient la trame narrative centrale: celle de deux ans de l’histoire de l’Australie.
Ne cherchez pas, dans Australia, les éléments désormais incontournables des blockbusters. Pas d’effets spéciaux à outrance (et pourtant, il y a un peu de CGI), pas d’hémoglobine, pas de violence. Baz Luhrmann nous livre ici du grand Hollywood, et pas celui de Christopher Nolan. Celui de Cecil B. DeMille.
Car Australia est une épopée dans le sens grandiose du terme avec cieux en Technicolor, grandes envolées lyriques, musique et émotions. Le film est le digne héritier des Ben-Hur, Lawrence of Arabia, Autant en emporte le vent et des – plus récemment – Reds ou Once Upon a Time in America.
D’aucuns se plaindront (et c’est une réflexion entendue après la projection de presse) de la durée du film qui est de près de trois heures. Justement, l’attrait d’Australia se trouve aussi là: le réalisateur prend le temps de raconter son histoire, le spectateur celui de la savourer et de se laisser emporter par un tourbillon d’images et d’émotions.
Mais ce “classicisme” n’empêche pas Baz Luhrmann de mettre dans Australia les petites touches qui caractérisent son oeuvre.
Les clins d’oeil abondent, je pense notamment à la scène où Hugh Jackman se lave devant une Nicole Kidman toute émoustillée ou celle où un troupeau de kangourous s’ébat joyeusement à côté du camion qui transporte notre anglaise vers son domaine.
Hugh Jackman est filmé comme Clark Gable ou Clint Eastwood (dans les westerns de Sergio Leone) et devient, en un seul long-métrage, LE mâle de Hollywood – ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’acteur vient d’être proclamé l’homme le plus sexy du grand écran -. Nicole Kidman est l’héroïne parfaite: têtue comme seule une anglaise peut l’être, mais malgré tout profondément humaine. Et, tout au long du film, on ne peut s’empêcher d’admirer l’art avec lequel Luhrmann filme ses acteurs et s’amuse, en quelques plans de caméra et de tours de manivelle à donner une leçon de Cinéma (oui, avec un “C” majuscule) à ses confères.
La musique est omniprésente, Luhrmann se servant de Over the Rainbow (la chanson de The Wizard of Oz) qui revient comme une litanie, pour souligner chaque scène importante du film. Le rapprochement était osé et est parfaitement réussi.
Mon verdict? Australia va à contre-courant de la recette cinématographique en vigueur à l’heure actuelle. C’est un film intelligent, une épopée grandiose que j’aimerais de tout cœur voir rafler autant d’Oscars que le pâle Titanic (malheureusement, j’ai entendu cette comparaison après la projection de presse, le journaliste se désolant que le film de Luhrmann ne soit pas aussi bon que celui de James Cameron). C’est un vrai film que j’ai hâte de revoir encore et encore pour, comme cela avait été mon cas pour Moulin Rouge! en explorer toutes les facettes et la richesse.
Notre cote: 








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Bonjour, je viens de voir la projection en avant-première “évènement” à Paris et je suis vraiment d’accord avec vous. Ce film est ce qui est arrivé de mieux à l’Australie et aux Australiens depuis longtemps. Tout juste assez long à mon goùt; j’en aurais bien repris un peu, moi, de cette saga-là……
Je connais bien et j’adore ce pays où je suis allée plusieurs fois; j’ai été très agréablement surprise de voir comment Baz Luhrman aborde le peuple Aborigène, leur culture, leur état d’esprit et leur mystique….. Le problème des “générations volées” également, qui reste une plaie ouverte dans l’histoire de ce magnifique pays.
Bref, il a tout compris, et il réussit fort bien à nous le faire comprendre, sans effets spéciaux et sans en rajouter, à travers ce génial petit garçon “Me Gulapa, I sing you to me”….. Magique dans tous les sens du terme !
Quant à Hugh Jackman, s’il est LE mâle hollywoodien cette année, c’est le fruit d’une belle carrière où les interprétations foudroyantes se sont succédé depuis au moins 10 ans. De Peter Allen dans la comédie musicale de Broadway “The Boy from Oz”, jusqu’au maniaque dangereux de “Manipulation” en passant par l’amoureux éternel de “The Fountain”, le magicien veuf du “Prestige”, le mutant griffu et grognon des X-men ou le lord anglais vu par Woody Allen dans “Scoop”, sans oublier le raton snob de “Flushed away” et le pingouin déjanté de “Happy feet”, Hugh Jackman peut tout jouer avec la même sincérité et le même engagement: total !
Et comme en plus d’être beau et talentueux, il est charmant, intelligent, et droit dans sa vie personnelle, évidemment, il fallait bien qu’il finisse par se faire remarquer……
PS: mes excuses aux fans de Hugh, j’ai volontairement omis quelques rôles moins marquants, la liste est déjà longue et je ne voudrais pas lasser….
Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est sur une pente ascendante que personne ne pourra plus arrêter !
Cet homme est comme le bon vin, il n’arrête pas de s’améliorer avec l’âge…..
Hy my friend !!!
Alors là, chapeau bas ! Je suis carrément d’accord avec toi. Même si je n’ai pas encore vue le film, ce qui ne devrais tarder, je pense que Hugh y prend une toute autre dimension. On connait toute ses multiples talents de comédien, chanteur et danseur, il nous impressionne à chaque fois qu’il ouvre la bouche par tant de gentillesse, de générosité et de sincérité.
Une Nicole Kidman dans un rôle qu’il lui va bien et qui semble tellement naturelle !!!! Un Hugh puissant, sexy et ténébreux à souhait, tous les ingrédients pour faire fondre un iceberg….
VIVE LUI !
Merci à vous deux! Honnêtement, quand je vois les critiques que publient certains de mes confrères et consoeurs, je me demande parfois si nous avons visionné le même film!
Oui, je ne peux qu’abonder dans votre sens à tous les deux: Hugh Jackman est un excellent acteur, encore sous-estimé. J’espère que Wolverine (j’ai hâte de le voir celui-là) va enfin le faire passer dans la catégorie des gros cannons de Hollwyood.
Malheureusement encore trop de personnes ne connaissent son vrai nom ce qui est bien dommage ! Par contre quand on dit “Celui qui fait Wolverine !” là ça parle !!!
On se prend rapidement de passion pour cet homme aux multiples talents, connu pour sa gentillesse, sa disponibilité, son investissement dans sa vie privé et professionnelle, qu’il ne peut pas laisser indifférent ! On tombe sous le charme…en tout cas mon petit coeur de femme n’a pas résisté longtemps !!!!
Et puis quand il chante, on a l’impression qu’il chante pour vous…sa voix…bref je m’égare. Nous aussi nous avons hâte que Wolverine sorte car il promet d’être pleins de rebondissements….Et puis franchement Hugh en marcel c’est carrément torride ! MDR
VIVE LUI !!
La acabo de ver y me ha parecido muy mala. Habia leido alguna critica negativa pero fui con una amigo a verla porque tampoco habia mas donde elegir ya que estabamos alli, es infantil, inverosimil, sobreactuda, previsible, topica…es tirar el dinero y perder el tiempo.