[Critique] Quantum of Solace: affreusement mal réalisé
Publié le: 14 novembre 2008 à 5:26 (Dernière mise à jour: 7 mars 2009 - 4:40)
Oui, j’attendais Quantum of Solace avec impatience, étant une vraie fan de James Bond. Mais le film réalisé par Marc Forster, et mettant en vedette Daniel Craig, Mathieu Amalric, Olga Kurylenko, Judi Dench, Gemma Arterton et Jeffrey Wright est une horreur dans lequel les faiblesses du réalisateur prennent le pas sur le jeu des acteurs.
Quantum of Solace (notre dossier) prend l’affiche aujourd’hui le 14 novembre au Québec (sous le titre 007 Quantum) et en Amérique du Nord.
© 2008 Danjaq, LLC, United Artists Corporation, Columbia Pictures Industries, Inc – Tous droits réservés – Publiée avec autorisation de l’auteur
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L’histoire est relativement simple et se déroule quelques instants après la mort de Vesper. Quantum of Solace est donc, pour la première fois dans l’histoire de la franchise, la suite directe d’un film précédent, en l’occurrence Casino Royale, sorti en 2006.
À part ça, le scénario n’a rien d’exceptionnel. On s’en doute, James Bond se lance à la poursuite des responsables du meurtre de sa bien-aimée et cette quête l’entraînera aux quatre coins du globe.
On retrouve, derrière le scénario de Quantum of Solace, la même équipe que pour Casino Royale: Paul Haggis, Neal Purvis et Robert Wade. Et dans les deux films, les mêmes faiblesses sont criantes. On passe du coq à l’âne sans beaucoup de conviction ni même d’explications. Les pays dans lesquels James se rend dans Quantum sont rapidement indiqués, mais il manque à chaque fois le lien logique qui permet au spectateur de s’y retrouver. C’est notamment criant à la fin du film quand 007 se rend en Russie, et il faut quelques minutes au spectateur pour comprendre qu’il va, en fait, débusquer l’ancien amant de Vesper.
Si, comme dans Casino Royale, James Bond devient un héros beaucoup plus humain (je dirais presque tourmenté) que dans les films précédents (Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Timothy Dalton et Pierce Brosnan ne possédaient pas cette dimension), là aussi, il manque parfois le petit quelque chose qui permet une transition fluide entre les dialogues et les scènes. C’est notamment vrai lors de la séquence de l’incendie du repaire de Greene, où Camille revit les événements tragiques de son enfance. On passe de son traumatisme à la décision de Bond de lui éviter de mourir brûlée vive à, comme par enchantement, la fuite vers l’extérieur.
Ces manquements diluent malheureusement les parties importantes de la trame narrative; j’en veux pour exemple la découverte par Bond et Camille des vraies intentions de Greene. Cette scène (le moment où le couple est devant le réservoir / lac souterrain) répond enfin aux interrogations des héros et du spectateur. Elle ne dure que quelques secondes et est noyée dans le fatras du reste.
Le principe est le même pour l’ensemble des moments importants du film: tout est traité de la même manière (mal), rien ne ressort, on a droit à des scènes et des personnages complètement inutiles (Strawberry Fields interprétée par Gemma Arterton par exemple) et on se contente de suivre une histoire somme toute banale, joliment agrémentée d’effets spéciaux et de gadgets hi-tech.
La seule scène digne de mention du film, où tous les écueils énoncés dans cette critique ont été évités, est celle de l’opéra (pas la poursuite, la tenue de la réunion des dirigeants de cette mystérieuse organisation).
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C’est là que le bât blesse. Dieu merci, Marc Forster a déjà indiqué qu’il ne réaliserait pas le prochain James Bond et c’est parfait, je ne peux qu’applaudir sa décision.
Si le réalisateur avait réussi Finding Neverland et The Kite Runner (je laisse volontairement de côté Monster’s Ball), il n’a vraiment rien compris à la rythmique ni à la manière de filmer un film d’action.
Toutes – et je dis bien toutes – les scènes d’action sont ratées. Filmées presque sans arrêt en plan rapproché, elles perdent rapidement de leur intérêt. En effet, quel plaisir à voir une course de voitures où les plans alternent entre les pneus, la carrosserie des véhicules et les visages des conducteurs? Comment admirer la synchronisation de la poursuite dans les rues de Sienne (surtout la fin, qui aurait pu être superbe) si les seules choses qu’on voit sont les visages des protagonistes, leurs armes et de gros plans des échafaudages?
Pour avoir lu les notes de production, pour avoir visionné quantité de reportages sur le making of, sur les lieux de tournage, je m’attendais à nettement mieux. Au fond, Quantum of Solace aurait pu être tourné n’importe où, nul besoin pour l’équipe de se déplacer aux quatre coins du monde. Tous ces endroits exotiques auraient aussi bien pu être reproduits en studio, Marc Forster ne profitant absolument pas de la beauté des lieux.
Je vais être curieuse de voir les extras qui ne manqueront pas d’être inclus dans le DVD, je me demande en effet si le réalisateur, désireux de palier à son manque d’expérience en maintenant un rythme soutenu, n’a pas supprimé des séquences importantes.
C’est, à mon avis, l’unique point positif du film. Daniel Craig n’est pas, comme certains critiques l’ont dit, la fin du personnage de James Bond. Bien au contraire. Je partage amplement l’avis de ceux qui disent qu’il réinvente 007, qu’il le fait évoluer et qu’il lui apporte quelque chose que ses prédécesseurs ne possédaient pas.
Gemma Arterton est autant insipide et inutile que son personnage, qui ne sert qu’à faire un clin d’œil – raté et incohérent – à Goldfinger puisqu’on la retrouve morte, enrobée de pétrole.
J’avoue avoir été surprise de la prestation d’Olga Kurylenko qui s’en tire très bien en Camille, jeune femme assoiffée de vengeance depuis qu’elle a assistée, enfant, au meurtre sanglant de ses parents. En effet, la piètre qualité de son jeu dans Max Payne (notre dossier – notre critique) m’avait laissé craindre le pire pour Quantum of Solace.
Tout fan de James Bond qui se respecte ira voir Quantum of Solace au cinéma et achètera l’édition en DVD ou en blu-ray. Mais attention, les plus critiques ressortiront des salles en demandant la tête de Marc Forster.
Notre cote: 








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Je dois malheureusement dire que je suis d’accord. Quant à Kurylenko, si elle était décevante dans Max Payne, elle était nettement meilleure dans Hitman. Je crois d’ailleurs que c’est suite à cette prestation là qu’elle a été considérée pour le rôle de Camille.
bonjour ce james bond est nul et dure a comprendre 25 minutes d attente pour comprendre ??? c est long et deplus il n y a que tres peut d histoire sur des cascade et des scenes tres rapide donnant l envie de ne plus regarder
bah pour moi c est un des meilleurs films de 007.
Deja c est plus realiste et puis il y a un tas d action.
Je respecte vos critiques, mais moi je ne suis pas d accord car j aime vraiment le film