W., le dernier Oliver Stone: le dossier du film [PHOTOS ET VIDEOS]
Publié le: 17 octobre 2008 à 0:01 (Dernière mise à jour: 18 octobre 2008 - 4:03)
W., le dernier film d’Oliver Stone, est une chronique de la vie de George W. Bush mettant en vedette Josh Brolin, Elizabeth Banks, Ellen Burstyn, James Cromwell, Richard Dreyfuss, Thandie Newton, Jeffrey Wright et Noah Wyle. Voici toutes les photos et les bandes-annonces du film.
Gradué de l’université Yale, pétrolier occasionnel au Texas, ex-buveur converti à l’Évangélisme… George W. Bush a fait bien des choses et occupé bien des emplois, mais en bout de ligne, il a occupé le poste le plus improbable de tous: président des États-Unis d’Amérique.
Comment ce personnage, longtemps considéré comme le mouton noir de scette famille réputée, s’est-il métamorphosé en chef du monde libre? W. est l’histoire profondément américaine de George W. Bush, un homme qui a vaincu ses démons personnels en grandissant dans l’ombre imposante de son père, a trouvé Dieu et sa foi à 40 ans et a effectué un incroyable volte-face qui, ultimement, l’a mené à la Maison-Blanche.
Le film W. (notre critique) suit son parcours d’un club universitaire de Yale aux champs pétrolifères et aux terrains de base-ball du Texas, jusqu’au 1600 Pennsylvania Avenue. Le film nous montre le cheminement de l’homme qui allait devenir le 43ième président des États-Unis – ses épreuves, ses réalisations, et les conséquences des deux.
Comme le souligne le réalisateur Oliver Stone, «Peu importe l’opinion que vous avez de George W. Bush, l’essence du film est de poser des questions concernant la présidence, ce qui s’est passé et qui est l’homme. Comment il est arrivé à devenir président est une impressionnante histoire en soi. Au début, il a gaspillé les possibilités que lui ouvraient ses origines privilégiées. W. explore comment il a repris le dessus et ensuite ce qu’il en fait lorsqu’il devient président.»
Il faut dire que W. n’est pas la première réalisation biographique d’Oliver Stone. Il a précédemment exploré la vie de Richard M. Nixon dans le film Nixon, une oeuvre qui s’est méritée quatre nominations aux Oscar. Inutile de dire que Stone était loin de partager le point de vue de Nixon. Toutefois, son film présente une vision équilibrée et empathique de l’homme. Son objectif était le même avec la réalisation de W.: aller au-delà de l’image médiatique, des discours et des politiques pour révéler l’homme, avec toutes ses forces et ses faiblesses.
«Bush a eu un impact énorme sur le monde», explique le réalisateur. «Sous son administration, la présidence et ses pouvoirs n’ont jamais été aussi accrus. De toute évidence, c’est un film qui arrive à un moment opportun et certaines personnes rejetteront notre version de sa vie, mais d’autres comprendront. Je pense que nous présentons un point de vue de Bush qui n’a pas été vu. Le public aura l’occasion de regarder derrière le rideau pour y voir un homme que nous ne connaissons pas vraiment. Ce qui est fascinant, c’est qu’une histoire père-fils se développe au coeur du film. Pendant plusieurs années, j’avais plutôt pensé qu’il s’agissait d’une histoire mère-fils, mais en approfondissant nos recherches, nous avons découvert que le père joue un rôle beaucoup plus important que nous ne le pensions.»
Stone note que «cette relation compliquée a eu un effet dominant sur George W. Bush et, par extension, sur les États-Unis et sur le monde. C’est une dynamique sur laquelle la famille Bush ne se penche pas souvent.»
«De bien des façons, un fils est en compétition avec son père, rivalise avec son père», souligne le réalisateur. «Les Bush n’aiment pas en parler. Mais, que l’on retourne aux grecs ou aux élisabéthains, la relation père-fils est une riche et juteuse source dramatique. Les omissions du père se reflètent sur le fils et, d’une certaine façon, deviennent les fautes du fils.»
Comme nous le mentionnions précédemment, Oliver Stone n’avait pas comme objectif de crucifier George W. Bush, mais bien de présenter un portrait réaliste de l’homme. Comme il le souligne, «Nous n’avons jamais caché nos intentions. Nous avons toujours été fidèles à la vérité, mais nous avons aussi dû condenser et dramatiser. Le premier acte est le fondement de l’homme: jeune, rebelle, un raté dans tout ce qu’il entreprend, jusqu’à l’âge de 40 ans, alors qu’il se reprend en main. Le deuxième acte découle de sa conversion à l’Évangélisme, son revirement de ses habitudes personnelles et de l’imposition d’une volonté de fer. Il devient propriétaire d’une équipe de baseball, ensuite occupe deux mandats à titre de gouverneur de l’état du Texas. Pendant un certain temps, il projette une image bipartisane. Le troisième et dernier acte porte sur sa présidence, mais nous n’avons pas cherché à couvrir les huit années. Nous nous sommes concentrés sur les débuts, mettant l’accent sur la période cruciale entre octobre 2001 et mars 2003, alors qu’il a fini par entrer en guerre avec l’Irak.»
Le scénariste Stanley Weiser renchérit. «Bob Woodward est plongé dans l’administration Bush avec quatre livres. Le troisième, State of Denial, nous a particulièrement influencé, et le quatrième, The War Within, qui est paru après que nous ayons terminé le film, semble valider plusieurs des positions que nous avons prises. Nous avons aussi été influencés par State of War, par James Risen, The One Percent Doctrine, par Ron Suskind, Oil, Power and Empire, par Larry Everest, Hubris, par David Corn et Michael Isikoff. Après que le film fut complété, la parution de The Dark Side, par Jane Meyer, The Angler, par Barton Gellman, The Way of the World, par Ron Suskind, et What Happened, par Scott McClellan est venue valider beaucoup du contenu.»
Stanley Weiser poursuit «En regardant la vie de jeunesse de George Bush Jr., nous avons été influencés par First Son, par Bill Minutaglio, de même que par certaines parties de Fortunate Son, par J.H. Hatfield. Nous avons aussi certains portraits de la conversion de Bush à l’Évangélisme dans The Faith of George W. Bush, par Stephen Mansfield, tout comme nous avons regardé de près les lectures de la bible dans le très populaire My Utmost for His Highest, d’Oswald Chambers (1927).»
Comme le mentionne Oliver Stone en conclusion, «Nous mettons sur pied un site Web qui sera fonctionnel au moment de la sortie du film, et qui comprendra toute les anecdotes qui sont présentées dans le film, leur source et le raisonnement sur le comment, pourquoi, et quand nous les avons utilisées. Ce n’était pas notre intention de faire preuve de malice ou de juger George W. Bush et son administration. Je pense que lui et son administration parlent d’eux mêmes. Les points de vue et les dialogues que nous exprimons dans le film proviennent de leurs opinions connues et documentées.»
PHOTOS: Sidney Ray Baldwin © Lionsgate – Tous droits réservés – Publiées avec autorisation de l’auteur.
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W.
Sortie: 17 octobre 2008 au Québec et en Amérique du Nord – 29 octobre 2008 en France
Interprètes: Josh Brolin, Elizabeth Banks, Ellen Burstyn, James Cromwell, Richard Dreyfuss, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Noah Wyle
Réalisateur: Oliver Stone
Budget (estimé): 30 millions de dollars
Scénario: Stanley Weiser
Site officiel: en anglais
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