[Entrevue] Anne Dorval nous présente Les Parent
Publié le: 3 septembre 2008 à 10:18 (Dernière mise à jour: 4 septembre 2008 - 5:00)
Une émission de la rentrée télévisuelle de Radio-Canada qui retient l’attention est sans contredit Les Parent, au cours de laquelle on découvrira de façon humoristique le quotidien d’une famille traditionnelle, c’est-à-dire non reconstituée (on pourrait presque dire que c’est rendu une rareté!). Chaque émission est composée de vignettes variant de trente secondes à trois minutes.
Nous avons rencontré Anne Dorval, qui interprète le rôle de Natalie, pour en apprendre un peu plus sur cette nouvelle série qui prend l’antenne à compter du 8 septembre.
Benoit Bisson: À quoi peut-on s’attendre de la série Les Parent?
Anne Dorval: C’est une série qui met en scène une famille unie, pas dysfonctionnelle du tout, un couple amoureux, et ils vivent évidemment des situations ridicules, loufoques par moments, qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Il n’y a pas d’école pour être parent et il n’y a pas d’école pour être de bons enfants non plus, alors le lien qui les unit, c’est l’amour qu’ils se portent les uns les autres. C’est une série de petites capsules qui vont croquer des moments du quotidien dans une famille.
BB: Est-ce que l’on pourrait dire que ça s’apparente à la formule d’Un gars, une fille?
AD: C’est peut-être emprunté de ça un peu. C’est ce genre de petites capsules là, qui n’ont pas nécessairement de suite logique. Dans la même émission, on peut avoir trois Noël, on peut avoir huit soupers, alors c’est une série de petits flashes comme ça qui est drôle par moments, qui fait sourire à d’autres moments, des scènes touchantes aussi. Ce n’est jamais pareil. Ce n’est pas du slapstick où l’on va se taper sur les cuisses et où on va se rouler à terre, ce n’est pas ça du tout, mais je pense que les gens vont sourire en se reconnaissant.
Il ne faut pas être parent non plus pour l’apprécier! On a tous été enfant dans notre vie, enfant de parents. On a tous vécu la vie de famille, on sait tous ce que c’est où on l’a observée, chez les voisins, les cousins-cousines, dans les parties de Noël. On a tous vu ce que ça pouvait donner. Donc, je pense que tout le monde peut y trouver son compte, tout le monde peut se reconnaître. Et c’est aussi une émission où il y a beaucoup de dérision, donc on va apprendre à dédramatiser certaines situations, je pense, en riant les uns des autres.
BB: Comme dans le cas où l’on retrouve du matériel porno sur l’ordinateur de l’un des gars?
AD: Oui, oui! (rires) Il y a tout ça. Il y a plein de sujets qui sont abordés. Les textes de Jacques Davidts sont vraiment savoureux.
BB: Parlez-nous un peu de la production. Comment était-ce de travailler avec deux réalisateurs, Louis Choquette et Pierre Théorêt?
AD: Louis Choquette a fait ça aussi avec Rumeurs, à un moment donné. Il a fait les premières émissions, puis après, il s’en allait réaliser une autre émission. L’équipe technique se connaissait, c’était la même équipe que dans Rumeurs, et comme dans Rumeurs, Louis Choquette a commencé et Pierre Théorêt a poursuivi l’aventure. Ce sont deux réalisateurs complètement différents, qui se ressemblent par moments parce qu’ils sont tous les deux très rigoureux, mais qui ont une approche différente – et formidable – tous les deux. Ça s’est fait tout seul.
BB: Comment était-ce de tourner avec les enfants? La synergie est différente, non?
AD: Oui, mais ils ont été bien choisis. Ils sont adorables. Ce sont de vrais enfants, c’est-à-dire qu’à un moment donné, ils oublient qu’ils jouent et ils ont du fun entre eux et le décor était truffé de ballons… On ouvrait une porte et il y avait 18 ballons qui tombaient, il y avait toujours un skateboard qui trainait dans l’entrée, il y avait plein de choses avec lesquelles ils pouvaient s’amuser. Donc, par moment, il fallait les ramener à l’ordre un peu, mais tout ça fait partie de l’histoire aussi. On avait l’impression qu’on était dedans tout le temps, même quand on était en pause ou que la caméra ne tournait pas.
C’est facile aussi de les aimer. Ils travaillent très très bien et c’était très exigeant pour eux parce qu’il n’y a que cinq personnages dans la série. Il y a deux adultes et trois enfants. Il n’y a à peu près pas de personnages secondaires. Il y a Alexis Martin (Benoît) qui est venu faire deux épisodes je crois, Marie-Chantal Perron (Marie), qui joue ma meilleure amie, qui est venue faire deux épisodes, mais c’est tout. Le reste du temps, on était toujours toujours toujours ensemble tous les cinq, ce qui fait que l’on apprend à se connaître assez vite!
BB: Pour un téléspectateur qui n’a pas vraiment idée du travail requis pour produire une telle série, qu’est-ce que ça peut demander en termes de temps, pour une émission par exemple?
AD: Une émission, c’est difficile parce que l’on tourne tout dans le désordre - on y va par décor -, mais on répétait le lundi, toute la journée, les scènes de la semaine et, parfois, on tournait les quatre autres jours. La plupart du temps, on tournait le mardi, mercredi et jeudi, mais on n’avait pas beaucoup de pauses. On avait les fins de semaines pour apprendre nos textes et on tournait la semaine suivante.
BB: C’est exigeant!
AD: C’est très très exigeant. On commence tôt, à six heures le matin, et on finit vers six heures et demie le soir, donc ce sont de grosses journées.
BB: Pour Anne Dorval, mère de famille, ça demande presque un horaire planifié de façon aussi serrée que celui de votre personnage!
AD: Quand on fait des métiers comme ça, où les horaires sont toujours différents, il faut que l’on arrive à s’organiser. Donc moi, je me suis organisée avec le père de mes enfants aussi et il était très très présent, alors on se dépanne comme ça quand on a de gros rushes.
BB: Et pour l’automne, quels sont vos projets?
AD: Je fais une petite série radiophonique, à C’est bien meilleur le matin, ici à Radio-Canada, une petite capsule à toutes les semaines qui s’appellent Le mont de Vénus. Ce sont de petites capsules humoristiques. Je fais des petites capsules pour le Web qui s’appellent Chez Jules. On continue ça toute l’année, je pense bien. Il y a aussi un projet de film dont je ne vous parle pas vraiment parce que ce n’est pas sûr. Et puis on espère la continuité des Parent l’hiver prochain.
BB: Pas de projets au théâtre?
AD: Pas pour l’instant, non, parce qu’avec les horaires de télé et les horaires des enfants, c’est assez rempli. Je l’ai déjà fait, tourner le jour et aller jouer le soir, mais là, je vais me garder une petite gêne! (rires)
Les Parent, ce sont:
Anne Dorval (Natalie Rivard), Daniel Brière (Louis-Paul Parent), Joey Scarpellino (Thomas Parent, 14 ans), Raphaël Grenier-Benoît (Olivier (Oli) Parent, 12 ans) et Louis-Philippe Beauchamp (Zacharie (Zak) Parent, 8 ans).
Fiche technique de l’émission:
Genre: série humoristique - 20 épisodes de 30 minutes
Producteurs: Marleen Beaulieu, André Provencher
Production: La Presse Télé
Productrice déléguée: Joceline Genest
Réalisateurs: Louis Choquette (5 épisodes), Pierre Théorêt (15 épisodes)
Producteur au contenu: Jean-Pierre Plante
Auteur principal: Jacques Davidts
Scénaristes: Jean-François Léger, Jean Pelletier
Conseillère à la scénarisation: Emmanuelle Beaugrand-Champagne
Concepteur visuel: Jules Ricard
Conceptrice des costumes: Monic Ferland
Chef maquilleuse: Suzan Poisson
Chef coiffeur: Marc-André Lessard
Preneur de son: Martin Patterson
Directrice de post-production: Anne Samson
Monteuse: Christine Denault
Musique: Dazmo musique, Iohann Martin, John Von Aichinger, Rudy Toussaint et Sari Dajani
Diffuseur: Télévision de Radio-Canada
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