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Pour Bush, contraception = avortement!

Isabelle Hontebeyrie
Publié le: 18 juillet 2008 à 7:28 (Dernière mise à jour: 18 juillet 2008 - 7:28)

L’administration Bush essaye de faire passer, très discrètement, une nouvelle règle pour les organismes (hôpitaux, etc.) financés par le Ministère américain de la santé: ne pas s’objecter à employer des personnes ou à faire affaire avec des compagnies ou des associations qui sont contre l’avortement et qui sont même contre certaines formes de contraception.

Selon ce qu’a appris le , les hôpitaux, cliniques, chercheurs et écoles de médecine, financés par le pourraient bien, s’ils veulent continuer à recevoir des dollars, se retrouver dans l’obligation de signer un papier attestant qu’ils ne pratiqueront aucune discrimination à l’encontre de personnes - physiques ou morales - qui sont contre l’avortement.

Autrement dit, un hôpital ne pourrait pas refuser d’embaucher des infirmières qui sont opposées à l’avortement et un chercheur ne pourrait plus décider de ne pas faire affaire avec un fournisseur de matériel médical, opposé à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Jusque là, à la limite, on peut toujours se rassurer en se disant que George W. Bush est, comme d’habitude, un peu dictatorial et que, au fond, les Américains n’ont que ce qu’ils méritent.

Mais là où ça devient du délire pur et simple, c’est que, selon cette nouvelle règle, l’avortement serait défini comme suit (accrochez-vous, c’est assez impressionnant!):

“c’est la suppression de la vie d’un être humain dans l’utérus, entre le moment de sa conception et celui de sa naissance, que ce soit avant ou après l’implantation de [l'ovule fécondé dans l'utérus].

En clair, ce que ça veut dire, c’est que la pilule contraceptive et la pilule abortive RU486, aussi connue sous le nom de pilule du lendemain, deviendraient synonymes d’avortement!

Comme s’en inquiète, à juste titre, Mary Jane Gallagher, de la (NFPRHA), non seulement les femmes pourraient se voir refuser des ordonnances pour des pilules contraceptives, mais les victimes de viol seraient susceptibles de ne plus pouvoir obtenir de pilule du lendemain.

On s’en doute, du côté du Ministère, il n’y a pas eu de commentaires.

;-(



 

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3 commentaires pour “Pour Bush, contraception = avortement!”


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  1. Véronique le 18 juillet 2008 à 08:22

    Je suis désolée de devoir vous contredire… mais visiblement, vous avez quelque peu extrapolé ce que Mr Bush considère comme “avortement”…
    En effet, dans sa définition de l’avortement que vous citez vous écrivez : “avant ou après l’implantation de l’OVULE FECONDE dans l’utérus”
    Or, la pillule contraceptive fonctionne en empêchant l’ovulation… Il n’y a donc pas ovule fécondé… et donc cela ne rentre pas dans la définition de l’avortement.
    La pilllule abortive (comme son nom l’indique) est, par contre, considérée comme avortement…
    Nulle part, dans la définition de Mr Bush que vous relatez je ne lis que c’est lui qui indique que la pillule contraceptive est considérée comme avortement…
    Je pense que c’est vous qui avez extrapolé afin de le faire passer pour plus idiot encore qu’il ne l’est…
    Dommage, j’aurais bien aimé que ce soit vraiment lui qui passe pour un idiot… Mais ici, malheureusement, votre interprétation de sa définition montre que c’est sans doute vous qui méconnaissez le fonctionnement physiologique de la pillule…

  2. Isabelle Hontebeyrie le 18 juillet 2008 à 08:48

    Merci du commentaire. Je vais clarifier un peu ce que j’ai voulu dire, je m’aperçois que j’ai été un peu rapide en besogne ;-) .

    Voici donc l’explication, que j’aurais du ajouter après la définition de l’avortement proposée:

    Les groupes religieux américains arguent que la prise d’un contraceptif, quel qu’il soit (pilule, anneau, patch, etc) n’empêche pas complètement la conception, une vision partagée par George W. Bush qui, ne l’oublions pas, est un “born again Christian” de la pire espèce.

    De cet “argument”, les groupes radicaux en tirent la conclusion suivante: il n’y a aucune manière sûre à 100% de savoir si une femme est enceinte ou pas. De fait, l’utilisation de tout type de contraception (à part le préservatif) est un avortement.

    C’est ce petit tour de passe-passe sémantique que souligne Mary Jane Gallagher quand elle explique que les femmes américaines pourraient se voir refuser un accès à des méthodes contraceptives qui peuvent être considérées comme abortives.

    La définition de l’avortement qui serait incluse dans les nouvelles règles de financement du Ministère laisse le champ libre à la réplique suivante, que pourrait dire n’importe quel membre du personnel médical à une femme demandant un contraceptif: “Prouvez-moi que vous n’êtes pas enceinte et que le moyen de contraception que vous souhaitez utiliser ne détruira JAMAIS un ovule fécondé, et je vous donne votre ordonnance.”

    Navrée d’avoir pris pour acquis que les lecteurs étaient au courant de ce détail.

  3. anais le 19 juillet 2008 à 17:46

    Dernière connerie de Bush ?

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