[Primeur] Critique de Sex and the City, le film
Publié le: 27 mai 2008 à 5:21 (Dernière mise à jour: 28 mai 2008 - 5:55)
Carrie Bradshaw et ses trois copines sont de retour après quatre ans d’absence. Le film est-il à la hauteur des attentes? Mon verdict: non, malheureusement.
C’est avec la série Sex and the City que le réseau HBO s’est positionné, en 1998 , comme créateur de contenus originaux, et non plus comme simple diffuseur de films. Développée par Darren Star, l’homme derrière Beverly Hills 90210, la série télé passait outre le puritanisme américain habituel pour parler de sexualité féminine, sujet hautement tabou. En six saisons, Sex and the City est devenue un mythe, une série culte, qui a remporté huit Golden Globes et 35 autres prix.
L’équipe du film est la même que celle de la série: réalisateur, scénariste, producteurs, acteurs (à part Jennifer Hudson qui tient le petit rôle de l’assistante de Carrie Bradshaw) et ce simple fait suffirait à garantir la qualité du long métrage. Malheureusement, ce n’est pas le cas.
Connaissant la petite histoire derrière la réalisation du film – les négociations salariales ont été abominables, Kim Cattrall ne voulant pas être sous-payée et demandant un cachet quasiment identique à celui de Sarah Jessica Parker -, je n’ai pu m’empêcher de le sentir pendant le film. La magie est partie, les personnages ont vieilli et on a l’impression que, si tout le monde fait bien son travail, personne ne s’amuse vraiment (c’est d’autant plus criant que, depuis samedi, je me refais toute la série).
Les costumes sont époustouflants et on a droit à une débauche de marques, de grands noms, d’accessoires, de bling – on raconte que les filles portaient chaque jour sur le plateau pour 2,5 millions de dollars de bijoux – et de luxe. C’en est presque trop.
Le scénario n’est pas, non plus, à la hauteur. Si la première moitié du film est excellente, la deuxième s’éparpille (le long métrage dure quand même 2h20, mais le pire, c’est qu’on ne s’en aperçoit pas). Il n’y a pas de longueurs à proprement parler, l’action est bien ficelée, on rit quand il faut rire et on verse une larmichette quand il faut pleurer. Alors, qu’est-ce qui cloche? Le fait que, en sortant de la salle, je n’ai pu m’empêcher d’avoir l’impression de m’être fait avoir.
— Attention, je dévoile certaines intrigues du film dans le paragraphe suivant, si vous ne voulez pas les connaître, sautez-le —
Car, soyons honnêtes, le film n’ajoute rien: on ressort de la projection sans vraiment avoir appris grand-chose de plus sur les filles. Carrie épouse finalement Mr Big – totalement prévisible, mais ça prend quand même 2h20 de larmes et de crises -, Miranda aime vraiment Steve – aucune surprise là non plus, on savait bien qu’elle lui pardonnerait son infidélité accidentelle -, Charlotte nage dans le bonheur – youpi! Après avoir adopté une petite fille, elle tombe enceinte, pas de surprise - et Samatha est égale à elle-même – elle quitte Smith parce qu’elle étouffe. Vous voyez, on est loin des rebondissements inattendus, de l’exploration profonde de la psychologie des personnages comme on y était habitué dans la série, les intrigues sont, en fin de compte, plus artificielles qu’autre chose.
— Fin du dévoilement des intrigues, vous pouvez recommencer à lire —
Le film est facile et prévisible, c’est ce que je lui reproche. Même si quelques scènes sont vraiment dignes de mention – celle de Noël, sans dialogues, avec la chanson Auld Lang Syne en toile de fond, est superbe, de même que toute la séquence de Carrie et de ses robes de mariage ou encore celle où elle passe en revue le contenu de sa garde-robe et qu’on revoit les robes les plus marquantes de la série-, l’essoufflement est perceptible.
Le verdict en une phrase? Sex and the City est un produit de consommation rapide, trop facile et totalement prévisible.
Les spectateurs qui cherchent autre chose seront déçus, mais les fans purs et durs adoreront. Mission accomplie pour les producteurs, le long métrage sera rentable et les revenus décideront probablement l’équipe à en faire un autre… que je n’irai pas voir.
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2 commentaires pour “[Primeur] Critique de Sex and the City, le film”
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Recently, the New York Post even ran a piece listing the many ways in which SATC was said to have ruined New York. While many of the points are valid, this article makes a couple really funny points on how it’s made the world a better place: http://www.236.com/news/2008/05/23/the_city_before_the_sex_1_6598.php
Thanks Eliana, the article is really interesting. I especially liked the “Sex Columnists only made $7,200 a year” LOL
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