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	<title>Commentaires sur : C&#8217;est dangereux de bloguer!</title>
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	<description>Le divertissement intelligent</description>
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		<title>Par : Isabelle Hontebeyrie</title>
		<link>http://lebuzz.info/2008/04/332/cest-dangereux-de-bloguer/comment-page-1/#comment-52</link>
		<dc:creator>Isabelle Hontebeyrie</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 08:01:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lebuzz.info/?p=332#comment-52</guid>
		<description>Héhé, je ne suis pas d&#039;accord... et c&#039;est ce que j&#039;aime de cette discussion. ;-) Elle soulève bien des points, tant sur les blogues que les aggrégateurs de contenus que les médias traditionnels.
Je m&#039;explique...
1) Quelqu&#039;un (site ou blogue, ça n&#039;a pas d&#039;importance) rédige et publie un contenu (billet, dépêche, photo, peu importe) qui contrevient à la loi. Là, pour moi, c&#039;est limpide: cette personne - morale ou physique - est responsable. À elle d&#039;assumer et, éventuellement, comme c&#039;est l&#039;usage, de retirer ledit contenu en cas de problèmes. 
2) Un blogueur décide de mettre sur son carnet un flux provenant d&#039;une ou plusieurs source(s) externe(s) pour offrir plus de contenus à sa clientèle (vivreennormandie.com par exemple). Est-il responsable de ce qui a été écrit? À mon avis non, même si le choix du feed relève d&#039;une démarche éditoriale. En effet, le blogueur en question se contente de retransmettre un contenu, sans le modifier. Il agit à titre de diffuseur, pas d&#039;auteur.
3) Un aggrégateur de flux RSS compile des sources d&#039;information, les trie et présente des contenus, provenant de multiples sources. Dans certains cas, il ajoute du contenu, puisqu&#039;il permet un vote ou des commentaires d&#039;internautes. Est-il responsable? À mon avis non puisque, comme le blogueur du point 2, il retransmet un contenu. Qu&#039;il en tire un quelconque profit m&#039;importe peu. Wikio, Technorati et de nombreux autres sont des plate formes d&#039;échanges, bénéficiant d&#039;une large audience en raison de la nature de ce qu&#039;ils offrent. Le trafic qu&#039;ils génèrent est redirigé vers les auteurs des billets... ceux-là même qui sont responsables du contenu qu&#039;ils diffusent.

En attaquant les aggrégateurs, quel est l&#039;objectif? Empêcher la transmission, en temps réel ou presque, de contenus. La transmission d&#039;une info est-elle plus dangereuse que sa création? À l&#039;ère du Web, il semble bien que oui, et c&#039;est là le danger. En tuant les organes de diffusion, et donc de partage, on tue la synergie, la découverte et la collaboration.  En supprimant les aggrégateurs, on supprime la blogosphère puisqu&#039;on empêche la diffusion de contenus. En tentant de contrôler les moyens de diffusion d&#039;informations, on étouffe tous les créateurs, quels qu&#039;ils soient. Mais c&#039;est beaucoup plus rentable de procéder de cette manière: attaquer le petit blogueur coûtera plus qu&#039;il ne rapportera, alors qu&#039;attaquer l&#039;aggrégateur rapporte plus qu&#039;il n&#039;en coûte (il suffit de comparer les montants demandés aux blogueurs de l&#039;affaire Martinez (500 euros, 1000 euros) et celui demandé à Wikio (30 000 euros).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Héhé, je ne suis pas d&#8217;accord&#8230; et c&#8217;est ce que j&#8217;aime de cette discussion. <img src='http://lebuzz.info/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  Elle soulève bien des points, tant sur les blogues que les aggrégateurs de contenus que les médias traditionnels.<br />
Je m&#8217;explique&#8230;<br />
1) Quelqu&#8217;un (site ou blogue, ça n&#8217;a pas d&#8217;importance) rédige et publie un contenu (billet, dépêche, photo, peu importe) qui contrevient à la loi. Là, pour moi, c&#8217;est limpide: cette personne &#8211; morale ou physique &#8211; est responsable. À elle d&#8217;assumer et, éventuellement, comme c&#8217;est l&#8217;usage, de retirer ledit contenu en cas de problèmes.<br />
2) Un blogueur décide de mettre sur son carnet un flux provenant d&#8217;une ou plusieurs source(s) externe(s) pour offrir plus de contenus à sa clientèle (vivreennormandie.com par exemple). Est-il responsable de ce qui a été écrit? À mon avis non, même si le choix du feed relève d&#8217;une démarche éditoriale. En effet, le blogueur en question se contente de retransmettre un contenu, sans le modifier. Il agit à titre de diffuseur, pas d&#8217;auteur.<br />
3) Un aggrégateur de flux RSS compile des sources d&#8217;information, les trie et présente des contenus, provenant de multiples sources. Dans certains cas, il ajoute du contenu, puisqu&#8217;il permet un vote ou des commentaires d&#8217;internautes. Est-il responsable? À mon avis non puisque, comme le blogueur du point 2, il retransmet un contenu. Qu&#8217;il en tire un quelconque profit m&#8217;importe peu. Wikio, Technorati et de nombreux autres sont des plate formes d&#8217;échanges, bénéficiant d&#8217;une large audience en raison de la nature de ce qu&#8217;ils offrent. Le trafic qu&#8217;ils génèrent est redirigé vers les auteurs des billets&#8230; ceux-là même qui sont responsables du contenu qu&#8217;ils diffusent.</p>
<p>En attaquant les aggrégateurs, quel est l&#8217;objectif? Empêcher la transmission, en temps réel ou presque, de contenus. La transmission d&#8217;une info est-elle plus dangereuse que sa création? À l&#8217;ère du Web, il semble bien que oui, et c&#8217;est là le danger. En tuant les organes de diffusion, et donc de partage, on tue la synergie, la découverte et la collaboration.  En supprimant les aggrégateurs, on supprime la blogosphère puisqu&#8217;on empêche la diffusion de contenus. En tentant de contrôler les moyens de diffusion d&#8217;informations, on étouffe tous les créateurs, quels qu&#8217;ils soient. Mais c&#8217;est beaucoup plus rentable de procéder de cette manière: attaquer le petit blogueur coûtera plus qu&#8217;il ne rapportera, alors qu&#8217;attaquer l&#8217;aggrégateur rapporte plus qu&#8217;il n&#8217;en coûte (il suffit de comparer les montants demandés aux blogueurs de l&#8217;affaire Martinez (500 euros, 1000 euros) et celui demandé à Wikio (30 000 euros).</p>
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	<item>
		<title>Par : narvic</title>
		<link>http://lebuzz.info/2008/04/332/cest-dangereux-de-bloguer/comment-page-1/#comment-49</link>
		<dc:creator>narvic</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 21:10:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lebuzz.info/?p=332#comment-49</guid>
		<description>Isabelle, je ne suis pas de votre avis.

L&#039;essentiel de ces poursuites judiciaires visent des sites commerciaux de rediffusion de contenus, et elle ne visent pas des blogueurs. L&#039;enjeu ici, ce ne sont pas les blogs. D&#039;ailleurs, dans le cas des blogueurs, il n&#039;existe aucune ambiguïté juridique, puisque nous sommes totalement responsable de tout ce que nous publions sur nos blogs. Ça ne prête même pas à débat au regard de la loi actuelle.

Mais ni Fuzz, ni Wikio ne sont des blogs. Et la question juridique est bien plus discutée pour ces sites de rediffusion.

C&#039;est là tout l&#039;enjeu, et c&#039;est bien pour cela que ça fait tant de bruit. Ce n&#039;est pas du tout la blogosphère qui est en jeu dans ces affaires, contrairement à ce que certains tentent malheureusement de faire croire aux blogueurs, mais c&#039;est l&#039;activité commerciale des sites de rediffusion.

Et la profonde ambiguïté juridique, et économique !, sur laquelle ils prospèrent.

Ces sites se cachent derrière une interprétation erronée de la loi (les juges viennent d&#039;ailleurs d&#039;en condamner plusieurs), en affirmant qu&#039;ils sont totalement irresponsables de ce qui est publié chez eux. Manifestement les juges ne sont pas d&#039;accord avec eux, et heureusement !

Car ce que ces sites suggèrent dans leur défense juridique, c&#039;est bel et bien de faire la chasse aux blogueurs ! Les rediffuseurs, eux, ils ne sont responsables de rien, il faut mettre en cause à leur place le blogueur qui à posté un méchant lien ou fait un mauvais billet, qui a ensuite été référencé et rediffusé par ces sites.

Bref, pour les sites de rediffusion : toute l&#039;argent de la pub ; pour les blogeurs : toute la responsabilité pénale.

Marché de dupe !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Isabelle, je ne suis pas de votre avis.</p>
<p>L&#8217;essentiel de ces poursuites judiciaires visent des sites commerciaux de rediffusion de contenus, et elle ne visent pas des blogueurs. L&#8217;enjeu ici, ce ne sont pas les blogs. D&#8217;ailleurs, dans le cas des blogueurs, il n&#8217;existe aucune ambiguïté juridique, puisque nous sommes totalement responsable de tout ce que nous publions sur nos blogs. Ça ne prête même pas à débat au regard de la loi actuelle.</p>
<p>Mais ni Fuzz, ni Wikio ne sont des blogs. Et la question juridique est bien plus discutée pour ces sites de rediffusion.</p>
<p>C&#8217;est là tout l&#8217;enjeu, et c&#8217;est bien pour cela que ça fait tant de bruit. Ce n&#8217;est pas du tout la blogosphère qui est en jeu dans ces affaires, contrairement à ce que certains tentent malheureusement de faire croire aux blogueurs, mais c&#8217;est l&#8217;activité commerciale des sites de rediffusion.</p>
<p>Et la profonde ambiguïté juridique, et économique !, sur laquelle ils prospèrent.</p>
<p>Ces sites se cachent derrière une interprétation erronée de la loi (les juges viennent d&#8217;ailleurs d&#8217;en condamner plusieurs), en affirmant qu&#8217;ils sont totalement irresponsables de ce qui est publié chez eux. Manifestement les juges ne sont pas d&#8217;accord avec eux, et heureusement !</p>
<p>Car ce que ces sites suggèrent dans leur défense juridique, c&#8217;est bel et bien de faire la chasse aux blogueurs ! Les rediffuseurs, eux, ils ne sont responsables de rien, il faut mettre en cause à leur place le blogueur qui à posté un méchant lien ou fait un mauvais billet, qui a ensuite été référencé et rediffusé par ces sites.</p>
<p>Bref, pour les sites de rediffusion : toute l&#8217;argent de la pub ; pour les blogeurs : toute la responsabilité pénale.</p>
<p>Marché de dupe !</p>
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		<title>Par : Isabelle Hontebeyrie</title>
		<link>http://lebuzz.info/2008/04/332/cest-dangereux-de-bloguer/comment-page-1/#comment-48</link>
		<dc:creator>Isabelle Hontebeyrie</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 20:47:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lebuzz.info/?p=332#comment-48</guid>
		<description>Narvic, le titre, et l&#039;article, font référence à l&#039;ensemble des affaires Olivier Martinez et Olivier Dahan (les liens sont faits sur des nouvelles qui dressent les listes de l&#039;ensemble des sites, blogues et aggrégateurs mis en accusation dans cette affaire). Le point de départ est celui-là: on commence avec les blogueurs (comparaison avec les carnétistes américains) et la discussion s&#039;oriente et s&#039;élargit ensuite vers les aggrégateurs de flux RSS, qu&#039;ils soient uniquement cela (comme Wikio, qui ne &#039;crée&#039; pas de contenu propre à part des commentaires d&#039;internautes) ou qu&#039;ils soient intégrés au sein d&#039;un blogue (les carnets cités dans l&#039;affaire Olivier Martinez). Ce qui, à la base, était une problématique essentiellement propre aux blogues est, comme semblent l&#039;indiquer les dernières affaires mentionnées dans le texte, en voie de s&#039;étendre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Narvic, le titre, et l&#8217;article, font référence à l&#8217;ensemble des affaires Olivier Martinez et Olivier Dahan (les liens sont faits sur des nouvelles qui dressent les listes de l&#8217;ensemble des sites, blogues et aggrégateurs mis en accusation dans cette affaire). Le point de départ est celui-là: on commence avec les blogueurs (comparaison avec les carnétistes américains) et la discussion s&#8217;oriente et s&#8217;élargit ensuite vers les aggrégateurs de flux RSS, qu&#8217;ils soient uniquement cela (comme Wikio, qui ne &#8216;crée&#8217; pas de contenu propre à part des commentaires d&#8217;internautes) ou qu&#8217;ils soient intégrés au sein d&#8217;un blogue (les carnets cités dans l&#8217;affaire Olivier Martinez). Ce qui, à la base, était une problématique essentiellement propre aux blogues est, comme semblent l&#8217;indiquer les dernières affaires mentionnées dans le texte, en voie de s&#8217;étendre.</p>
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	<item>
		<title>Par : narvic</title>
		<link>http://lebuzz.info/2008/04/332/cest-dangereux-de-bloguer/comment-page-1/#comment-47</link>
		<dc:creator>narvic</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 19:58:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lebuzz.info/?p=332#comment-47</guid>
		<description>Je ne comprends pas le titre de votre billet puisque vous ne citez aucun cas de blogueur mis en danger dans ces affaires ? Vous ne seriez pas en train de faire une confusion ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne comprends pas le titre de votre billet puisque vous ne citez aucun cas de blogueur mis en danger dans ces affaires ? Vous ne seriez pas en train de faire une confusion ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Benoit</title>
		<link>http://lebuzz.info/2008/04/332/cest-dangereux-de-bloguer/comment-page-1/#comment-43</link>
		<dc:creator>Benoit</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 14:14:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lebuzz.info/?p=332#comment-43</guid>
		<description>Jouons le jeu de l&#039;argumentaire, ne serait-ce que pour alimenter la réflexion et - qui sait? - la discussion.

J&#039;avoue d&#039;entrée de jeu ne pas encore être rendu à ce que je qualifierais de vision claire de toute la problématique. Disons qu&#039;en termes de réflexion, c&#039;est un &lt;em&gt;work in progress&lt;/em&gt;.

&lt;strong&gt;Blog et blogueur&lt;/strong&gt;

Il y a une dizaine d&#039;années, lorsque j&#039;ai commencé à tenir un blogue, il n&#039;y avait pas vraiment de question qui se posait pour savoir de quoi il s&#039;agissait: un blogue était un site perso sur lequel ce qui était écrit était considéré tout aussi perso. C&#039;était l&#039;évolution de la page web perso, grâce à des outils informatiques facilitant la mise en ligne de textes et d&#039;images.

L&#039;évolution des outils et la multiplication des blogues a graduellement piqué la curiosité, d&#039;une part, des internautes pour le contenu de ces blogues et, d&#039;autre part, des journalistes pour ce qui semblait être un nouveau medium. En moins d&#039;une décennie, on a vu l&#039;émergence de blogues éditoriaux, de blogues journalistes et de blogues médiatiques (devant un phénomène qui grandissait de façon apparemment exponentielle, les grandes entreprises de presse n&#039;ont pas vraiment eu d&#039;autre choix que d&#039;entrer dans le jeu).

Parallèlement aux blogues, certains outils de dissémination de contenu sont apparus: fils rss et atom, trackbacks, pour ne nommer que ceux là.

Enfin, dernier élément (non négligeable), la baisse du prix et la multiplication des ordinateurs personnels, le développement de l&#039;accès Internet haute vitesse. Ce qui était jusque là essentiellement le joujou des &lt;em&gt;geeks&lt;/em&gt;, des mordus et des férus de gadgets atteignait finalement le grand public.

Intéressant de noter que c&#039;est cette accessibilité au grand public et la multiplication des blogues - et de l&#039;intérêt qu&#039;ils suscitèrent - qui a fortement contribué à l&#039;implantation des médias traditionnels sur le Web. D&#039;une part, ils ont tenté - et tentent toujours - d&#039;attirer une plus vaste clientèle et, d&#039;autre part, ils n&#039;ont d&#039;autre choix que de tenter de rentabiliser leur existence, c&#039;est-à-dire générer une entrée de revenus, là où se trouve le lectorat et, ultimement, les annonceurs voulant rejoindre ce lectorat.

Si blogue voulait forcément dire privé et personnel il y a 10 ans, on ne peut plus (à moins d&#039;être de très mauvaise foi) prétendre que c&#039;est toujours le cas, pas plus qu&#039;on ne peut dire qu&#039;ils sont tous systématiquement devenus des médias à part entière, ou des disséminateurs de fils rss. «Blogue» sert à définir la forme, mais nullement la nature d&#039;un site. D&#039;ailleurs, même cette forme est en voie d&#039;être redéfinie: plusieurs des logiciels utilisés pour créer un blogue étaient présentés comme tel, i.e. &lt;em&gt;blogging software&lt;/em&gt; - un logiciel pour bloguer; aujourd&#039;hui, si l&#039;expression existe toujours, plusieurs de ces logiciels élargissent la définition - à l&#039;image des contenus que les créateurs de sites arrivent à mettre en ligne, en fait - pour parler de CMS (Content Management System), c&#039;est-à-dire des systèmes de gestion de contenu.

Alors, si l&#039;on peut constater que beaucoup de blogues sont devenus &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt;  des présentateurs de contenus mixtes (opinions de leurs créateurs, fils rss intégrés - que ce soit en provenance de d&#039;autres blogues, de sites de médias traditionnels ou exclusivement en ligne - et même de contenu vidéo) et, à plus ou moins grande échelle, des diffuseurs de publicité. Ahh, la publicité. Google a sans contredit contribué à rendre la publicité accessible à tous les créateurs de site, des plus grands aux plus petits. Toutefois, Google a fait beaucoup plus: l&#039;entreprise a compris qu&#039;à coup de quelques cents par clic, multiplié par des millions de sites, il y avait du fric à faire pour tout le monde, c&#039;est-à-dire du fric pour Google et du fric pour les créateurs de sites. Notez que je mentionne Google parce que c&#039;est le chef de file en la matière, mais ils sont légion à suivre dans la foulée.

Évidemment, pour que ça vaille la peine d&#039;intégrer des pubs, il faut jouer le jeu: générer de l&#039;achalandage, avoir un contenu qui attire. Certains le créent, d&#039;autres misent sur les fils rss, d&#039;autres encore combinent les sources. Les plus modestes espèrent générer assez de revenus pour couvrir les frais d&#039;hébergement; les plus ambitieux espèrent en faire une source de revenus d&#039;appoint, quand ce n&#039;est pas carrément d&#039;en faire ultimement le revenu principal.

Voilà pour ce premier commentaire. Tout ça pour dire que le titre fausse le débat, parce qu&#039;il se rattache à ce que les blogues ont été initialement, parce qu&#039;il confond l&#039;outil et la nature évolutive du contenu créé en utilisant l&#039;outil. Cela ne veut pas dire que le billet ne touche pas une problématique réelle, sur laquelle je compte bien revenir d&#039;ailleurs, mais son titre est réducteur de la problématique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Jouons le jeu de l&#8217;argumentaire, ne serait-ce que pour alimenter la réflexion et &#8211; qui sait? &#8211; la discussion.</p>
<p>J&#8217;avoue d&#8217;entrée de jeu ne pas encore être rendu à ce que je qualifierais de vision claire de toute la problématique. Disons qu&#8217;en termes de réflexion, c&#8217;est un <em>work in progress</em>.</p>
<p><strong>Blog et blogueur</strong></p>
<p>Il y a une dizaine d&#8217;années, lorsque j&#8217;ai commencé à tenir un blogue, il n&#8217;y avait pas vraiment de question qui se posait pour savoir de quoi il s&#8217;agissait: un blogue était un site perso sur lequel ce qui était écrit était considéré tout aussi perso. C&#8217;était l&#8217;évolution de la page web perso, grâce à des outils informatiques facilitant la mise en ligne de textes et d&#8217;images.</p>
<p>L&#8217;évolution des outils et la multiplication des blogues a graduellement piqué la curiosité, d&#8217;une part, des internautes pour le contenu de ces blogues et, d&#8217;autre part, des journalistes pour ce qui semblait être un nouveau medium. En moins d&#8217;une décennie, on a vu l&#8217;émergence de blogues éditoriaux, de blogues journalistes et de blogues médiatiques (devant un phénomène qui grandissait de façon apparemment exponentielle, les grandes entreprises de presse n&#8217;ont pas vraiment eu d&#8217;autre choix que d&#8217;entrer dans le jeu).</p>
<p>Parallèlement aux blogues, certains outils de dissémination de contenu sont apparus: fils rss et atom, trackbacks, pour ne nommer que ceux là.</p>
<p>Enfin, dernier élément (non négligeable), la baisse du prix et la multiplication des ordinateurs personnels, le développement de l&#8217;accès Internet haute vitesse. Ce qui était jusque là essentiellement le joujou des <em>geeks</em>, des mordus et des férus de gadgets atteignait finalement le grand public.</p>
<p>Intéressant de noter que c&#8217;est cette accessibilité au grand public et la multiplication des blogues &#8211; et de l&#8217;intérêt qu&#8217;ils suscitèrent &#8211; qui a fortement contribué à l&#8217;implantation des médias traditionnels sur le Web. D&#8217;une part, ils ont tenté &#8211; et tentent toujours &#8211; d&#8217;attirer une plus vaste clientèle et, d&#8217;autre part, ils n&#8217;ont d&#8217;autre choix que de tenter de rentabiliser leur existence, c&#8217;est-à-dire générer une entrée de revenus, là où se trouve le lectorat et, ultimement, les annonceurs voulant rejoindre ce lectorat.</p>
<p>Si blogue voulait forcément dire privé et personnel il y a 10 ans, on ne peut plus (à moins d&#8217;être de très mauvaise foi) prétendre que c&#8217;est toujours le cas, pas plus qu&#8217;on ne peut dire qu&#8217;ils sont tous systématiquement devenus des médias à part entière, ou des disséminateurs de fils rss. «Blogue» sert à définir la forme, mais nullement la nature d&#8217;un site. D&#8217;ailleurs, même cette forme est en voie d&#8217;être redéfinie: plusieurs des logiciels utilisés pour créer un blogue étaient présentés comme tel, i.e. <em>blogging software</em> &#8211; un logiciel pour bloguer; aujourd&#8217;hui, si l&#8217;expression existe toujours, plusieurs de ces logiciels élargissent la définition &#8211; à l&#8217;image des contenus que les créateurs de sites arrivent à mettre en ligne, en fait &#8211; pour parler de CMS (Content Management System), c&#8217;est-à-dire des systèmes de gestion de contenu.</p>
<p>Alors, si l&#8217;on peut constater que beaucoup de blogues sont devenus <em>de facto</em>  des présentateurs de contenus mixtes (opinions de leurs créateurs, fils rss intégrés &#8211; que ce soit en provenance de d&#8217;autres blogues, de sites de médias traditionnels ou exclusivement en ligne &#8211; et même de contenu vidéo) et, à plus ou moins grande échelle, des diffuseurs de publicité. Ahh, la publicité. Google a sans contredit contribué à rendre la publicité accessible à tous les créateurs de site, des plus grands aux plus petits. Toutefois, Google a fait beaucoup plus: l&#8217;entreprise a compris qu&#8217;à coup de quelques cents par clic, multiplié par des millions de sites, il y avait du fric à faire pour tout le monde, c&#8217;est-à-dire du fric pour Google et du fric pour les créateurs de sites. Notez que je mentionne Google parce que c&#8217;est le chef de file en la matière, mais ils sont légion à suivre dans la foulée.</p>
<p>Évidemment, pour que ça vaille la peine d&#8217;intégrer des pubs, il faut jouer le jeu: générer de l&#8217;achalandage, avoir un contenu qui attire. Certains le créent, d&#8217;autres misent sur les fils rss, d&#8217;autres encore combinent les sources. Les plus modestes espèrent générer assez de revenus pour couvrir les frais d&#8217;hébergement; les plus ambitieux espèrent en faire une source de revenus d&#8217;appoint, quand ce n&#8217;est pas carrément d&#8217;en faire ultimement le revenu principal.</p>
<p>Voilà pour ce premier commentaire. Tout ça pour dire que le titre fausse le débat, parce qu&#8217;il se rattache à ce que les blogues ont été initialement, parce qu&#8217;il confond l&#8217;outil et la nature évolutive du contenu créé en utilisant l&#8217;outil. Cela ne veut pas dire que le billet ne touche pas une problématique réelle, sur laquelle je compte bien revenir d&#8217;ailleurs, mais son titre est réducteur de la problématique.</p>
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