Britney au bord de la faillite?
Publié le: 28 mars 2008 à 15:11 (Dernière mise à jour: 12 avril 2008 - 17:28)
La chanteuse, dont la fortune était évaluée à 120 millions de dollars il y a deux ans, ne pèse plus que 40 ou 50 millions aujourd’hui. Comment en est-elle arrivée là?
Ce sont les parents de Britney, Lynne et Jamie, qui ont prévenu leur fille qu’elle pourrait bien se retrouver sur la paille dans quatre ans. «C’est au moment où sa mère lui a dit qu’elle serait ruinée dans quelques années, quand ses enfants entreraient à l’école primaire, qu’elle s’est redressée et a semblé comprendre ce qu’on lui expliquait» raconte un associé de la chanteuse. «Elle a écouté [ces explications] en écarquillant les yeux; il ne faut pas oublier qu’elle est complètement accro au magasinage ainsi qu’à l’attention des paparazzis.»
Au faîte de sa gloire, Britney Spears engrangeait des millions de dollars par année. L’ensemble de ses revenus musicaux ont, il y a trois ans, totalisé jusqu’à 30 millions $ annuellement, chaque album lui rapportant entre 8 et 10 millions, une tournée quelque 400 000 $, et jusqu’à un million de royautés. Elle touchait aussi 17 millions par année en revenus de vente de produits dérivés (12 millions pour ses parfums – son contrat avec Elizabeth Arden court d’ailleurs jusqu’en 2009 – et 5 millions pour les t-shirts, poupées et autres objets à son effigie). À cela, il faut ajouter ses contrats publicitaires, qui lui rapportaient environ 22 millions de dollars (Brit prêtait son image à Pepsi, Toyota, Samsung, Nabisco, Kirin – une brasserie japonaise -, Proactiv et Sketchers). Au 30 juin 2004, date de signature de son contrat de mariage avec Kevin Federline, la star possédait six comptes en banque au Crédit Suisse, à la Citizens Bank et à la Signature Bank, dans lesquels elle disposait de 37,4 millions de dollars de liquidités. De surcroît, une partie non négligeable de sa fortune avait été investie dans des biens immobiliers – depuis vendus pour assurer une rentrée d’argent frais -, des bijoux et des terrains. Aujourd’hui, la situation est nettement moins rose. Si elle a touché une avance de 10 millions en 2002 pour In the Zone, qui lui a rapporté 6,5 millions supplémentaires, elle n’a obtenu – par contrat - que quatre millions pour Blackout, et n’a profité que d’un pourcentage minime de cette somme, une fois les frais d’enregistrements et les impôts divers payés. De plus, même si Gimme More et Piece of Me, les deux singles de l’album, ont été téléchargés à 1,54 million d’exemplaires, des experts de l’industrie de la musique affirment «qu’elle ne touchera probablement que 100 000 $ sur ces ventes.» Selon des documents légaux déposés le 14 février dernier, Britney ne vaut plus aujourd’hui que 40 millions de dollars et «les membres de sa famille se voient dans l’obligation de payer pour ses dépenses de base comme les médicaments, la nourriture et ses besoins quotidiens.»
«Merde! Britney ne peut pas mourir parce qu’alors, je ne gagnerais plus de fric!»
Un paparazzi
Comme tous les enfants vedettes, Britney a été utilisée par l’ensemble de son entourage, à commencer par tous les membres du clan Spears. «Elle était le pourvoyeur principal de sa famille confie un de ses anciens gérants. Et quand tout le monde vit à vos crochets, vous ne faites rapidement plus confiance. En plus, personne ne lui a appris à vivre ou à s’occuper de choses élémentaires comme de faire ses comptes.» Il n’est pas facile de déterminer avec exactitude quand Lynne et Jamie ont commencé à profiter de Brit. Selon Rolling Stone, ses parents ont fait faillite avant qu’elle soit engagée au Mickey Mouse Club. Mais, d’après Blender, c’est le premier contrat de la jeune chanteuse qui a évité à ses géniteurs de devoir déposer un bilan et de déclarer faillite. Par contre, ce qu’on sait avec exactitude, c’est que son frère Bryan et sa mère étaient tous deux ses employés dès qu’elle a commencé à avoir du succès, que la matriarche du clan s’est arrangée pour toucher un pourcentage des revenus de sa fille et que la chanteuse verse régulièrement d’importantes sommes d’argent à son père depuis 1999! «Brit est le produit de très très mauvaises lignées génétiques» n’hésite d’ailleurs pas à déclarer un de ses anciens gérants. Dès qu’elle devient une célébrité, une nuée de professionnels s’occupe de son image. Gérants, directeurs, avocats, comptables, spécialistes de marketing, relationnistes, stylistes, coiffeurs et maquilleurs s’affairent autour d’elle. «[À un moment donné, ses gérants] choisissaient même ses sous-vêtements» rapporte cette ancienne amie de la jeune femme. Rien n’est laissé au hasard et tous les gestes qu’elle pose sont soigneusement étudiés en fonction de leur «vendabilité».
Sans cesse entourée, constamment tenue en laisse, Britney commence à avoir besoin de respirer. À 17 ans, elle n’en peut plus de la discipline d’enfer qu’elle doit suivre! Interrogé par Rolling Stone, Abe Sarkisyan, son chauffeur pendant cinq ans, se souvient: «Britney se faisait réveiller à 6h puis elle allait travailler à un de ses clips pendant trois à quatre jours, à raison de 20h par jour. C’était un amour! Elle était gentille, aimable et bien élevée.» Mais petit à petit, elle dérape. Lynne et elle décident de commencer à changer son image et d’entamer la métamorphose en femme. «Je travaille comme une femme, tout le monde me traite comme une femme, mais j’ai l’air d’une petite fille» aurait déclaré Brit à l’époque, selon une de ses anciennes relationnistes. De fait, sa mère et elle se tournent vers la chirurgie esthétique et décident de lui faire poser des implants mammaires. Quand les médias ont vent de l’affaire, le public s’émeut et crie au scandale. Plutôt que d’affronter les critiques, la chanteuse nie farouchement, tout en étant terriblement blessée par les attaques dont elle est l’objet. «Toutes les autres filles qui se faisaient refaire les seins disaient publiquement: ‘Oui, c’est vrai. Et alors?’ Mais Britney a été élevée avec l’habitude de mentir sur elle-même, révèle Darrin Henson, un chorégraphe qui a travaillé avec elle à plusieurs reprises. Cette fille ne sait pas qui elle est.» Pour tenter de se changer les idées, elle se met à boire – elle n’est pas encore majeure – et tâte de la drogue, le tout avec l’approbation implicite de son équipe de gestionnaires. «Si Brit voulait faire la fête pour se changer les idées, alors c’est ce que son équipe voulait qu’elle fasse» précise Henson. D’après Michael Hirschorn, vice-président de VH1: «on l’a transformée en souris de laboratoire». De son côté, Melinda Bell, un ancien membre de son équipe, souligne: «Ça va plus loin que ça. [Son comportement] a quelque chose à voir avec une certaine [conception] de l’amour.»
Dans ce contexte, quand Britney Spears et Justin Timberlake tombent amoureux l’un de l’autre en 1999, et couchent ensemble, les patrons de la chanteuse lui ordonnent de continuer de projeter une image de jeune vierge effarouchée. Qui sait que Brit achète même un appartement à Orlando, en Floride avec son amoureux (revendu en mars 2006)? En coulisses, le jeune homme devient rapidement le sauveur de la star. «Justin avait une tête sur les épaules et il l’a littéralement sauvée, confie un de ses anciens amis. Il est devenu le pilier [de Brit], mais ça a engendré une habitude chez elle: celle de chercher un homme pour échapper à la poigne des personnes qui la contrôlent.» En février 2002, c’est la rupture. Même si elle en est seule responsable – elle l’a trompé avec un de ses amis -, la jeune femme ne s’en remettra jamais. «Depuis, elle en a après la terre entière» souligne un de ses intimes.
Kevin Federline entre dans la vie de Britney Spears en 2004. Surnommé Pieu de viande (Meat Pole) en raison de la taille de son attribut viril, le jeune homme est également danseur dans la troupe de Justin Timberlake. Est-ce par vengeance que la miss finit dans son lit assez rapidement? Toujours est-il que les deux jeunes gens passent «trois jours d’affilée dans une chambre d’hôtel à baiser comme des lapins» explique un membre de l’entourage de la chanteuse. Leur histoire d’amour se déroule à une vitesse supersonique et, peu après des fiançailles express et un mariage expéditif, ils décident de gérer eux-mêmes les avoirs de la star. Exit donc Larry Rudolph, le manager de toujours et Lynne, la mère. Un ami explique: «Kevin a convaincu Britney de se débarrasser des profiteurs et l’a assurée qu’ils allaient tous les deux runner la business ensemble.» Le couple vend ses photos de mariage à People pour un million et récidive, pour la même somme et au même hebdomadaire, un an plus tard, avec les premiers clichés de Sean Preston. Le duo de choc ouvre même le site web officiel de la chanteuse et met en place un système de membership payant. Mais, alors que l’argent entre d’un côté, il sort de l’autre… et au centuple! K-Fed se fait offrir une Ferrari gravée à ses initiales, Brit se paye elle-même sa bague de fiançailles et son alliance, elle achète une, puis deux, maisons, fait installer un studio d’enregistrement pour son époux dans la demeure principale, avance l’argent pour la production de son album de rap – qui sera un flop retentissant, rappelons-le -, dépense une fortune, estimée à un demi-million de dollars en bijoux divers, etc. Les drogues diverses et les week-ends à Las Vegas (qui coûtent jusqu’à 350 000 $) font aussi rapidement fondre les avoirs de la célébrité. Parallèlement, Britney décide, sur les conseils de Kevin, de faire d’extraits de vidéos personnels, une téléréalité appelée Chaotic. «L’émission a détruit l’image que nous avions travaillé si durement à parfaire, souligne un de ses anciens conseillers. Elle pensait qu’en montrant son intimité, les gens l’aimeraient. Ça a eu l’effet contraire! Brit est devenue du white trash! En plus, ça a incité le public à toujours attendre plus de folies et de délires de sa part.» Pendant ce temps, elle semble oublier sa carrière et n’enregistre que trois chansons en trois ans. «Parfois, son cerveau tourne à vide. Tout le monde sait qu’il est facile de délirer quand on est complètement saoul ou défoncé. Britney en est capable en restant parfaitement sobre» souligne un ancien employé de Jive Records, sa maison de disques. Une de ses intimes précise néanmoins que cette attitude est une espèce de revanche. «Pendant des années, tout le monde l’a manipulée. Maintenant, c’est à son tour!»
Après s’être hâtivement débarrassée de Kevin et lui avoir annoncé son intention de divorcer par message texte, Britney accumule les gaffes et devient, comme la surnomme Paris Hilton, «l’animal». Une de ses anciennes amies décrit ainsi son comportement: «Elle agit avec son entourage comme elle agit avec ses chiens: il y a toujours un moment où elle ne fait plus confiance et où elle jette les gens dehors.» En novembre dernier, elle rencontre un homme de 33 ans au passé trouble – sous le coup de deux ordonnances restrictives – qui s’appelle Osama Lufti et qui se prétend un ami proche de Kevin Federline. Jouant sur la paranoïa de la jeune femme, il entre dans sa vie en novembre dernier, en prétendant l’avertir que sa ligne téléphonique est sur écoute. Sam ne la quitte pas d’une semelle et devient rapidement son gérant, son chauffeur, son assistant et son confident. «Il est parfaitement capable de lui causer de sérieux ennuis, de la faire descendre encore plus bas et de l’exploiter durablement» avoue, sous couvert de l’anonymat, un ancien gérant de la chanteuse. Il s’immisce partout, «s’approprie ses chèques» selon les aveux de Lynne Spears et fait le vide autour Brit, la droguant et la séquestrant. C’est la débandade et tout le monde en profite. La firme d’avocats qui s’occupe de son divorce – pourtant simple en raison du contrat de mariage – exige un million de dollars pour quelques semaines de travail! Le paparazzi Adnan Ghalib l’attire dans son lit et vend, par l’entremise de son agence, des photos de la vie privée de la jeune femme. Sam Lufti s’acoquine avec X17, une agence de photos qui possède aussi un site web de potins, et fournit les heures de sorties de la star ainsi que des citations particulièrement croustillantes. Ainsi que Star système l’avait révélé il y a plus d’un mois : «Britney Spears injecte 120 millions $ par année dans l’économie américaine! Elle génère entre 30 à 40 millions $ de revenus pour les compagnies de disques, promoteurs de tournée et annonceurs divers. Les paparazzis touchent quelque quatre millions en vendant leurs clichés de la jeune femme et les journaux et sites web à potins font 75 millions $ en parlant d’elle. Quant à K-Fed, il profite aussi des errements de son ex femme puisqu’il touche désormais 30 000 $ pour se présenter dans une boîte de nuit.»
Après deux séjours à l’hôpital en raison de sérieux troubles mentaux, Britney est placée sous la tutelle de son père – qui touche d’ailleurs 2 500 $ par semaine pour ce travail – et d’un avocat. Elle est aussi la seule personnalité au monde à être constamment sous surveillance, puisqu’une horde de photographes se relaye 24h sur 24 pour saisir ses moindres faits et gestes. «La star numéro 1, c’est Britney. Pas Tom Cruise, pas Will Smith. Tout ce qu’elle fait est de la nouvelle – quand elle fait le plein d’essence, qu’elle oublie de mettre du lait dans son café – alors qu’une guerre se déroule en ce moment!» souligne Sheeraz Hasan, le fondateur de Hollywood.tv qui avoue avoir eu cette illumination alors qu’il se rendait à la Mecque! Plus cyniquement, l’un des paparazzis qui campe devant chez la chanteuse assène: «Merde! Britney ne peut pas mourir parce qu’alors, je ne gagnerais plus de fric!»
Photo: Britney.com
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Un commentaire pour “Britney au bord de la faillite?”
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C’est un bon bilan de la pauvre fille qui me fait de la peine! C’est plus fort que moi, elle me fait un peu pitié! M’enfin je crois pas qu’elle risque de manger des pâquerettes de sitôt et vu comme dans son cas l’argent ne fait pas son bonheur peut-être serait-elle plus heureuse pauvre?
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